11.03.2007
No pain, no gain
Au bout de la route, terre rouge, je m'aperçoiq que je n'existe pas. J'ai disparu. Je bats des bras, je tape des pieds, je m'efforce de péter de bons coups sonnants mais rien n'y fait, je ne réapparais ni ici ni là. Je ne sens plus. J'ai perdu toute consistance. Loin de m'écouler, fluide sur le sol assoiffé, je flotille dans l'aube pâle. Des belettes neurasthéniques prises dans des tourbillons de dioxine traversent ce corps qui n'est pas encore une ombre mais déjà un concept, absurde et hilarant. A cet instant, je me rends compte que je n'ai jamais voulu en être et je n'en étais plus de puis longtemps. Je m'étais retiré, je suis inexistant.
A bien y réfléchir, je suis parvenu au-delà, à rebours de ma naissance.
En toute conscience, je me suis annulé.
S'il suffisait de naître pour être humain.
Je ne suis pas né humain, je le suis devenu.
Enfin lucide, je préfère me retirer.
A la froide volonté criminelle de parents égoïstes qui pour se voir en miniature n'hésitent pas un instant à donner la vie, la souffrance et la mort, nous répondrons que le salut de l'humanité, tous les philosophes, tous les penseurs, de tous les temps, l'ont affirmé (avant que les exégètes ne trahissent leur pensée): le salut de l'humanité repose sur sa disparition, la non-procréation, fin de la souffrance, l'absence.
Parents: salauds nécrophiles procréant pour d'illusoires raisons, pour la nation, leur trace! l'avenir, la foi, la sécurité (sociale), leurs vieux jours... Enfants esclaves, enfance sans liberté, dépendance absolue de lubies indécises. Un jour ou l'autre, vous servirez à quelque chose, vous nous servirez. Le crime est massif et passe, donc, inaperçu.
Obnubilés par la mort, la vôtre, embourbés dans l'idée spongieuse d'un bonheur adipeux, joueurs cocus de paris perdus d'avance, calculateurs au petit pied: "demain, meilleur", mon cul ! Admettez enfin que le non-né, l'inexistant, sont des gouffres bien plus radicaux que la piètre idée d'une disparition attendue: le malheur n'arrive pas par la fin, il est à la source. Il n'aurait jamais fallu naître.
Aurons-nous le courage de trucider jusqu'aux derniers ces autolâtres, ces pas finis, ces narcisses, poupins possessifs, parents tyraniques, ordures sans nom objectivant la chair de leur chair, réceptacle de leurs insuffisances, objet de désirs aveugles et inassouvis et finissent bien entendu par lui demander des comptes! ou les virer à grands coups de pieds aux fesses pour cause de non-ressemblance !
Eh quoi ?! Toi, le géniteur ! Dard tendu au ciel, si fier de ta fertilité, à l'image du pourceau devant son auge garnie de glands bien frais, as-tu déjà pensé que le moindre cafard te distance d'au moins dix millions procréations ? Alors cesse un peu de la ramener: enfanter est la chose la plus débile à entreprendre, enfanter dans l'innocence absolue, si seulement c'était au nom de l'HAMOUR, les fourmis aiment-elles les pucerons d'amour? S'il était question d'amour, mais jamais personne ne voudrait faire subir à quiconque: la longue et cruelle déchéance vers l'ultime seconde, tous refuseraient de transmettre la terreur de cette mortalité, qui ronge chacun tout au long de l'existence, celle-là même qui déclare les guerres, les famines, les meurtres domestiques, la soumissions, l'humiliations, les hiérarchies absurdes et symboliques. On le sait le viol se produit massivement dans l'espace clos des foyer, dans le silence indifférent et complice de parentèles vengeresses.
A bien y réfléchir, je suis parvenu au-delà, à rebours de ma naissance.
En toute conscience, je me suis annulé.
S'il suffisait de naître pour être humain.
Je ne suis pas né humain, je le suis devenu.
Enfin lucide, je préfère me retirer.
