07.01.2009

Aux pieds en sang

Des ourougous myosolaires humpent ma hampe d'aubergine au lieu même où mon doigt de rêve te hante. Je remémore les levantins. Je me dépoisse des levures d’ubiquité. Etre et là. En présence. Tout me cuisine cet instant. Sur mes doigts en pointes, contre le massif embonpoint d'un brouillard d'hommes, le museau légèrement au vent, reniflant les capuchons des muscs évadés de l'aéronef, la moindre idée fait ploc et là, je déglutis, à précipice, flashé! Boire, je ne vois que cela. Finies les idées. Finis les obliques. Les chiottes glaciales. Pas de rousse ici, fais-moi confiance.  Et je sais si c'est difficile. Décollage immédiat. Empoigne ton violon, nous allons trôner les pieds dans le sang. L’avenir s’étend illico.  Oui, à nos pieds. Il ne nous faut ni loupiote ni madre, tout attroupés de ressorts à bulles. Quelle belle bande d'écorchés vifs. Déjà, je veux voir par tes yeux. Déjà, je revêts ta peau. Ourougou cannibale, tu perles de feu.
Asger Jee, le chimiste muet, mire ton cul sur sa baïonnette et se demande si le temps manifeste la moindre tangibilité. Tu perles de chaume et tu sautilles:
- je savais que cela te plairait, je le savais, je le savais!
- on ne parle pas la même langue, bébé, rappelle-toi; je suis bien plus libre que toi, regarde!

Nos langues sales soudées c'est le corps du hasard et nos portes ouvertes c'est le logarithme humide, une forêt de bobettes en sueur.

Pas mal, non? Et, tu sais le plus drôle? L'évidence. Décroché le temple d'un tintement de gong, sans résistance. Tes cris. C’est pas dingue ça?


piotrevski

03:17 Ecrit par piotrevski dans Cadences | Commentaires (0)

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