22.01.2008

Elixir-miaou

Elle dit
le vague
la mer, l’horizon
l’avette à la ruche
tes volumes sont mes arcs-en-ciel
abondamment mon amour
la la liiiii...

Goûterais-je ce fleuve, jolie nymphe ?

Oh ! mon souriceau, j’ai fumé du chien, ne veux-tu pas juste me baiser ce soir, je t’aime, mon fouille-pot, je suis surprise de te revoir toi et cette corpulente bite en main.

Ma chatte. Ce pont. Je te tétine. Ce myosotis, je déglutis. Je te traverse à toute allure. Je suis curieux, ces versants sont-ce les tiens ? Ce ballet-brosse, ces jambes, ce marbre, existent-ils ?

Ouiiiiiii…

Tes épaules-élytres, ton élixir-miaou, ma veloutée que j’aime, de si jolies menottes de peintre-graveur enfouies dans mes argiles, tes moineaux, tes pincements de fesses, tes joyaux de stupeurs, tes écorces polies, mon foutre, tes chevilles-glycines enfouies sous mes cuisses-cailloux, tu t’abandonnes aux rêveries salées d’un monde à nous d’où nous ferions fleurir des armes et des semences qu’on cultiverait dans le désert de ta pensée.

Ouiiiiiii… dis-moi encore des miaous !

Sais-tu, Celle qui me Réjouit, que lorsqu’il pleut, tes dunes se couvrent des tapis fleuris qui patientaient sous ton sable, gravillons et boues fécondes, ô ma toute douce nuit, mon fruit, ma colonne, ô ma conne.

Lalaliiiiiiii !

 

 

 

in Parfois Au Bout Des Routes, aux Carnets du Dessert De Lune

 

 

 

02:35 Ecrit par piotrevski dans Parfois au bout - extraits | Commentaires (12)

Commentaires

que je regrette parfois de n'être qu'une souris...ce paysage corporel est baigné de printemps joli...mon bouton gonfle, gorgé de soleil, prêt à éclore en laissant s'échapper la sève gluante et nacrée, symbole de la vie qui renaît...

Ecrit par : johanna | 15.05.2006

Je serai aussi ton ocre rouge, ta terre de sienne brûlée, ta lumière pourpre, l'alerte rouge de tes sens

Ecrit par : Ligérienne | 15.05.2006

« Dis-moi ce que tu ressens. »
Tu me dis ça et me laisses pantelante, tendue d’attente humide, fébrile.
Muette, je laisse fraîchir un peu cette sueur neuve sur ma peau, je te contemple, les yeux écarquillés, ton sexe colossal me défie, tes mains me tiennent toute entière
Trouver les mots trouver les mots pour qu’il m’empale enfin
Je me répands, je suis carcasse métal dépouillée de ses chairs traversée par cent mille décharges électriques, je me consume, j’étouffe, ton sexe me traverse, m’écarte, me fouille et je suis un torrent, j’ai tellement mal et bon, je ne sais que crier, haleter et toi tu me demandes des mots
Je suis absente à toi, la jouissance me tue, me tais, empale-moi et je te dirai, je te dirai
Là j’ai mal, là je viens, là je viens, je spasme, je meurs, je fluife, m’efflusse, me plouve, m’enlise
Tu m’as demandé quelque chose?

Ecrit par : B. | 15.05.2006

Ben toi, tu sais parler aux femmes...

Ecrit par : Sînziana | 15.05.2006

>aux femmes

et au drôle de type dans mon genre aussi o_O

ça fait du bien... encore merci, l'ami... bisou sur la fleur de ton fusil et sur les tempes de rêve de notre très Chère Sînzi

prenez soin de vous

Ecrit par : lauda coco | 16.05.2006

"avoir mal et bon"

Dieu est parfois belge

après, le commentaire de la Chatte, j'avais capté, merci.

« Cultivez donc vos sens soit pour la félicité suprême, soit pour la suprême tourmente, toutes deux enviables puisque suprêmes et à votre disposition. »

Ecrit par : un pseudo pseudo-Lacordaire | 16.05.2006

"l'abbé Lacordaire commença une série de conférences au collège Stanislas, qui rencontrèrent un très grand succès..."

Que dois-je entendre par là, l'ami A.B ?

Ecrit par : Georges B. | 16.05.2006

On peut dire que tu as tu style.