A la froide volonté criminelle de parents égoïstes qui pour se voir en miniature n'hésitent pas un instant à donner la vie, la souffrance et la mort, nous répondrons que le salut de l'humanité, tous les philosophes, tous les penseurs, de tous les temps, l'ont affirmé (avant que les exégètes ne trahissent leur pensée): le salut de l'humanité repose sur sa disparition, la non-procréation, fin de la souffrance, l'absence.
Parents: salauds nécrophiles procréant pour d'illusoires raisons, pour la nation, leur trace! l'avenir, la foi, la sécurité (sociale), leurs vieux jours... Enfants esclaves, enfance sans liberté, dépendance absolue de lubies indécises. Un jour ou l'autre, vous servirez à quelque chose, vous nous servirez. Le crime est massif et passe, donc, inaperçu.
Obnubilés par la mort, la vôtre, embourbés dans l'idée spongieuse d'un bonheur adipeux, joueurs cocus de paris perdus d'avance, calculateurs au petit pied: "demain, meilleur", mon cul ! Admettez enfin que le non-né, l'inexistant, sont des gouffres bien plus radicaux que la piètre idée d'une disparition attendue: le malheur n'arrive pas par la fin, il est à la source. Il n'aurait jamais fallu naître.
Aurons-nous le courage de trucider jusqu'aux derniers ces autolâtres, ces pas finis, ces narcisses, poupins possessifs, parents tyraniques, ordures sans nom objectivant la chair de leur chair, réceptacle de leurs insuffisances, objet de désirs aveugles et inassouvis et finissent bien entendu par lui demander des comptes! ou les virer à grands coups de pieds aux fesses pour cause de non-ressemblance !
Eh quoi ?! Toi, le géniteur ! Dard tendu au ciel, si fier de ta fertilité, à l'image du pourceau devant son auge garnie de glands bien frais, as-tu déjà pensé que le moindre cafard te distance d'au moins dix millions procréations ? Alors cesse un peu de la ramener: enfanter est la chose la plus débile à entreprendre, enfanter dans l'innocence absolue, si seulement c'était au nom de l'HAMOUR, les fourmis aiment-elles les pucerons d'amour? S'il était question d'amour, mais jamais personne ne voudrait faire subir à quiconque: la longue et cruelle déchéance vers l'ultime seconde, tous refuseraient de transmettre la terreur de cette mortalité, qui ronge chacun tout au long de l'existence, celle-là même qui déclare les guerres, les famines, les meurtres domestiques, la soumissions, l'humiliations, les hiérarchies absurdes et symboliques. On le sait le viol se produit massivement dans l'espace clos des foyer, dans le silence indifférent et complice de parentèles vengeresses.
Librement inspiré de l'excellent et indispensable ouvrage de Théophile de Giraud, L’art de guillotiner les procréateurs, aux éditions Le Mort-Qui-Trompe, dont nous reparlerons.
Ainsi que le recueil d'aphorisme et autres pensées, du philosophe roumain Michel Cioran dans son tout aussi excellent ouvrage intitulé: De l'inconvénient d'être né.
15:00 Ecrit par piotrevski dans Aphorismes Glaglas | Commentaires (14)





Commentaires
" Les batisseurs d'empire" de Boris Vian , pièce de théatre, pourquoi se laisser pousser la barbe, s'intrerroge son personnage principal, Boris pour voir se laisse pousser la barbe et en déduit qu'il n'y a pas de motif particulier àse laisser pousser la barbe.
