11.04.2008

X-LARGE eXpRMtL III

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troisième grand format de ma vie entière
wé je crâne et alors ?
dites "c'est bieeeeeeen !"
exclamez-vous: "ça fait seulement 3 mois que tu peins, waaaa !"
affirmez: "t'es trooooooop bon"
 
merci, dirais-je, con descendu de sa branche morte,
mais faut voir en grand c'est plus impressionnant.
 
 
Acrylique sur papier
 210 x 140
 
 
 
 

 

09.01.2008

Cadences

Riche et tendue
son menton le monde
sa chatte le soleil

 

Elle palpe mes contreforts. Elle prend ma queue dans sa gorge. Je croise les jambes, je l’enserre, elle assure plus profondément. Ses dents scient ma peau. Mon bassin cadence sa face, sa bouche devient réceptacle. Cela gravit grave en moi. J’envie ta douleur. Tes doigts battent mes couilles jusqu’à l’os. J’ai l’impression de plonger dans un lac entier de chair.

  

 

 

24.10.2007

Sans Transition: Parades autophiles

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Ddikass to Laudanum
 
 
+ ° + 
 
 
 
ad addendoume/doume
dans l' genre yapapire cons: 
 
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Touche pas à martineke fieu !
 
 
 
+ ° +
 
 
Tu l'as vu le film, BARAKA, fieu ?
Non ?
Dingue !
Fieu. 
Je te le laisse une fois en téléchargement sur LimeWire pendant qq Jours.
(imax - baraka) 
Vas-y chope-le et mate-le.
Fieu.
La scene des poussins est insoutenable, tu vas chialer comme une poulette. 
La Terrre. La vie. L'humanité.
Et après tu me diras des nouvelles de ta politique locale, fieu.
Juste pour marrer les fions.
Eh wé, fieu ! 

13.07.2007

Poésie d'Amour Sauvage pour l'Epouse de Mon Cul

on pue ! tu penses ! pan ! Le monde se léchouille la grappe: Amour, bovaristes vendus, Patrie, gominus, troussus, glissants, rasées, poulpées, catins en laisse, Travail : culs ravinés vendent jusqu'à leur substance, assignés d'Amour, de Bonheur, de Prospérité, de Progrès, Famille: on s'en sortira tous ensemble, ouais ! Tous ensemble, tous ensemble, prédation grégaires: "Tous ensemble, c'est possible", tolérance... soumission, conditionnement, assujettis, coups de bites à l'arrache et piètres prières moites. Qu'ils crèvent ! Et l'asservissement avec eux. Place aux poulpes ! Ah ben oui, mon vieux, mais fallait pas accepter de vendre la terre, l'air et l'eau, ta chair, esclave. Déjà qu'on doit payer la farine. Substances essentielles, la vie. Non mais tu te rends compte de ce que cela signifie en vrai D'ACCEPTER DE PAYER POUR l'EAU DONT TON CORPS EST FAIT A 80 POURCENTS ? Et tout cela parait na-tu-rel: victimes apprivoisées ! Plaintes et complaintes.

28.05.2007

Félicien et Lucifer

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Lettre à Emile Leclerq, 1863: "Je sais très bien que je ferais mieux de vivre d'une façon normale, de ne pas marcher dans les plates bandes, de ne pas être (à 30 ans) futile comme Chérubino di amore de Beaumarchais (...) Je sais que je ne respecte pas assez les notaires, que je suis étourdi comme un hanneton et insouciant comme un moineau, je sais que je ne suis pas utile au bien de l'Etat mais ce dont tu ne doutes pas et qui ferait tomber en syncope tous les gens sérieux jusqu'à la cinquième génération mâle, c'est que je suis heureux et presque fier d'être ainsi; et non autre... ceci je l'espère passe les bornes d'une honnête insanité..."
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"J'ai l'âme enfermée dans mon corps, comme un tigre famélique dans une cage ferrée, et mes terribles passions hurlent comme lui. Tous les hommes me paraissent petits, mesquins, polissons sans grandeur, commis-voyageurs en leurs piètres éroticités."
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"Maintenant, je me remets à peindre, mais en même temps, mes craintes et mes terreurs d'enfant me reviennent. Je sens trop la nature, c'est trop beau. Les peintres sont stupides et ridicules. Se dire artiste et tâcher de rendre ce qu'on ne peut pas rendre, l'âme et la nature. Mais, idiots et infirmes que vous êtes, si vous vous sentez réellement artiste, c'est-à-dire si vous aimez le beau, jetez-là vos pinceaux, vos couleurs, vos crayons, vos pierres lithographiques. Courez dans les bois, enivrez-vous de tous les parfums printaniers. N'aspirez pas au ciel comme les poètes lamartiniens, mais aspirez à la terre comme les hommes".
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"J'ai la haine des tiédeurs. Il faut garder ses belles folies".
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Lettre de Félicien Rops à Edmond Picard, 1878 (Edmond Picard, l'inventeur, ayant inspiré le professeur Tournesol à Georges Rémi): " (...) J'ai une foi en l'art, ce qui est beaucoup. Je suis arrivé à un âge que je trouve fort agréable dans la vie, parce que ayant vu à peu près tout ce qu'il faut, ce que l'on doit avoir vu pour asseoir son jugement sur les choses, régulariser sa vision sur les êtres, je ne suis ni blasé, ni fourbu, ni fatigué, que j'ai toutes mes dents, les reins assez solides pour porter une œuvre, un si grand amour de la vie qu'il me semble chaque matin que je viens de naître (...)."
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"Je cherche une formule d'art nouvelle. Je trouve que le nu de nos artistes n'est pas assez moderne, qu'il est trop la représentation de l'antique et je voudrais un nu plus intense, dégageant un frisson inconnu qui doit exister dans le domaine de l'art et que je trouverai".
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Lettre de Félicien Rops à Louise Danse: "(...) Toutes les années, quand arrivent l'automne et ses austères enivrements, je souffre comme si tous les espoirs que je garde en moi et qui sont les mêmes que ceux qui illuminaient ma vingtième année allaient pour toujours mourir avec les feuilles mortes. J'ai peur d'être vieux et de ne pouvoir plus inspirer de l'amour à une femme, ce qui est là une vraie mort pour un homme de ma nature et avec mes besoins de folie d'esprit et de corps."
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Félicien Rops


