16.03.2007
Quelqu'un veut ajouter quelque chose ?

14:50 Publié dans Clichés | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, sarkozy
09.02.2007
Tsarkozy
18:15 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, parti socialiste, sarkozy
14.01.2007
Notre priorité: Ze fracture sociale
Sarkozy sacré candidat à Paris "Le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a été désigné candidat à la présidentielle d'avril-mai en France par son parti UMP lors d'un vote interne des militants. Cette manifestation aux allures de show a coûté environ 3,5 millions d'euros à l'Union pour un mouvement populaire." afp dimanche 14 janvier 2007, 12:43
15:50 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : politique, UMP, parti socialiste, PS, UDF
22.12.2006
Liberté égalité fraternité
Imagine que toi, moi et une vingtaine d'autres personnes faisions naufrage et que nous nous retrouvions sur une île abondante en fruits de toutes sortes. Nous devrons travailler pour récolter les fruits. Mais suppose que l’un d’entre nous décrète que tout lui appartient et qu’il ne nous donnera pas le moindre morceau de fruit tant que nous ne lui aurons pas versé de l’argent, en échange. Nous nous indignerons, n’est-ce pas? Nous rirons de ses prétentions. Et s’il vient à nous causer des ennuis, nous le jetterons à l’eau pour que cela lui serve de leçon, pas vrai? Imagine que nous-mêmes et nos ancêtres ayons entretenu cette île et que nous l’ayons remplie de tout ce dont nous avons besoin pour vivre confortablement, mais qu’une personne arrive et déclare qu’elle en est propriétaire. Que dirons-nous? Nous l’ignorerons, n’est-ce pas? Nous lui dirons de se joindre à nous pour partager les richesses et travailler. Mais imagine qu’elle persiste à considérer qu’elle est propriétaire de l’île et qu’elle nous présente un bout de papier en prétendant qu’il prouve que tout lui appartient. Nous lui répondrons qu’elle est folle. Nous retournerons vaquer à nos occupations. Or, si cette personne bénéficie de l’appui d’un gouvernement, elle pourra lui demander de protéger « ses droits » et le gouvernement enverra sa police et l’armée pour nous expulser et permettre au « propriétaire légal » de prendre possession de l’île. Voilà à quoi sert le gouvernement, voilà ce pour quoi le gouvernement existe et ce qu’il fait en permanence. Crois-tu que sans cette chose que l’on appelle gouvernement, nous volerions et nous entretuerions? N’est-il pas vrai que le vol et le meurtre existent alors même que nous avons un gouvernement? Car le gouvernement ne nous garanti pas la jouissance des choses que nous devrions posséder de bon droit, mais nous les vole de surcroît pour qu’elles bénéficient à ceux qui n’ont aucun droit dessus. Si tu te réveillais demain matin en apprenant qu’il n’y a plus de gouvernement, ta première pensée serait-elle de te précipiter dans la rue et d’aller tuer quelqu’un? Bien sûr que non, nous parlons ici d’hommes sensés, saints d’esprit. Le fou qui cherche à tuer ne se demande pas préalablement s’il y a un gouvernement ou pas, s’il y a une police pour le surveiller et même les peines de prisons ne l’empêchent pas de commettre ses meurtres. Si toi ou quiconque vous réveilliez en apprenant qu’il n’y a plus de gouvernement, il y a de fortes chances pour que vous vous chargiez d’organiser votre vie en conséquence. Quelles seraient-elles?
