15.12.2009

Gracilité

Tout est rouge, c'était rose il y a dix minutes et cela devient orange et puis tout noir.

Un geai visite son nid déserté d'été. La ramure en contre jour.
Mémoire des assiettes avec des crêpes à la cassonade.

22:22 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (5)

18.08.2007

L'intégrité

L'unique révolution possible et souhaitable:
créer l'unité en soi.
Le reste n'est que fiente de morse.

 

 
txt & vid piotrevski de fond 

16:10 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (14)

14.08.2007

L'amour c'est...

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Coller au fion d'une inconnue, saucer la miche.

08:50 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (6)

08.08.2007

Razzia sur la Souricière, H et les bouchers.

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ganaches bâtées
ricanent bruissant
 
glaises inachevées
juments sanguines
 
les millia'ds de millia'ds de t'uites
che'chent l'Hamou'

Hou Hou Hou !

La queue du neuvième chat
battait la mesu'e 
su' son cul

- Tu penses bien, depuis le temps, si c'était cela, ça se saurait !

- Aimez mou les Huns les os !

podcast

podcast
 
 
txt: pierre duys

15:30 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (19)

06.08.2007

L'orgeuil des trombes

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Feue la terre de feu
La maison rissole

Suffisance de pirates
 
  podcast
 
 
zik: tom waits
illu: inconnu 
 
 
 

10:25 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (9)

22.07.2007

Je ne la connaîtrai pas.


Tendue vers le poids de ces fameuses secondes ultimes, terrifiée, tu t'enivres de trucs, d'arachides, de sperme et de bitume, espérant les vivre éméchée ou absente, ces secondes mortelles. Moi, je les choie de vive voix dans mon vivant, je les imagine, je les truie délicatement, afin de les vivre à mort. Et, salope, tu sais quoi ? Ni toi ni moi ne la connaîtrons, la mort. Et là... Ce sera le vertige, le vrai. Vos malheurs sont rigolades.
 
pierre duys 

15:25 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (5)

26.04.2007

Ma fibre, l'éveil

La colère comme carburant.
La tendresse comme moteur.
L'ironie comme véhicule.


pierre duys


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Jenny Saville

17:25 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (20)

14.03.2007

"Aujourd'hui, l'italie fasciste et les juifs !" dit toute gaite la radio fronçaise.

A l'instant que la radio elle dit la Royal dedans: "Bayrou c'est l'immobilisme, y dit pas de droite, pas de gauche, mais... pask'un pays qui investit plus, c'est un pays qui va mourir..." (sic !)

Putain, que pour se mett' à niveau que ça va pas être facile. Chui bloufé là. Que je te dis que pas comment que je ai du mal à suivre que c'est normal que c'est des élites après tout moi, le petit, le rien du tout, le cafard, que je suis déjà content que je peux voter pour ces grands gens.

Et que Sarkozy lui il délire comme un dingue quoi il en peut plus y s'donne à fond pour nous les petits le gars je te jure c'est dingue ce que ce gars il est intelligent quoi d'ailleurs c'est simple qui d'autre qui pourrait gouverner, hein? Moi je dis à Nicolas: et pourquoi pas un ministère des niakwés, une ministre des pédés, une sous-secrétaire d'état aux pauf' nègres et un cabinet des crouilles, un secrétariat aux couillus de douze mètres de tour de poils ? Manquerait plus qu'y ait un ministère de l'amour universel et du je m'en foutisme avec tous ces fainéants ! Un cabinet d'aisance des vergetures ! Non, ce qui nous faut qu'il la dit le ministre à talonettes que c'est un ministère de la défense de sa race. Point barre à mine dans ton cul d'illégal retourne dans ton pays salaud de profiteur.

