02.01.2007
Carthage Didon Parfois Pompée au bout des routes à Tunis
Il y a parfois au bout des routes de ces putains de miracles dont on se paonne.
Enfin, moi, je me paonne.
Vous ? Sais pas.
Mais, je pense bien que oui.
Pavanons, pavanons, mes soeurettes, mes burins, mes bloutres!
Alors voici: hum... hum. Indulgence, c'est ma première fois.
"Pierre Duys, poète de la dérision et du paradoxe
Dilettante autodidacte, le poète Pierre Duys est né à Bruxelles. Menant une vie errante, pleine d’imprévu, il écrit dans l’urgence de manière éclatée, loin de tout académisme.
Pierre Duys est bel et bien un poète de la dérision et du paradoxe. Dans l’amalgame d’une écriture éclatée, il « papillonne » entre argot, rap, slam, surréalisme et aphorisme… et toute autre mode de son époque (d’autres diront que son dilettantisme militant a atrophié en lui toute velléité d’académisme). Le questionnement est là : «est-ce bien de poésie dont on parle, oui ou non ?» autant de réflexions transformées subitement en provocations du langage. Même si Pierre Duys s’obstine à parler de sexe, cela nous semble s’inscrire dans cette nécessité de mieux approcher les préoccupations matérielles de notre époque. Le poète avance au gré d’une écriture qui, en le menant au bout des routes, lui révèle des issues insoupçonnables : «Entre ceux qui dégueulent leurs principes et ceux qui manquent de talent où placer la vérité ?»
Le ton saccadé de sa poésie exprime en même temps cette urgence à « Prendre sur soi ce qu’il faut » à « Déposer le reste ».
Il porte dans son écriture tout le désespoir et l’espoir de ce monde. Il s’accommode d’une tragédie vivable qu’il a appris à juguler pour mieux avancer: «D’ailleurs, c’est simple, je ne pense pas, je laisse couler». Il célèbre une impuissance non consentie à travers une poésie dont il est loin de nier les limites. Ce qui est mineur chez les autres devient entre ses mains majeur. Chez Pierre Duys, la poésie est un art majeur et il entend nous le prouver tout au long de ses écrits. Il se moque de ceux qui érigent la raison comme valeur primordiale car il n’ignore pas que l’homme ne peut se passer de son corps pour penser: «son cri est rationnel, dit-il». Au risque d’être désarçonnés, les adeptes de la sédentarité poétique trouveront à redire. Duys n’a aucune intention de cacher en lui ce qu’il a hâte de montrer: une colère du quotidien contre le quotidien morne, aseptisé par une vision tristement matérielle. D’emblée, son écriture descend dans la rue. Elle crie ce qui est encore perceptible en nous, même si parfois au bout de la route il manquait des réverbères."
Slaheddine Haddad
Quotidien « Le Temps »
Tunis, le 06 décembre 2006
(qu'il soit remercié sans lassitude)
Parfois au bout des routes
les Éditions des Carnets du dessert de lune
Mai 2006
13:35 Ecrit par piotrevski dans Parfois au bout - extraits | Commentaires (42)





Commentaires
:)))
Ecrit par : koan | 02.01.2007
Un beau billet en ton honneur dis-moi l'ami.
Le trop humble est suspicieux à mon goût, car peut-être pense-t-il ne pas être suffisant pour recevoir les hommages. Et s'il le pense, c'est peut-être que l'insuffisance est réelle.
Paonne-toi je te prie.
Ecrit par : Plaiethore | 02.01.2007
classe, n'est-ce pas !
Burroughs, Kerouac, Ginsberg à TAnger, Duys à Tunis ;-))
et prout (délestage)
Ecrit par : pierre | 02.01.2007
Magnifique ! Je suis très très mais alors vraiment très contente pour toi de ce juste hommage rendu à celui qui, en faisant couler son encre, nous fait couler son coeur.
Une nouvelle année qui commence par un cirage de pompe, n'est pas mieux qu'une année qui commence par un pompage du sire, mais c'est quand même pas mal !
Je t'embrasse
Ecrit par : Maglite | 02.01.2007
et moi donc ! je vous baise très chère ! la cuisse, tiens !
Ecrit par : piotrevski | 02.01.2007
Pierre Duys ?
Bien, j'irai découvrir lors de ma prochaine virée fnac, et te dirai ce que j'en pense ;)
Juste venue ici déposer mes meilleurs voeux pour 2007 :)
Si cette fois le commentaire passe !
