03.01.2009

oh oui bon ca va la bonne santé !

oh la pauvrette comme elle fut mal aimée
cette vraie bête de somme bijou d'objet sexuel
concassée, repoussée, affamée, déracinée
piteuse bête crevant au musée de mon plaisir soliste
tant qu'elle pleura sa joie de liberté retrouvée
puis revint ventre à terre au crépuscule

va
va
va bouffer tes mollusques flageolet
au gout de noisette
de montagne

car vous
vous êtes
cette sorte
sans manière
ni bannière
sise à membre moi arqué bow tie
bottines lassées
corps lents écrêtés
grondant
lysergiques
lacs d'ubac tressés de truites en sueur
claquant d'algues carmin des ventres à sang
bulbes de cuites et des faims pâles
de vie
encore
tordue là où la bile croise le raidillon des sucs

les trous dans ta peau sont les miens
aussi le crabe tranchant ton sac à os de mes rêves
moi je le bouffe en batterie
mayonnaise andalouse / supplément frikadelle

on est beaucoup, mais beaucoup plus fort que ce lent
mensonge raffolé des bouffeurs de câlice
vampires des peurs infantes

faut les recracher sec ces noyaux de tort
et mordre les yeux de la bête en vivifiant les aulnes
parce que l'on est là en vie au même siècle
et que rien d'eux tirant à bas le tout ne pourra rien contre nos lèvres bleuies coltinées aux heures
au désir
rien contre nos inspirations notre lyrisme parfum de plus que tout
ils ne peuvent rien si on ne leur laisse



piotrevski

14:53 Ecrit par piotrevski dans Cadences | Commentaires (6)

Commentaires

miam, enfin vous relire, Piotrevski

P. a fini la trêve des vers !

Hourra

Ecrit par : Nina louVe | 04.01.2009

Belle leçon aux enfants perdus
" Beaux enfants, vous perdrez la plus
Belle rose de vo chapeau ;
Mes clercs près prenant comme glus,
Se vous allez à Montpipeau
Ou à Ruel, gardez la peau :
Car, pour s'ébattre en ces deux lieux,
Cuidant que vausît le rappeau,
Le perdit Colin de Cayeux.

" Ce n'est pas un jeu de trois mailles,
Où va corps, et peut-être l'âme.
Qui perd, rien n'y sont repentailles
Qu'on n'en meure à honte et diffame ;
Et qui gagne n'a pas à femme
Dido, la reine de Carthage.
L'homme est donc bien fol et infâme
Qui, pour si peu, couche tel gage.

" Qu'un chacun encore m'écoute !
On dit, et il est vérité,
Que charterie se boit toute,
Au feu l'hiver, au bois l'été.
S'argent avez, il n'est enté,
Mais le dépendez tôt et vite.
Qui en voyez-vous hérité ?
Jamais mal acquît ne profite.

Ecrit par : françois le vil | 04.01.2009

L'été brûlant a ses grasses moissons,
Le riche automne a ses treilles encloses,
L'hiver frileux son manteau de glaçons,
Mais le printemps a l'amour et les roses.

Ecrit par : rupert eve | 04.01.2009

il s'est empalé à bruxelles, nerval
aux hymnes francs d'une folie maçonnique
et d'un preux amour vierge et royal
le menant droit aux arcanes lyriques
d'une fin folie brève, sa trève, mes lèvres.

villon fit pimpon aux pimpolaises
n'en déplaise aux pouffes
à leur sève
à ta santé
belle bête humaine à mort à rebrousse et
qu'un tour de vis en plus nous dévisse les roustes !
hola quoi ? pourquoi pas ?


piotrevski

Ecrit par : piotrevski | 04.01.2009

C'est crissement bon cet etxet qui s'anagramme dans l'ouïe profonde, version imprimable.

Ecrit par : Jack | 21.02.2009

merci m'sieur. fait plaisir. c'est ptête le fait d'en écrire peu, ça rembourrerait les stigmates touffus de la bosse des mots qui dansent.

Ecrit par : piotrevski | 23.02.2009

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