Il paraîtrait même que le sujet qui touche les sujets de notre majesté libérale au sujet de nous ce serait le sujet de l'identité NA-TIO-NALE. Bon sujet, ça, c'est porteur coco. Ah ! que c'est que cela qui nous qu'intéresse, que bordel ! D'ailleurs, yaka que voir, on est tous à quat' pattes dans le trottoir à froucheler du pif, à se renifler l'entrejambe de nos identités respectives. Alors... Où que c'était le temps que qu'on disait qu'on savait lire les lettres dans les livres, qu'on avait la culture pôlitique "plus jamais ça" etcaetera, hein, que c'était quand que, dis-moi, que merci d'avance. Ah ben oui, on sait pu lire la télé que faut tout recommencer que c'est clair.

Bon, ok, que le monde il écarte les jambes, que la télé elle fouine dans le moindre cloaque à ciel ouvert, que on se chie dessus tellement que on a peur du nèg' qui dévale déjà les pentes forcément abruties du kilikili, manjaro ou pas, que pour écraser nos têtes et nos campagnes. Alors que c'est normal que qu'on a peur, nous les oisillons démocratiques, que c'est paskon comprend pas tout que faut se mett' à niveau que comme je fais ici. C'est même pas qu'on est vraiment méchants, que qu'on est cons, ou qu'incultes, sans sens ni de l'histoire, que ni du présent, que qu'on se gave comme des truites molles, de tout, que qu'on en a déjà assez de faire la queue le vendredi dans les zypermarchés alors que qu'on pense bien que qu'on va pas en plus se faire sucer le groin par quelques péquenots que même pas de la bonne couleur ils sont. De toute que façon que c'est la fin du monde, que ça aussi que c'est clair mais que qui faut rester optimiste et qu'on fait des gosses que de toute façon que dans trois générations que qui c'est qui se souviendra encore de ton nom, hein ? Que alors...

Bon, que c'est vrai que ya des chantiers que ya des talents qui faudrait qu'on dit qu'on réoriente un poil la production, qu'on comprenne que les usines que ce sont que des outils que les fruits de nos intelligences ils sont aussi même que c'est des collectives à travers le temps et que s'approprier ça c'est dégueulasse pour quelques dangereux innocents naïvement trop boursicotés paske que eux aussi qui zont le droit de vivre bien quoi, non, c'est pas normal ? Chef, chef, rends-moi heureux, que nourris ma sempiternelle soumission. Allez les gars, au travail, qu'il nous faut de la croissance, que bordel!

Lève-toi tôt, grosse tache, paresseux profiteur, que Sarkozy, lui, qu'il se lève à quatre heures pour penser à ton avenir et que je te dis même pas que la Royale elle peut plus carrément se coucher tellement elle en a plein le cul à revendre des politiques pour te sortir de not' misère que toi et le monde entier qui croule sous les coulées de boues et les chefs pachtounes qu'il faut nous sauver qu'ils arrêtent pas de te le dire que tu veux rien comprendre ou quoi ?

Que alors... Bon, enfin, que la démocratie est sauve quoi, que le fuhrer à ces 500 signatures, t'imagines même pas la perte démocratique que c'aurait été si les nazis avaient pas pu se présenter aux élections quoi tu te rends compte comment que c'est pas démocratique si les nazis y sont même pas là paske c'est une tendance de la société quoi ils doivent être là aux élections c'est important pour la démocratie quoi. Non, moi, je dis que tout va bien, bande de pourceaux, que tout va bien, je ne suis pas inquiet, le grand reich blanc est même pas pour demain, il est pour tout de suite, bordel ! Gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite: Présenteeeeeeeeeeeeeez Arm', feu!