"la barbe est la raison de la barbe".
outre ce climat absurde qui est la marque du théâtre vianesque, sa pièce sera sans doute la plus intétessante et sa plus inquiétante ; le"schmürz"personnage couvert de bandages, être muet se traîne par terre durant toute la représentation et régulièrement les coups pleuvent sur lui.
la pièce met en scène la maison de Zénobie, adolescente qui revendique son droit à l'indépendance, mais dont la famille fuit d'étage en étage à chaque fois qu'un "bruit" se fait entendre.
cette noire réflexionsur la peur s'apparente à une sorte d'exorcisme des angoisses que Vian a tra^né toute son existence, une sorte de manifeste contre la famille rétractile, ce cocon qui fait de l'individu une larve, incapable de réagir si ce n'est en niant les agressions du monde extérieur et en adoptant une position de repli. On sait que l'écrivain s'est reproché son désintérêt face à la guerre lorsqu'il avait 20 ans, c'est pourquoi sa pièce à une portée politique plus large. Au sens oùu elle dénonce :"l'inertie des individus face aux tyranniesentretenues par la terreur dans tous les continents". Les "batisseurs d'empire"n'a rencontré à sa création qu'incompréhension et insultes.
et pourtant c'est une des plus actuelles.
le cocon qui fait de l'individu une larve et la larve qui fait le cocon.
spirale.
il y a des blessures qu'on ne soigne pas.
salut Piotr, à plus.
Ecrit par : azazel | 11.03.2007
cette femme est magnifique, à toi MAZAZEL.
Ecrit par : p. | 11.03.2007
La faim du tigre de Barjavel ...
Ecrit par : Cendre | 12.03.2007
bon, mon vieux, j'ai lu jusqu"à "me retirer" et c'était je trouve même pas mal parti sauf qu'après ça est méchamment parti en couilles de chien si moi et mon goût on peut s'permettre
pauvres choux même bibi grosso modo il sait qu'à l'origine l'esprit du moutard y s'incarne exactement là où il l'a décidé... après le pauvre petit d'homme il joue les amnésiques toute sa vie ahaha aheum, résultats des courses je dis si il y a des torts ils sont à partager
Ecrit par : léon | 13.03.2007
l'esprit du moutard... optimiste léon pistile.
Ecrit par : trots | 14.03.2007
moi je dis que lorsqu'on en est à gloser sur la possibilité d'un ministère de la race blanche, on a plus qu'à tuer ses parents/enfants, cela revient au même, c'est la guerre anyway.
Ecrit par : p. | 14.03.2007
je ne suis qu'une criminelle en puissance, mère ogresse, j'ai mangé la vie de mon fils dès lors qu'il voyait le jour ?...
pendez moi haut et court !
bises dubitativement perplexes
Ecrit par : lubna | 14.03.2007
non, tu es une inconsciente petite chose qui erre comme un gardon à la surface de l'océan de la vie qui tue, rien de plus et, forcément, tu t'es faites engrossée comme une conne, t'as pas voulu le tuer, bonne âme comme tu es, t'as voulu voir, tu t'es dit et pourquoi pas et te voilà accrochée à ton boulet qui te pompe ta vie en fumant des oinjs. Too bad.
Ecrit par : Dr Brol | 14.03.2007
docteur révise tes principes, il ne me pompe pas la vie, il m'a redonné un second souffle, c'est con hein ? comme quoi les théories sont bien mais pas toujours exactement et ponctuellement mises en pratique de la même façon...de plus engrossée, non ! et carrèment non, va comprendre Charles Brol
Ecrit par : lubna | 14.03.2007
wéééé c'est ça et tu vas me dire que tu lui fait pas de spipes aussi... ben tiens je te crois tiens et puis tu me diras aussi que t'es vierge que t'as rencontré un ange et qui t'a foutu le pépin dans le cul, wéééé wéééé je te crois tu sais moi
Ecrit par : Dr Brol | 14.03.2007
va te faire fouttre voilà ce que je te dis, je suis pas d'humeur au cynisme à deux balles, tes allégories à bon marché , tu te les mets dans le coté anal de ton psychique cher docteur brol
Ecrit par : lubna | 14.03.2007
avec deux t pour les intimes
Ecrit par : lubna | 14.03.2007
et sans poésie pour les spipeurs de vent
Ecrit par : lubna | 14.03.2007
au cul, au cul, carottes au cul !
Ecrit par : p. | 14.03.2007
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