14:50 Publié dans Temps Mêlés | Lien permanent | Commentaires (90) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog, PS, jeunes populaires, UMP, sarkozy, royal
20.12.2006
L'Europe vue par les Français

15:22 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (72) | Envoyer cette note | Tags : humour, politique, france, présidentielles 2007, UMP, jeunes populaires, sarkozy
11.09.2006
Le Terrorisme du Cinquième Pouvoir
On peut difficilement imaginer un monde sans aucune forme de pouvoir, même si les (ultra-)libéraux, les "anarcaps", les anarchistes et les libertariens prétendent le contraire. Un monde qui s'autorégule est une utopie. De même, un pouvoir incontestable et incontesté mène invariablement à des abus de pouvoir que seuls des contre-pouvoirs efficaces peuvent éviter. Faisons ici l’éloge des contre-pouvoirs, véritables filets à requins nous prémunissant de servir de boustifaille à tous les prédateurs de la planète. Contre les abus des pouvoirs, la presse et les médias ont été, pendant des décennies, dans le cadre démocratique, un recours des citoyens. En effet, les trois pouvoirs traditionnels - législatif, exécutif et judiciaire - peuvent faillir, se méprendre et commettre des injustices; injustices beaucoup plus fréquentes, bien sûr, dans les Etats autoritaires et dictatoriaux où le pouvoir politique demeure le responsable central des violations des droits humains et des censures contre les libertés. Mais, dans les pays démocratiques aussi, de graves abus peuvent être commis, bien que les lois soient votées démocratiquement, que les gouvernements résultent du suffrage universel, et que la justice - en théorie - soit indépendante de l’exécutif. Par exemple, il arrive que celle-ci condamne un innocent (comment oublier la très médiatique affaire Dreyfus, en France?); que le Parlement vote des lois discriminatoires à l’égard de certaines catégories de la population (par ex. aux Etats-Unis, durant plus d’un siècle, à l’encontre des Afro-Américains, et aujourd’hui encore contre les ressortissants des pays musulmans en vertu du «Patriot Act»); que les gouvernements conduisent des politiques dont les conséquences se révéleront funestes pour tout un secteur de la société (c’est le cas à l’heure actuelle, dans de nombreux pays européens, à l’encontre des personnes immigrées dites «sans papiers»). Il fut un temps, donc, où la presse, les "médias" mais surtout la radio (le rôle de la radio durant la seconde guerre mondiale fut prédominant: propagande et, plus que tout, anti-propagande, radios libres,... La télévision quant à elle fût en permanence sous le joug du pouvoir), presse et radio, donc, étaient de véritables contre-pouvoirs. Est-ce encore le cas aujourd'hui? Est-ce "la ligne éditoriale", est-ce l'intérêt (financier, presque exclusivement) des médias de masse, mais surtout des groupes industriels qui les dirigent, d'user en pratique, sauf de leur pouvoir de propagande, de leur ascendance pour contrer les abus autoritaires des autres pouvoirs? Lorsqu'on choisit un candidat, et l'on voit bien qu'aux Etats-Unis, il ne s'agit plus que de séduction entre les candidats et les électeurs, l'on choisit aussi le plus fort, celui qui possède les meilleurs réseaux. Réseaux qui, en contrepartie, leur rendront leurs services en contrats divers et industriels. Il n'est même plus question de le prouver (je me rappelle d'un temps où l'on faignait de ne pas en être certain), il s'agit aujourd'hui de se poser la question de la mise en déséquilibre, par ces pouvoirs concentrés, de nos démocraties. N'allons-nous pas tout simplement vers une dictature (médiatique)? A ce sujet, voici la retranscription (source acrimed.org) des interventions de Monsieur François Bayrou, la semaine dernière, dans les médias au sujet du comportement des médias et de leur utilisation par les candidats à l'élection présidentielle française. Mercredi 30 août 2006 à 8h20 sur France Inter: - François Bayrou : «Vous ne regardez que la surface des choses. D’ailleurs, c’est peut-être normal. Tout l’été a servi au matraquage médiatique Sarko-Royal. Ça a été les premières pages des magazines, comme si les Français n’avaient le choix qu’entre ces deux photos, ces deux images. [...]» Le présentateur (Patrick Boyer) interrogeant une nouvelle fois Bayrou sur Royal, ce dernier rit et répond: - F. B. : «Monsieur Boyer, j’aime beaucoup la manière dont les journalistes en général ramènent de manière infatigable les mêmes questions et les mêmes personnes. Je crois au contraire que ce qui est en train de se passer en France, c’est une remise en question de ce que vous dites, et le fait que les médias comme en 2002, essaient d’imposer un deuxième tour tout fait auquel les Français ne sont pas ralliés du tout [...] . - Patrick Boyer: Alors qui ramène aux personnes, M. Bayrou ? Dans l’interview à L’Express que vous donnez au magazine qui va sortir cette semaine, vous évoquez Nicolas Sarkozy dont vous dites que “comme Silvio Berlusconi, il a une grande connivence avec les puissances d’argent, et un