14.02.2007
Des mots, des idées, déduire, réduire, démultiplier
Est-ce la folie qui fait écrire ou, écrire, cela rend-il fou ?
15:50 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (31)
Est-ce la folie qui fait écrire ou, écrire, cela rend-il fou ?
15:50 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (31)
Commentaires
On s'écarte, on grimpe, on sort du troupeau et rêve ubuesque, on dit il faut brouter plus haut.
Certainement la folie des hauteurs.
Ecrit par : michel, à franquevaux. | 14.02.2007
pour l'instant, c'est la tragi -folie qui me fait écrire, j'aimerai bien que cela cesse, pour la folie tout court...ma folie vaut des rails et des baleines, ma folie du monde, celui que je perçois, ma folie folle de vie, de savoir, d'apprendre toujours,ma folie terreur qui vaut bien un plongeon dans l'abîme, ma folie des pendus , ma folie des oiseaux aux doux duvet, dont chaque plume a un goût de sang,ma folie dansante sur des sabres, folie, folie, invisible serre et desserre la tension, coeur du mal, folie du bien, mon dernier rêve, compartiments grotesques , ma folie...
Ecrit par : azazel | 14.02.2007
Sans doute une prédisposition légère est-elle nécessaire pour ressentir le besoin ou l'envie de s'exprimer différement, mais l'état marginal, le travail d'introspection et la confrontation ouverte avec soi-même en ferait basculer plus d'un sur la pente savonneuse.
Ecrit par : fred_ | 15.02.2007
Il y'a autant d'écritures que de folies possibles.
Ecrit par : ex cassandre | 15.02.2007
Plonger, se noyer dans les mots, refaire surface, s'alonger sur les grains de sable-plage petite, replonger encore, se noyer à nouveau, éclaboussure. Relire jusqu'à en devenir fou. Non c'est pas bon. Papier petites boules. Tapis de papier à se rouler par terre, s'arracher les cheveux, s'envoyer en l'air. Et replonger. Demain il fera joiur. Question piège Pierre ?
Ecrit par : Cendre | 15.02.2007
donc, chacun semble d'accord sur le fait liminaire d'une folie douce, ou pas... Ma question suivante coule de source: que font les fous, que faire des fous, qui n'écrivent ni ne peignent ni ne rien du tout ?
Ecrit par : p. | 15.02.2007
Crois-tu que la création est une issue qui conduit à la guérison ? Le peintre fou devient génial et le fou tout court devient déchet, cobaye aux pires expériences, malade mental ...
C'est juste une question de mode. Folie tolérée et folie non tolérée... utilisée à des fins commerciales, société médicamenteuse. un jour (qui sait) l'écrivain sera banni et mis dans un cachot et le malade mental sera mis en haut de l'échelle créatrice, considéré comme le messie d'une société malade et définitivement perdue. Et ce jour c'est aujourd'hui, comme toujours ! Nous sommes tous des fous, de luxe ou de bas étages, la mort se rapproche, inevitablement...
Ecrit par : Cendre | 15.02.2007
je ne parle pas de la folie d'apparât, selon laquelle chacun serait fou selon des besoins de modalité ou de marché ; je parle de la folie, la vraie, celle qui va et qui vient, celle qui transmute le mal-être en violence, ou en création, contre soi et contre les autres. L'art serait aussi ce mouvement, à l'ultime instant, où l'on dévie le bras vengeur, celui de l'assassin, pour les rendre symboliques, le bras et le gestes, et découper le cou du buste, ou l'image du cou, plutôt que le cou pâle de mon amante offerte. En psychiâtrie, l'amour est considéré comme de la folie, un abandon de soi, de ses équilibres, qui parfois précipite à la perte. L'amour au quotidien n'est pas l'amour, c'est un succédané qui permet de vivre. Alors, je me demandais si la folie était de l'amour, si l'art était de la folie, si l'amour était de l'art, bref je perdais mon temps, comme j'aime à le faire.