Musée Félicien Rops (Et, pour les incultes, Rops sur wikipedia)

25.04.2007

Ses trésors comestibles 2

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Elle est partie au milieu de l'après-midi. J'étais couché sur ce matelas couvert de livres. Je ne lis jamais moins de dix bouquins à la fois. Trois, quatre, centaines, par an ? Pas assez long, la durée d'une vie, pour apprécier ne fût-ce que la production d'une seule rentrée littéraire, dans un seul pays francophone. On appelle ça de la culture. Je me nourris, entre autres choses, de livres; ils se nourrissent de nous, elle m'affamait. Affalé, je bandais. Nous avions passé trois heures, murmurant. Elle avait pleuré. Elle s'était habillée, puis assise, puis relevée, déshabilleé, elle avait parcouru plusieurs fois la pièce, le salon, le bureau, la chambre à nouveau. Elle se réfugia dans la salle de bain. Son corps ne trouverait pas le point d'insertion dans l'espace. Elle était foutue. Accroc. Rien qu'à y penser, elle en mouillait. De temps en temps, j'écartais ses cuisses pour humer son parfum. L’espace, nous le modelions, de nos corps. Nulle symbiose contre laquelle l'on ne se battrait. On voudrait être libres mais... la possibilité d'admettre l'inéluctabilité de la pénétration de nos membres nous triturait les organes. Nous ne voulions pas tomber en amour. Nous voulions le déréglement, l'abondance, la licence. Nous mordillions les burnes du panurgisme ambiant. Sous le poids de cette intolérable symbiose, nos chemins de sable se transmueraient peu à peu en Nil placide. Pour l'instant, l'effervescence rongeait nos organes. Les grains de sa peau de faîne. Ses muscles longs et vipérins, flanqués de lentes hésitations, d'un lyrisme cosmique, s'écoulaient gracieusement. Sa carnation cannibale. Le magnétisme de nos esprits irradiant le silence de pulsions bestiales. Nous aurions dû nous pourlécher en voyant s'affronter nos navires d'infortunes plantés-là, au centre de nous-mêmes, pollués des champs des mines sombres de l'ennui que le spectacle mièvre de la fadeur des autres avait disséminé au hasard, sous la surface des océans de détresses, ceux des fous qui n'ont pas peur, comme tout le monde, de n'être rien. Un silence franc et prospère qui vaut toutes les voyelles de la terre m'inondait de surdité paisible. J'aurais voulu tout perdre.
pierre duys ----------------------------------------------------------- Lire la première partie -----------------------------------------------------------

18.12.2006

Carambolage

Je me souviens, bus 54, les portes s'ouvrent, la plus belle femme du monde monte et pointe ses escafignons dans ma direction. Elle s'asseoit en souriant. Ses jambes se chevauchent sous mes billes oblongues. Je suis le loup de Tex Avery. Son regard: limpidité du lagon vert et orange et jaune et gris et pan ! J'en peux plus, je suis sous hypnose. Sa peau: mandarine, pêche, cirrhose, tomate; un filon, un jet de pierre, une ridicule écorce de rosier. Je perdais mes chaînes, toutes, mes rondelles, une pédale, trois caramels, un mojito, je vous prie, demandè-je au chauffeur qui me regarde d'un air sans portes. Je nous voyais, sur une terrasse au bord du Nil, elle et moi, à quelques pas des torses miroitant de colosses cyclopéens montés à vif par des oies sauvages dans des barques d'albâtre, perdus dans l'observation attentive des radicelles des nénuphars bleuissants sous le soir, des dromadaires se culbutent au sommet de dunettes râpées, les célèbres nénuphars bleus d'Abyssinie se noient sans fin sous des lames sans fond. Et moi, en peignoir de satin noir, tous poils dehors, je me gratte. lire la suite

10.12.2006

Ca te pend au nez !

huit fois la corde dans l'escalier, la neuvième avec un sachet et quelques herbes.

Baise m'encor

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Baise m'encor, rebaise moy et baise : Donne m'en un de tes plus savoureus, Donne m'en un de tes plus amoureus : Je t'en rendray quatre plus chaus que braise. Las, te pleins tu ? ça que ce mal j'apaise, En t'en donnant dix autres doucereus. Ainsi meslans nos baisers tant heureus Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise. Lors double vie à chacun en suivra. Chacun en soy et son ami vivra. Permets m'Amour penser quelque folie : Tousjours suis mal, vivant discrettement, Et ne me puis donner contentement, Si hors de moy ne fay quelque saillie. Louïze Labé

19.09.2006

Sexe chope

Je prophétise: Lorsque nous serons parvenus à ériger des priapes en marbre aux coins des rues, à sculpter des vulves sur les façades de nos maisons, comme le faisaient, pour enjouer le hasard et la fortune, ces enculés de romains, magnanimes et oeucuméniques comme nous pouvons l'être, nous n'édicterons nulle loi pour interdire aux églises de se planter, roides et branlées de certitudes, en face de nos temples des jouissances.