Ecrit par : Liane | 16.05.2006

On fait ce qu'on peut Liane, mais j'essaie de le faire couillu ! Bises stylées à toi et bienvenue sur nos littoraux.

Ecrit par : piotr | 16.05.2006

yo Georges voilà voilà...

Citation :

Le Corsaire Sanglot poursuit sa route loin de nos secrets dans la cité dépeuplée, Il arrive, car tout arrive, devant un bâtiment neuf, l’Asile d’Aliénés.
Pénétrer ne fut pour lui qu’une formalité. Le concierge le conduisit à un secrétaire. Son nom, son âge et ses désirs inscrits, il prit possession d’une coquette cellule peinte en rouge vif.
Dès qu’il eut passé la dernière porte de l’asile, les personnages multiples du génie vinrent à lui.
« Entrez, entrez, mon fils, dans ce lieu réservé aux âmes mortifiées et que le tendre spectacle de la retraite prépare votre orgueil à la gloire prochaine que lui réserve le seigneur dans son paradis de satin et de sucre. Loin des vains bruits du monde, admirez avec patience les spectacles contradictoires que la divinité absolue impose à vos méditations et plutôt que de vous absorber à définir la plastique de Dieu, laissez-vous pénétrer par son atmosphère victorieuse des miasmes légers mais nombreux de la société ; que la saveur même du seigneur émeuve votre bouche destinée au jeûne, à la prophétie et à la communion avec le dispensateur de tout, que vos yeux éblouis perdent jusqu’au souvenir des objets matériels pour contempler les rayons flamboyants de sa foi, que votre main sente le frôlement distinct des ailes archangéliques, que votre oreille écoute les voix mystérieuses et révélatrices. Et si ces conseils vous semblent entachés d’une satanique sensualité, rappelez-vous qu’il est faux que les sens appartiennent à la matière. Ils appartiennent à l’esprit, ils ne servent que lui et c’est par eux que vous pouvez espérer l’extase finale. Pénètre en toi-même et reconnais l’excellence des ordres de la sensualité. Jamais elle ne tenta autre chose que de fixer l’immatériel ; en dépit des peintres, des sculpteurs, des musiciens, des parfumeurs, des cuisiniers, ils ne visent qu’à l’idée absolue. C’est que chacun de ces artistes ne s’adresse qu’à un sens alors qu’il convient, pour avoir accès aux suprêmes félicités, de les cultiver tous. Le matérialiste est celui qui prétend les abolir, ces sens admirables ! Il se prive ainsi du secours efficace de l’idée, or il n’est pas d’idée abstraite. L’idée est concrète, chacune d’elles, une fois émise, correspond à une création, à un point quelconque de l’absolu. Privé de sens, l’ascète immonde n’est plus qu’un squelette avec de la chair autour. Celui-là et ses pareils sont voués aux ossuaires inviolables. Cultivez donc vos sens soit pour la félicité suprême, soit pour la suprême tourmente, toutes deux enviables puisque suprêmes et à votre disposition. »
Ainsi parla un pseudo-Lacordaire.

Et prouvez-moi, s’il vous plaît, que ce n’était pas le vrai ? Il était deux heures de l’après-midi. Le soleil s’entrouvrit et une pluie de boussoles s’abattit sur la terre : de magnifiques boussoles de nickel indiquant toutes le même nord.
(…)


Extrait trouant de La liberté ou l’amour !

Ecrit par : Ji Gong | 17.05.2006

C'est avec ce genre de cathos-là, révolutionnaires si on peut dire, que l'on peut discuter. De l'autre côté de la mer méditerranée on s'entendrait avec des mystiques soufis. Malheureusement, il s'agit aujourd'hui de limiter les liens "naturels" qui se tissent entre les sectaires de tout bord, chrétiens, juifs, musulmans, et je ne parle que des religieux "du livre". Il faut le voir, pour le croire, les vieux staliniens s'entendre comme larrons en foire, avec les cathos traditionalistes, les extrêmes musulmans et quelques écolos égarés.

merci, Niki, de nous arroser de tes recherches et questionnemements personnels, modestes plantules que nous sommes.

Ecrit par : piotr | 17.05.2006

oh le vert sied bien à ton blog, et en glissant vers la left on se reécoute la bande son de paris texas
que demander de plus? s'allonger dans l'herbe et butiner ?

Ecrit par : jean-louis | 21.01.2008

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