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14.09.2006

Ses trésors comestibles I

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La beauté terrifiante et comestible de son buste, la transparence de son visage nu, l'imagination impassible de sa toison idolâtre, la soupente sismique de ses reins, la magie majuscule de son cul, l'inéluctabilité de ses chevilles de cristal, la sincérité de ses jambes mandarines, tous les avatars de son être physique me pénétraient en oppressant les pores de mon esprit d'infortune. Sa bouche s'offrit comme le cénacle des eaux torrides de mon fleuve primitif. Elle était la précision de mes sens, l'exquise extase d'une extinction primordiale à laquelle elle donnait la vie. Elle était l'enchanteresse qui dilaterait les feux de mon inconséquence. Elle parcourrait mes forêts capricieuses, les dompterait et les remodèlerait selon ses formes incandescentes. Elle était un grouillement impromptu et loquace qui filtrait mes orgasmes pour les rendre fluides et sans frontières. Elle était la dérobade, la cavalcade gloutonne et aventureuse, le portail ciselé gracieusement et feuilleté de vents furieux que jamais jusqu'à présent je n'eus le courage d'enjamber. Elle était cet espoir incisif dont le galop faquin et ombrageux foulait mes refus de bonheur. Bonheur que je refusais systématiquement à toutes celles qui avaient pris sa place avant elle, "sa" place que je lui réservais sans la connaître. Je savais. Je suis prêt. J'ai déposé le fardeau. J'en délègue la charge à ceux qui refusent de comprendre l'irrévocabilité de la cruauté et sa filiation avec la jouissance.



pierre duys


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peinture: Sandra Bonnel
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Lire la deuxième partie
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Commentaires

Tout ça est bien beau, métaphorique et tout et tout, mais, au final, (attention, pas facile) la pénétrâtes-vous?

Ecrit par : fred_ | 14.09.2006

Je fais l'oisillon pour masquer l'ogre.

Ecrit par : piotrevski | 14.09.2006

Elle est femme, elle est partout, tout autour et surtout dans votre coeur.

Ecrit par : Aude | 14.09.2006

je préfère l'ogre àl'oisillon,
l'ogre plein de promesses et de bassesses,
l'oisillon au bec ouvert me donne envie dy enfoncer le point,
pour lui caler un coin de l'estomac,
l'estomac de l'ogre est plein,
et l'ogre est peut-être malin,
mais l'oisillonne qui n'a pas faim,
se délecte des mets les plus surfins,
et quoi de plus fin, que d'avoir l'ogre,
coincé dans sa main.

Ecrit par : azazel | 14.09.2006

Woooooaw ! Moi aussi je veux je veux...

Ecrit par : Poupounette | 02.12.2006

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