Ecrit par : soft-snow | 02.01.2007
pitain, faut dire tu ou vous ? me vla perdue, paumée, dois-je m'agenouiller ( qu'est ce que je ne ferais pas pour la clé du paradis , si mon père me voyait il serait fier de ma mesquinerie héhéhé) ?
tu sais , vous savez enfin, merde je sais plus moi...voilà par deux fois que ça m'arrive...j'avais un ancien prof d'histoire géo, j'adorais ce mec, pour son franc parler, sa manière d'éduquer , et aussi hein parce que je le trouvais charmant, il se trouve que ce monsieur est désormais un écrivain de polar, célèbre dans notre pays , Hervé Lecorre...enfin je dis ça, mais pourquoi je dis ça ?
parce que je suis une dinde, ah oui, il faut recadrer les choses à leur droite de l'écran !
bon c'est pas le tout, si c'est écrit ainsi et pour toi, c'est que que tu le vaux bien non ?
enfin je dis ça , je dis rien, je suis une dinde :o))
Ecrit par : Lubna | 02.01.2007
dinde de noël, c'est pas une maison d'édition, ça ?
Ecrit par : piotrevski | 02.01.2007
édition de la farce ouais !
Ecrit par : Lubna | 02.01.2007
voilà ,suffisait juste d'une fois
d'un mot plus haut que l'autre,
d'un verbe un peu plus bas,
une phrase où l'on se vautre,
un texte qui parle pour trois,
un jargon bien pendu,
comme les langues à la corde,
puis on hisse , plus on sue,
plus on pète, plus on pue
certains je vous l'accorde,
se proutent des belles paroles,
car il concèdent aux âmes
plus de place qu'à l'école.
A croire qu'en restant soi,
on décroche les éloges,
tituber le cul droit
d'un principe que l'on jauge,
dont on cause en soirée,
dans les salons de la haute,
y'aura toujours un cas,
pour vous aimer sans faute.
Et ça , ça compte pour trois!
Je te proute grave :o)))
Ecrit par : Lubna | 02.01.2007
moi aussi je t'aime.
Ecrit par : pierre | 02.01.2007
je préfère que tu me haïsses, c'est plus vivable !
Ecrit par : Lubna | 02.01.2007
le prout ne pue qu'un temps.
Ecrit par : pierre | 02.01.2007
oui il est volatile, tout comme le parfum
Ecrit par : Lubna | 02.01.2007
Sur le blog, ça le fait aussi le bel effet de cet article.
Ecrit par : jean-louis | 02.01.2007
tu parles ! quel bonheur ! et tout cela c'est grâce à qui ?
Ecrit par : pierre | 02.01.2007
grâce à dieu, non !
grâce à toi peut-être, quand-même, faut dire les choses, je sais, j'ai lu tes livres....
bisou du soir vite, pasque j'ai faim comme l'ogre.
Ecrit par : Azazel | 02.01.2007
Vous avez l'article mais vous n'avez pas le livre, alors précipitez-vous sur http://lescarnetsdudessertdelune.hautetfort.com sinon on vous... (l'auteur) et on vous... (l'éditeur) avant de vous... (l'auteur et l'éditieur)
Après cette intermède publicitaire, vous pouvez reprendre une activité normale : voeux (c'est l'an 7), sourires, poignées de mains, soupirs, rêves et jouissances.
Ecrit par : jean-louis | 02.01.2007
Ne boudez pas votre bonheur (fierté ? ) d'autres le font pour des navets ! Au contraire, que votre joie soit arrogante, pourquoi n'y aurait-il que les gommeux pour s'ébaubir ?
Pâmez-vous (paonne, si vous voulez), nous compatissons pleinement ;)))
Ecrit par : koan | 02.01.2007
avant de vous quoi jean louis ? soyons clairs diantre ! nous aimerions savoir , nous lecteurs, à quelle sauce nous serons consommés ( de poulet ou de dinde c'est selon ) :o))
Ecrit par : Lubna | 02.01.2007
j'ai mangé , mais j'ai encore faim, tilt, je sais de quoi...
d'un bon livre, d'un bon texte plein de gourmandises, ce soir ce sera, humour pythonesque....beaux rêves sans ABS.... j'retourne chez moi...
Ecrit par : Azazel | 02.01.2007
sauce grand veneur au moins.
Ecrit par : jean-louis | 02.01.2007
Bien, bien très bien !