Ecrit par : p. | 15.02.2007
Mettre à tout prix des mots sur la complexité inexplicable qu'est l'être sensible, voire insensible ! Les sensations n'ont pas de dictionnaire. Mais si tu parviens à en mettre et des justes ( moi je n'ai pas les mots justes)... alors tu n'auras pas perdu ton temps.
Ecrit par : Cendre | 15.02.2007
Que celui qui ne perd pas son temps lui jette la première pierre.
Ecrit par : fred_ | 15.02.2007
Hummm, "trois mois sans voir une fille" ! Que ferais-tu toi, par amour ?
Ecrit par : Cendre | 15.02.2007
Sans oublier la pléthore de fous, la majorité de fous, à qui on devrait brûler les écrits sitôt commis.
Ecrit par : ex cassandre | 15.02.2007
je ne sais pas pour vous, mais la folie, par le biais des autres, puis par mon truchement (je l'aime bien çui-là), puis par dégoût, puis par complicité, puis à distance, puis ancrée dans le récit, la logorrhée, l'invective, l'outrecuidance, la mollesse, l'abandon de soi, du monde, le retour vitupérant, à l'instant mis un genoux en terre, la folie des autres, des éducateurs, des géniteurs, pliant, croulant, croupissant, réduisant la progéniture à la mesure minuscule et tragique des insatisfactions labourées au fil des nuits, des humiliations, des ignorances, des pensées magiques, insatiabilités, frustrations, bloc, blanc, noir, rouge sang, sang surtout, gratter la peau, la trouer, en rechercher le sens démêlant la terre et le sang, la terre et le sang, le gouffre de la naissance, trop d'immensité, devenir fou pour ne pas collaborer à vos massacres rituels et quotidiens, ces folies m'embrassent, m'entourent comme manteau de neige, depuis ma naissance, ma naissance d'être conscient. Puis-je dire que j'ai construit mon équilibre à rebours de la folie des autres. Chercheur, je les ai accompagné sur des chemins, comme un glaneur, comme un curieux, qui n'étaient pas les miens mais qui le devinrent au point de comprendre que oui, nous sommes tous fous, potentiellement, et que parfois il est préférable (pour l'entendement) de lâcher prise, la folie aussi comme refuge. Devenir ce corbeau coassant, édenté et hilare, vagissant à la face des autres leur ignominieuse fadeur, leur folie fardée, leurs aigreurs d'ogres enfantins.
Ecrit par : p. | 15.02.2007
alors, merci ex-cassandre, de me permettre d'évoquer André Blavier qui a écrit, ou plus justement, retranscrit, des textes absolument oublié, à peine édités dans un ouvrage absolument incontournable (je ne dis pas ceci souvent) intitulé "Les fous littéraires".
Ecrit par : p. | 15.02.2007
hé les garces zé les gars - c'est fou dingue quoi - je suis dans la gazette aujourd'hui ! (au sujet du blogue "je me souviens de bruxelles", à lire dans la nébuleuse, colonne de gauche).
Alice, ô alice, dis moi simplement oui.
Fred_, je t'ai répondu sur skynet.
Cendre, tu n'as peut-être pas les mots, mais tu as les images.
Ecrit par : p. | 15.02.2007
je vais essayer d'écrire un texte sur la dépersonnalisation. Ayant bcp travaillé avec des comédiens, souvent en gambadant sur des limites que seule notre jeunesse nous permettait d'atteindre, et notre inconscience, j'ai été le témoin et l'acteur de processus psychologiques tout à fait étonnant à l'échelle "normale". C'est pas un bon sujet ça ? J'en sais foutre rien, lui répondis le cabot.
Ecrit par : p. | 15.02.2007
cendre: ben, comme tout le monde, je suppose.
p: "devenir fou pour ne collaborer à vos massacres rituels et quotidiens" - ça ressemble à une bonne vieille fuite.
