08.12.2006
Tempête
Je l'ai trouvé magnifique, ce coup de vent, ces érables hirsutes, ces peupliers courbes, ces canopées dégrisées, ces nuées qui te couvrent de pluie battante, nos joues rosies. Que je l'ai aimée, cette colère!
08:55 Ecrit par piotrevski dans Vadrouille | Commentaires (21)





Commentaires
ça se voit que c'est pas toi qui court après ton linge !
Ecrit par : Lubna | 08.12.2006
Parfaitement, je cours à oualpé, la plupart du temps. Précédant mon linge d'une bonne brasse. Cours, cours petit linge, Ah! Tu ne m'atrapperas pas.
Ecrit par : pierre | 08.12.2006
mandieuuuuuu, je n'ose imaginer le cru de la situation, couvre toi donc ! parce que le vent l'emportera :o)
Ecrit par : Lubna | 08.12.2006
Ne me préfères-tu pas au naturel ?
Ecrit par : pierre | 08.12.2006
C'est tendu, inspiré et ça palpite de vie.
C'est un beau morceau.
M'en remettrez deux siouplait.
Ecrit par : Cas sombre | 08.12.2006
Les londonniens n'ont pas apprécié cette colère. Le vent a tourné de façon soudaine, emportant maisons et hommes. Un vrai petit cyclone ! Cette nuit, j'ai rêvé que je prenais le bateau direction les côtes anglaises...
Ecrit par : Cendre | 08.12.2006
Salut Cassandre ! Quelle joie de vous lire.
Et deux pour le jeune homme, deux.
Hissez haut, Cendres ! J'ai vu dans cette rue cette tornade minuscule qui nous fit pousser des ailes.
Ecrit par : pierre | 08.12.2006
la nature n'est point une excuse Pierre, chassez le naturel et il revient au galop hein ?
depuis une certaine tempête , je crains le vent comme les hommes, en moi des souvenirs d'une forêt dévastée , j'avais ouvert ma fenêtre le lendemain, le désert avait pris place...plus une cime à laquelle rêver.
Ecrit par : Lubna | 08.12.2006
Ma pauvre enfant! Les ogres mangent ce qui ne les agrée pas, pire: ils mangent tout sans distinction. Mais, à force, on les voit venir. Gardez vos fenêtres ouvertes et ne donnez pas raison aux cannibales.
Ecrit par : pierre | 08.12.2006
je connais les ogres Pierre, et ce ne sont pas ceux des contes, ni des chats perchés.
Ce n'est pas pour autant que je ferme ma maison, ni mon âme, de toute façon il ne reste que peu de choses dont ils pourraient se repaître, entre autre mes illusions.
Je veille, vaillante et souvent me présente en un mets peu alléchant, ainsi fuient les méchants ;o))
puis de toute façon ma carne est un peu dure, on s'y casse les dents !
Ecrit par : Lubna | 08.12.2006
Un bon coup de vent et hop, en selle, à l'abordage, c'est le vent qui nous meut, ni la faim, ni la soif.
Ecrit par : pierre | 08.12.2006
dans le sud, comme une pluie douce
celle dont rêvent les arbres
le mistral s'était fait la malle
aux indes
et le chat roux ne savait plus où se mettre
il pleut...
Ecrit par : jeanne | 08.12.2006
J'ai bravé le vent, la pluie et la tempête pour venir te laisser un clin d'oeil en passant. Je ne sais pas qui a énervé Eole mais je confirme, il nous fait une grosse colère, à souffler et cracher tel le chat moyen.
Ecrit par : Maglite | 08.12.2006
j'suis en pleine tempête, c'est ma colère qui fait tout ces dégâts....
je continue à souffler même si vous arrêtez tous.
Ecrit par : azazel | 08.12.2006
Mazazel, chhhhhhhhhhhhhhhhhhht.....
"Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur,
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes,
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté."
(Charles Baudelaire, L'Invitation au voyage)
Ecrit par : pierre | 09.12.2006
Je ne résiste pas au plaisir, par association d'idées, les meilleures à mon sens, de publier ce poème qui fut l'un, avec celui d'Arturo Rimbaldi (Par les soirs bleus d'été...), qui me sekua la couenne -j'avais encore du lait qui me sortait du pif. Le fait ne me parut pas anormal. Que des mots dressent des échines, est-ce étonnant? En grandissant on verbalise... Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, vous le connaissez tous... clap clap clap, tataaaaaaaa: Une Charogne, de Carlo Baudeleiro Baudeleira tatatatataaaaaa !
Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux:
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,
Le ventre en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.
Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint;
Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.
Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.
Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s'élançait en pétillant
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.
Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.
Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.
Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.
- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!
Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.
Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!
(Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire)
Ecrit par : pierre | 09.12.2006
que dire apres celà ? merci de partager
juste poser l'émotion.
Ecrit par : jeanne | 09.12.2006
Du vent tout ça.
Ecrit par : fred_ | 09.12.2006
non mon piotrissimot, je ne chutttttttttttt pas.....
temps pê tueusement tienne...
j'ai un commentaire qui passe pas sur ta note précédente, je l'ai réécrit ce soir, si ça passe encore pas je souffle très fort pour éclater ta boîte mail.
Ecrit par : azazel | 10.12.2006
non mon piotrissimot, je ne chutttttttttttt pas..... temps pê tueusement tienne... j'ai un commentaire qui passe pas sur ta note précédente, je l'ai réécrit ce soir, si ça passe encore pas je souffle très fort pour éclater ta boîte mail.
Ecrit par : azazel | 10.12.2006
Tes comm ont mis exactement 18 Zaza-heures pour nous parvenir de ton étoile-zazel ! Incroyable. Cela valait la peine d'attendre ;-)
Ecrit par : piotroschnok | 11.12.2006
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