12.01.2007
Tribut au culte d'Henri le namurois
Je te donnerai les phlises, les bourabous, les cournouaques, plus agiles que des grillons malgré leur corpulence et leur taille, les buresques aux nez écrasés et poilus comme des paillassons, les noisis et les ptériglottes, les burbumes chevauchant les vagues, couvertes de plumes vertes et molles, les kérinottes et les barbattes, lourdes comme l'ours, violentes comme le cobra, têtues comme le rhino, les clangiothermes, les ossiosporadies, les brinogupules aux mille queues lisses et les cistides, empêtrés à longueur de temps dans des lianes, gobant des nuages-coquilles. Je te donnerai quantité de parasites aux couleurs vives qu'on accrochera à nos vies, secs et luisants, en ribambelles de breloques, aux côtés d’obioborants à cornac, une espèce de monstre égrillard à treize faces, du tiers de la taille d'un genou, qui se fixe là où il tombe et, tu t’en doutes, je te donnerai les chiripépodès, qui les relèvent, les chiripépodès qui élèvent un tas de pattes inutiles qui pendent en charpie de part et d’autre de leur grand corps malade, qu’ils déposent parfois au bord des routes ; aussi je te donnerai les solidopiercules à colocos pour faire le ménage et les criptostarsites, desquels débordent d’épais boyaux transparents et externes (trop pratiques pour le nettoyage à grandes eaux). Les roustries capuchonnées sont un met favorable à la paix et les urvèles flingantes à l’union des contraires. Nos temps pèles-culs ne pourraient s’en passer. Empressé, parce qu’il s’agit de toi, je te donnerai des colonies sirupeuses de surpurines, de brunoises et d’ourwailles. Tous semblables par leurs origines aux terribles ixtyoxyls du Mexique. Mais tu connais tout ceci, tu le sais car tu sais que des luniens vécurent au Mexique avec des casques sur les oreilles pour respirer. Enfin bref ! Pour toi ! Petite fleur des bois ! Je décrocherai les animaux de la lune et je te les présenterai et tes yeux s'esmousseront. Et je ferai cela pour qu'endiablements et grivoiseries nous verrions paraître, essouffetés tels les pristouches laquées, emportés par la ritournelle malicieuse des mutations et, on n’y peut rien, aussi par de nocturnes débauches de chairs obliques sous des avant-toits gravés dans l’hilarité des cœurs indemnes.
Tous ces animaux sont heureux et le savent. On croit ne jamais les voir revenus des pays ou l'amour infini coule dans l'âme. Ils y séjournent volontiers, c’est vrai, mais moi je sais qu'ils reviennent en catimini et je sais où et je sais pourquoi. Pour convaincre les bohémiennes de les accompagner.
In Parfois au bout des routes
aux éditions des Carnets du dessert de lune
11:25 Ecrit par piotrevski dans Parfois au bout - extraits | Commentaires (28)





Commentaires
La phonétique de tous ces mots, rien que du plaisir.
Lecture qui tinte.
Ecrit par : Plaiethore | 12.01.2007
Ah, je comprends mieux...
Ecrit par : koan | 12.01.2007
Page 47...
Ecrit par : azazel | 12.01.2007
"L"amour infini qui coule dans l'âme, c'est "sensation" de Rimbaud...
Et j'irai loin bien loin dans la nature
heureux comme avec une femme."
Je l'ai fais en musique , et je l'avais mise sur un de mes blogs, avec un rythmique bluesy et ma guitare music-man lancinante...Vous l'avez raté.
Vous voulez m'entendre réciter "sensation" avec un synthé EMU derrière ?
Alors si je la remets sur mon blog, je vous le dirai.
Ecrit par : koan | 12.01.2007
Ô, une véritable gourmandise que ces mots-ci !
Ecrit par : Lubna | 12.01.2007
Alors Piotr tu viens içi http://khoan.free.fr/ et tu pourras écouter le "sensation" de Rimbaud à ma sauce, et dessous un truc de la mort avec ma guitare. Et après, j'enlève tout et je recommence à mettre du texte.
Ecrit par : koan | 12.01.2007
Mais c'est du Lavilliers !
Ecrit par : Cendre | 12.01.2007
koan se déshabille et c'est pour notre plus grand plaisir !
Ecrit par : Lubna | 12.01.2007
Allez à tous(tes) prenez soin de vous et de piotr, moi, je tiens plus en l'air.
