25.01.2008

Le PreMieR GénOmE SyntHétiQue

Moi je me disais, bande de veaux, c'est vot' pti nom dans mon intimité, vous rendez-vous bien compte de ce que l'on vit là en ce moment, franchement ? Ou bien t'as vraiment la tête en forme de télévision ? Parce que ceci qui suit, oui là plus bas, plus le post précédent, je veux dire que normalement, hein, chez des sursinges un peu sensés, voire chez les jivaro-ci jivaro-là, bref des types pas encore trop embrigadés, c'est la révolte illico, hein ! Alors... ben ça me laisse sans voix de te voir derrière ton écran à dire oui à ton chef, voire même à ton client, tout en remettant à demain, voire au bistro, tes indignations de merde. Non pas que la science soit en soi un terrible et méchant outil de soumission mais, dans le système financiaro-industriel militaire mondial qui s'approprie, au nom des peuples et de leur bien-être, au nom du profit, de la croissance et du rendement, les ressources naturelles, les énergies, les territoires, les individus, un système qui légitimise la violence en répondant à la violence par la violence, souriant comme un hamster devant le côté tout à fait ludique des caméras de surveillance voire même des systèmes de reconnaissance corporelle, tu n'entraves pas que de tels outils génétiques tourneront forcément, tôt ou tard, en armes de contrôle, dans le smains de ces fils de pute. Plutôt que de crier haro sur la science, il est indispensable de reprendre la réalité du pouvoir dans tes pognes, de la déplacer des milieux financiers vers les parlements. Après, l'on verra bien ce que l'on fera des parlements. Bordel ! J'exorte les politiques à reprendre le pouvoir, que ces lâches incontinents se réveillent, et vite !
 
Sinon, hop hop, c'est parti !
 
0046103a262f70c6b5187b9bde5ace6c.jpg
 
 
Par Par Jean-Louis SANTINI AFP - Jeudi 24 janvier, 20h31

WASHINGTON (AFP) - Des chercheurs américains de l'Institut Venter ont fabriqué le premier génome synthétique d'une bactérie, étape cruciale pour la création du premier organisme vivant artificiel dont les applications potentielles sont jugées importantes, selon des travaux parus jeudi.

Il s'agit de la plus grande structure d'ADN, les éléments de base de la vie, jamais fabriquée par l'homme, soulignent les auteurs de cette recherche publiée dans la revue Science datée du 24 janvier.

"Ceci est une avancée enthousiasmante pour nos chercheurs et cette discipline", se réjouit Dan Gibson, principal auteur de ces travaux auxquels a participé Craig Venter, fondateur de l'Institut et pionnier controversé des biotechnologies.

"Toutefois nous continuons à travailler vers le but ultime d'insérer un chromosome synthétique dans une cellule et d'amorcer ainsi la création du premier organisme artificiel", ajoute-t-il.

Il s'agit en fait de créer de toute pièce une nouvelle bactérie en lui greffant un génome fabriqué sur mesure pour qu'elle puisse remplir une fonction spécifique.


"Nous avons montré qu'il est possible de créer artificiellement de grands génomes et d'en ajuster la taille, ce qui ouvre la voie à des applications potentielles importantes telles que la production de bio-carburants", explique le Dr Hamilton Smith, un des co-auteurs de ces travaux.

Cette recherche "représente la deuxième de trois étapes vers la recréation d'un organisme vivant entièrement artificiel", précise Dan Gibson.

La première étape avait été franchie en 2007 avec le transfert d'un génome d'une bactérie à une autre bactérie, devenue une espèce différente dans ce processus.

Pour l'étape finale, les chercheurs de l'Institut Venter vont tenter de créer une cellule artificielle de bactérie basée sur le génome synthétique de la bactérie Mycoplasma genitalium qu'ils viennent de reproduire.

Ces scientifiques expliquent être parvenus à "cette prouesse technique" en produisant chimiquement les fragments d'ADN de cette bactérie dans leur laboratoire, développant de nouvelles méthodes pour les assembler et les reproduire. Ils avaient préalablement dépouillé le génome des gènes inutiles, ne conservant que ceux nécessaires à sa survie.

 
Eckard Wimmer, professeur de biologie moléculaire au Département de Génétique Moléculaire à l'Université de New York, s'interroge néanmoins sur le fait de savoir pourquoi l'équipe de Venter n'a pas pu avec ce génome artificiel déjà récréer un organisme artificiel.

"Ils auraient dû être en mesure de recréer un organisme artificiel dès la seconde étape franchie", a-t-il dit à l'AFP.

Selon ce chercheur, qui n'a pas participé à cette recherche mais lu l'étude, "l'ADN synthétique recréé n'était apparemment pas viable pour des fonctions biologiques".

Il souligne une note des auteurs à la fin de l'étude indiquant que "le vecteur n'était peut-être pas viable pour des transplantation expérimentales".
 

 

Plusieurs groupes de surveillance éthique canadien et britannique ont aussitôt critiqué ces travaux en renouvelant leur appel pour un moratoire sur la production et la commercialisation d'organismes synthétiques.

"Nous pensons qu'il est inacceptable que des entreprises privées bricolent les éléments de base de la vie pour leur propre gain sans réglementation démocratique", a déclaré dans un communiqué Jim Thomas de l'ETC Group au Canada.

Pour Helen Wallace, une biologiste, porte-parole de GeneWatch en Grande Bretagne, "cette ingénierie génétique ouvre la possibilité de faire des changements beaucoup plus importants dans le code de la vie ....et de créer des organismes dont les conséquences sur l'environnement pourraient être inconnues".

12:20 Ecrit par piotrevski dans Symptôme | Commentaires (1)

Commentaires

Écrire un commentaire