Ecrit par : michel, à franquevaux | 03.01.2007
avec quelques moules, frites, et ce sera parfaire le tout ! nous disons donc dinde farcie, consommé de poulet belge sauce grand veneur, moules du bouchot, frites françaises de préférence, on va pas y mettre des american potatoes tout de même !!! une bonne bière belge, un tchite cuvée haut-medoc et une pointe d'argot.
à table, nous allons déguster le verbe comme il se doit, ripaillons, festoyons, vomissons, polissons ! :o)))
digo : du BHL , c'est un peu comme de l'huile de ricin
Ecrit par : Lubna | 03.01.2007
amis belges, je vous proute sincèrement ! bises hivernales
Ecrit par : Lubna | 03.01.2007
Il est encore possible de t'enculer quand même ? Non ? Tant pis ! Je viens de me taper les reste du VRANKEN du WE, je fais des bulles et le pic vert cogne dur pour me dire de me taire alors qu'il devrait fermer son bec.
La gloire pour toi mon piotr les restes pour les autres.
Je crois bien que je t'aime encore
Ecrit par : nuage | 03.01.2007
Ouf, rien n'est perdu ! A table, culs nus ! Rompez (le pain) ! Présenteeeeeeeez Fion ! (ce sont les chevilles qui gonfle, pas les hémorr... ok, d'accord, les limites de la décense, ya des adultes qui écoutent)
bon, ben merci pour vos encouragements, je suppose qu'il va falloir s'y remettre. cela parlera de quoi ? A votre avis ? (interactivité maximum, merde)
Ecrit par : pierre | 03.01.2007
des dindes françaises bouffées le soir de noël par des marcel fachos !
Ecrit par : Lubna | 03.01.2007
c'est mon lot quotidien que tu décris... ô rage, ô désespoir...
Ecrit par : piotr | 03.01.2007
héhéhé, et que dire du mien moi qui suis dinde de la farce française
Ecrit par : Lubna | 03.01.2007
cessons avec cela, voulez-vous, vous n'êtes pas une dinde, vous êtes une dame, une grande dame !
Ecrit par : piotrevski | 03.01.2007
oui cessons avant que je ne glousse encore :o)
Ecrit par : Lubna | 03.01.2007
Thalasso Tunisie, comme tu y vas là. Pourquoi pas Thalassa Galapados tant qu'on y est. Ou Thulassu Ouagadougou. Ou Thalussa St Petersbourg. Diantre!
Ecrit par : jean-louis | 03.01.2007
Quand on commence par le dernier com chez vous, on sait plus où on habite...
(Les hémoroïdes qui gonflents, ça n'a rien de choquant, si ça ne gonfle pas, c'est que c'est pas des hémorroïdes, mais des guirlandes...)
Lubna; c'est fantastique ce que vous dit Piotr !
Ecrit par : koan | 03.01.2007
koan, mais Piotr est fantastiquement belge et Pierre de surcroit !
Ecrit par : Lubna | 04.01.2007
dites, vous seriez pas, des fois, sauf ma parano, occupés de me traiter, chère grande dame, là ?
Ecrit par : piotrevski | 04.01.2007
non je vous traite avec ironie, fantaisie mais jamais sans respect pietro, jamais !
Ecrit par : Lubna | 04.01.2007
JA-MAIS SANS SON RESPECT.... Je souriais, chère grande dame. A propos, l'on me disait hier de lire un certain monsieur Schoentjes (petites chaussures en flamand) qui est auteur et professeur de littérature, "spécialiste de l'ironie" rajouta la charmante Isabelle. Je n'en sais point plus, mais rien que cela m'incite, voyez-vous!?
Et vous, comment va ?
Ecrit par : pierre | 04.01.2007
je vais plutôt bien cher Pierre, j'essaie vainement de gagner mes clés pour le Paradis, la tâche est ardue, j'en conviens, mais sans but dans la vie que faire ? j'entendais l'ampleur de votre sourire et ne me fais aucun souci à ce sujet. une bise tonitruante !
Ecrit par : Lubna | 04.01.2007
une seule !
damned, aïe âme donne comme un rate!
vous êtes sans but ?
c'est magnifique...
Dois-je t'appeler Bouddna ?
Ecrit par : piotraboulette | 04.01.2007
oui si tu veux mais pas boudin, stp, ça fait mauvais genre :o))
Ecrit par : Lubna | 04.01.2007
oui une seule, je réserve ma bave pour des plus affreux que vous :o))
Ecrit par : Lubna | 04.01.2007
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