Ecrit par : fred_ | 15.02.2007
ne pas collaborer serait fuir, belle mentalité fredo !
Ecrit par : p. | 15.02.2007
Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié!
Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.
J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie.
Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.
Rimbaud.
Ecrit par : nid de coucou | 15.02.2007
magnifique ! se rendre voyant, donc fou.
Ecrit par : p. | 15.02.2007
fou en extase au dessus d'un vide invisible.
Ecrit par : coucou | 15.02.2007
rendu au vide, des ailes lui poussent partout.
Ecrit par : p. | 15.02.2007
ça y est !!!!!!! je m'envole.
Ecrit par : cou | 15.02.2007
salut mon ange
Ecrit par : p. | 15.02.2007
si on est tous fous (les autres inconnus et nous les huberlulus, inconnus aussi) , on est pas fous alors, on est dans la normalité , ouf, j'avions eu peur de retourner à le hossspital de fou qu'il ya par chez moi, très bien d'ailleurs, les fous sont reposants, mais peut-être faut'il l'être soi -même pour l'apprécier, on se comprend pas, , mais on se regarde surtout à table, le regard, les attentions, les non regards de ceux qui ne veulent pas être regardés et que du coup on ne regarde pas et on ne juge pas, de toute façon ,c'est impossible vu que chaque personne suit sa folie et pas une "folie collective", voyez ce que je veux dire, non, tant pis , j'me comprends, et à table des fois c'est comme à l'école , on est surveillés pour les médocs , certains font semblant de les avaler comme les gosses, les glissent dans leur poches, et les autres(8 à table), continuent à manger , un seul regard à suffit, on ne cafte pas, sont pas si fous les fous...se rencardent , font front pour donner l'orange au voisin, ça c'est le fou anorexique que les autres fous ne forcent pas à manger, mais les infirmiers surveillent pour qu'on refuse l'assiette que le fou anorexique nous propose gentiment, alors on ruse entre fous, vous voyez , rusé le renard , les fous aussi, quelle histoire de fous...
bon tu pardonnes les fautes , jerelie pas comme d'habitude..
bise à toi piotrafou...
Ecrit par : azazel | 15.02.2007
#6
With a pen
I was masturbating with a capped pen up my anus at about 1 o'clock in the morning. My parents were in the next room so I tried to keep it quiet, but I had a amazing orgasm (or at least from what I have experienced). I stopped before I moaned but when I pulled the pen out, the cap (which was on the pen to keep it from poking me) wasn't on it. I could feel the tip of the cap in my anus, but when I tried to get it out by pushing my anus muscles I couldn't and it went completely in my anus. I was so scared and I couldn't tell my parents. I tried all night to get it out and finally fell asleep. The next day I still tried in vain to get it out, but finally that evening I took a crap and it came out. Whew! I had never been so scared in my life.
Ecrit par : john le curé | 16.02.2007
http://cendre.over-blog.com/article-4313393-6.html#anchorComment... petits commentaires en passant. La folie est misère, même si parfois elle libère.
Ecrit par : Cendre | 16.02.2007
la camisole chimique de ma génitrice l'empêche, par exemple, de bouter le feu aux hiboux du lac de garde... alors les naturalistes du monde entier vous le diront : oui à la consommation d'haldol mais avec sagesse et modération
Ecrit par : alistair | 16.02.2007
p: Non, la folie comme alternative à ce qui, de l'extérieur, te déplaît.
Ecrit par : fred_ | 16.02.2007
intéressant, cendrette... bon, il va bien falloir que j'écrive cetexte, notre histoire, mes potes et moi, dont quatre sont morts, deux ont perdu le nord et moi, moi... chui trop con pour être un fou. Comme si j'avais cherché l'autorisation de le faire. Ce sera mon prochain bouquin, au boulot clodo.
Ecrit par : p. | 16.02.2007
Clap clap clap clap clap !!
Ecrit par : cendre | 18.02.2007
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