Ecrit par : koan | 12.01.2007
Très bien ces trois morceaux !
tiens, en récompense et citation du second morceau de koan, voici un chti lien qui devrait le ravir, rions un peu avec les cons:
http://www.andyfoulds.co.uk/amusement/economists.htm
Ecrit par : pierre | 12.01.2007
Merci de votre passage. J'ai juste rajouté un poême érotique sans musique.
Après j'enleverai tout ça. Je viens pas içi pour refourguer ma camelote, je viens içi pour lire et parler de feelings.
Ecrit par : koan | 13.01.2007
nous en somme persuadés koan, mais il serait sot de ne pas le pointer, quand le talent est dans l'air , autant le humer, non ?
sur ce je bifurque pour quelques heures.
bises à ce sale gosse de Piotr, à son ami la plaie, et toute la compagnie burlesque
Ecrit par : Lubna | 13.01.2007
yooooo la belle !
et toi le conte philosophique japonais, compose ! schnell, t'as pas vu le talent qu'on a par ici ou quoi ?
Ecrit par : piotrevski | 13.01.2007
Oh la vache, j'ecoute le zep... On est tous des merdes et pis c'est tout !
Ecrit par : koan | 13.01.2007
oui bon le zep, c'est sûr, c'est comme le djang, ça fout le bourdon si tu compares, mais je suis obligé de crier ORGUEIL.
Ecrit par : piotrevski | 13.01.2007
Dis mon ami, sans rapport avec ton texte, une question : de quelle couleur s'illumine ton sabre laser lorsque tu tranches des têtes ?
;)
Ecrit par : Plaiethore | 13.01.2007
Arc-en-ciel, bien que je fasse en sorte de ne pas m'érrêter exclusivement à la tête, quel manque de gout, mon ami. Non, non, et non, le corps en deux faces, n'a-tu donc jamais remarqué, je ne pourrais le croire, que nous sommes bel et bien constitués comme des test de Rorschach. Mon laser ne fait que réparer l'erreur, et consacre le retour, enfin, des hermaphrodites primordiaux.
Ecrit par : piotrevski | 13.01.2007
djang ... ? Djando ?
Ecrit par : koan | 13.01.2007
Merde une fôte... Django ?
Ecrit par : koan | 13.01.2007
ben oui, déjà qu'il avait que quat' doigt
Ecrit par : piotrevski | 13.01.2007
Tu savais que Michaux jouait du piano ? T'imagine, trouver une bande ! Surtout, c'est pas ce qu'il fait, c'est ce qu'il voit dedans, cette acuité...Ecoute, si on se fait la liste de tous les mecs qui nous clouent (oui je sais Jesus...) on n'en sort plus...
Va pour le Zep, va pour Django.
T'as écouté mon poême érotique chez moi ? Après je vire tout: Les egos trip ça conduit nulle part.
Ecrit par : koan | 13.01.2007
Hello! Dis donc c'est ... rouge et c'est ... bleu... euh...
Et ben finalement, le blog de Piotrounet, c'est tout l'inverse de la cuisine : Seul le contenu compte pas la présentation.
Ca fait plaisir de revoir un Haut et Fort qui marche...
C'était une bise en passant, juste pour te dire que je pense à toi.
Ecrit par : Puce le pouic | 13.01.2007
C'est très joli, on dirait les histoires que me racontait mon oncle après ses trois mois de coma...(arf)
Ecrit par : Barbarian | 13.01.2007
C'EST TERRIBLE TOUT CE ROUGE.
Ecrit par : clownbarbare | 13.01.2007
c'est de l'orange bande de nains !
Ecrit par : piotrevski | 14.01.2007
merde koan, il faut savoir accepter les éloges, arrête un peu de te sous estimer, le truc que nous offre est bon, on va quand même pas dire que c'est de la chiotte , non ?
scuzez, ce soir je suis vulgaire :o)
Ecrit par : Lubna | 14.01.2007
Des hermaphrodites primordiaux... mais oui bien sûr !
La fatigue mon ami, la fatigue, et je n'ai vu que la solution finale de facilité.
La découpe d'humain ne saurait se faire sans art de l'origine, je vous l'accorde :)
Ecrit par : Plaiethore | 14.01.2007
p'tain
c'est qui cette petite fleur des bois
je t'envoie mille sauterillons bicolores des pays montagnesques ou l'hiver point
Der Wald
Ecrit par : elyoptris | 04.10.2007
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