14:35 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (16)

11.03.2007

No pain, no gain

Au bout de la route, terre rouge, je m'aperçoiq que je n'existe pas. J'ai disparu. Je bats des bras, je tape des pieds, je m'efforce de péter de bons coups sonnants mais rien n'y fait, je ne réapparais ni ici ni là. Je ne sens plus. J'ai perdu toute consistance. Loin de m'écouler, fluide sur le sol assoiffé, je flotille dans l'aube pâle. Des belettes neurasthéniques prises dans des tourbillons de dioxine traversent ce corps qui n'est pas encore une ombre mais déjà un concept, absurde et hilarant. A cet instant, je me rends compte que je n'ai jamais voulu en être et je n'en étais plus de puis longtemps. Je m'étais retiré, je suis inexistant.

A bien y réfléchir, je suis parvenu au-delà, à rebours de ma naissance.
En toute conscience, je me suis annulé.

S'il suffisait de naître pour être humain.
Je ne suis pas né humain, je le suis devenu.
Enfin lucide, je préfère me retirer.

A la froide volonté criminelle de parents égoïstes qui pour se voir en miniature n'hésitent pas un instant à donner la vie, la souffrance et la mort, nous répondrons que le salut de l'humanité, tous les philosophes, tous les penseurs, de tous les temps, l'ont affirmé (avant que les exégètes ne trahissent leur pensée): le salut de l'humanité repose sur sa disparition, la non-procréation, fin de la souffrance, l'absence.

Parents: salauds nécrophiles procréant pour d'illusoires raisons, pour la nation, leur trace! l'avenir, la foi, la sécurité (sociale), leurs vieux jours... Enfants esclaves, enfance sans liberté, dépendance absolue de lubies indécises. Un jour ou l'autre, vous servirez à quelque chose, vous nous servirez. Le crime est massif et passe, donc, inaperçu.

Obnubilés par la mort, la vôtre, embourbés dans l'idée spongieuse d'un bonheur adipeux, joueurs cocus de paris perdus d'avance, calculateurs au petit pied: "demain, meilleur", mon cul ! Admettez enfin que le non-né, l'inexistant, sont des gouffres bien plus radicaux que la piètre idée d'une disparition attendue: le malheur n'arrive pas par la fin, il est à la source. Il n'aurait jamais fallu naître.

Aurons-nous le courage de trucider jusqu'aux derniers ces autolâtres, ces pas finis, ces narcisses, poupins possessifs, parents tyraniques, ordures sans nom objectivant la chair de leur chair, réceptacle de leurs insuffisances, objet de désirs aveugles et inassouvis et finissent bien entendu par lui demander des comptes! ou les virer à grands coups de pieds aux fesses pour cause de non-ressemblance !

Eh quoi ?! Toi, le géniteur ! Dard tendu au ciel, si fier de ta fertilité, à l'image du pourceau devant son auge garnie de glands bien frais, as-tu déjà pensé que le moindre cafard te distance d'au moins dix millions procréations ? Alors cesse un peu de la ramener: enfanter est la chose la plus débile à entreprendre, enfanter dans l'innocence absolue, si seulement c'était au nom de l'HAMOUR, les fourmis aiment-elles les pucerons d'amour? S'il était question d'amour, mais jamais personne ne voudrait faire subir à quiconque: la longue et cruelle déchéance vers l'ultime seconde, tous refuseraient de transmettre la terreur de cette mortalité, qui ronge chacun tout au long de l'existence, celle-là même qui déclare les guerres, les famines, les meurtres domestiques, la soumissions, l'humiliations, les hiérarchies absurdes et symboliques. On le sait le viol se produit massivement dans l'espace clos des foyer, dans le silence indifférent et complice de parentèles vengeresses.



Librement inspiré de l'excellent et indispensable ouvrage de Théophile de Giraud, L’art de guillotiner les procréateurs, aux éditions Le Mort-Qui-Trompe, dont nous reparlerons.
Ainsi que le recueil d'aphorisme et autres pensées, du philosophe roumain Michel Cioran dans son tout aussi excellent ouvrage intitulé: De l'inconvénient d'être né.

15:00 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (14)

16.02.2007

paté en campagne

paté, paté, quittez ce monde ésolument chacutier !

12:15 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (89)

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