sens de la mise en scène des confrontations dures dans la société”. - F. B. : Hé bien c’est exactement ça [...] - P. B. : Connivences avec les puissances d’argent! - F. B. : [...] Il y a en France aujourd’hui des puissances très importantes qui en particulier ont des intérêts dans les médias, et qui poussent à ce choix tout fait, qu’ils ont choisi eux-mêmes, Nicolas Sarkozy d’un côté, Ségolène Royal de l’autre. D’une certaine manière, ils mettent des billes dans les deux cases. Donc ça ne peut pour eux que rapporter que le jackpot. - P. B. : Mais dites le ouvertement : les puissances, là, c’est le groupe Bouygues, c’est le groupe Lagardère... Oui, non? - F. B : C’est des puissances considérables, en particulier dans les médias... - P. B. : C’est eux ou c’est pas eux? - F. B. : ... et qui ont avec l’État des rapports de client, des rapports d’argent, dont la vie et le développement dépendent de la commande publique. Et donc qui ont le plus grand intérêt à maîtriser, à tenir les choix futurs des Français. À diriger et à orienter les choix futurs des Français de manière à ce qu’au bout du compte, leur avenir et leurs perspectives soient préservées. Vous savez bien que ce n’est pas tout à fait par hasard que de grands groupes industriels, financiers, ont choisi d’avoir des développement dans les médias et de conserver en même temps leurs relations de clientèle avec l’État. - P. B. : Dassault a le Figaro, on va parler clair, Lagardère a un nombre important de médias, et M. Bouygues a TF1? - F. B. : Hé bien voilà, vous venez d’évoquer trois groupes principaux. - P. B. : qui soutiennent selon vous, bien sûr, la campagne de Nicolas Sarkozy à venir... - F. B. : Et de Ségolène Royal. - P. B. : Hummm...» Vendredi 1 septembre 2006 dans le 19/20 sur France 3: - Catherine Matausch : «François Bayrou, dans l’Express de cette semaine, vous dénoncez la grande connivence de Nicolas Sarkozy avec les puissances de l’argent. Ce sont des accusations extrêmement graves. Selon vous, le Ministre de l’Intérieur muselle la France. - François Bayrou : Attendez. Ca n’est pas des accusations, c’est la présentation de deux démarches politiques différentes. Nicolas Sarkozy insiste beaucoup sur ses liens avec de très grandes personnalités du monde économique, à la tête de médias forts, vous savez bien qu’il affirme et affiche ces liens. Ca n’est pas ma vision. Moi, je crois, au contraire, très important pour la République, que le pouvoir politique doit être séparé du pouvoir de l’argent. [...] Je plaiderai pour que la République retrouve ses principes de séparation entre les intérêts des grands groupes économiques et le pouvoir politique.» Samedi 2 septembre 2006 dans le JT de 20 heures de Claire Chazal sur TF1. - François Bayrou : «Ce qui est frappant c’est que depuis des mois il y a une orchestration médiatique pour essayer de faire croire aux Français que le choix est joué à l’avance, et qu’ils n’ont plus que à se ranger derrière Nicolas Sarkozy ou derrière Ségolène Royal. Et les grands médias [sourire entendu], vous le savez bien. - Claire Chazal : «On vous reçoit François Bayrou, on vous écoute. On vous écoute ce soir et nous avions François Hollande sur ce plateau dimanche dernier. Donc, vous savez, nous recevons tous les chefs de partis.» - F. B. : «Sans le moindre doute. Claire Chazal, vous êtes totalement innocente de ce qui se passe. Et loin de moi, vous le voyez bien, l’idée de mettre en doute cette innocence vertueuse. Les grands médias ont orchestré pour les Français un choix dicté à l’avance et il n’y aurait rien d’autre à faire pour les citoyens, qu’obéir à ce choix et de se ranger derrière l’un ou derrière l’autre. Il se trouve de surcroit que ce choix, naturellement, arrange beaucoup de gens, arrange des intérêts puissants - et les Français le sentent bien. Il faut seulement accomplir avec eux la lecture, l’éclairage qui fait que désormais ils pourront retrouver leur liberté.» Claire Chazal lui pose une question sur ses alliances. - F. B. : «[...] Les Français n’ont pas envie de se retrouver dans le même type de mécanique dans lequel ils ont vécu depuis longtemps, et vous avez vu en 2002 que quand on essayait de leur vendre, à l’époque c’était Chirac / Jospin, ils choisissaient eux de créer un paysage politique nouveau. [...]» Claire Chazal s’inquiète des attaques de Bayrou contre Sarkozy. La nécessaire réunion de l’UDF avec des personnalités de l’UMP en est rendue plus compliquée car « en critiquant assez violemment Nicolas Sarkozy, vous risquez de heurter ses amis.» - F. B. : «Je ne critique pas Nicolas Sarkozy.» - C. C. : «Vous avez été ferme» - F. B. : «Oui il faut être ferme en rappelant la proximité qui est la sienne avec des responsables économiques extrêmement puissants. C’est une proximité qui est affichée, assumée, et même étalée dans les journaux comme vous le savez.» - C. C. : «Ca n’empêche pas...» - F. B. : «Je considère pour moi, je considère pour moi Claire Chazal, que l’argent et la politique doivent être séparés. Je pense que l’un ne doit pas avoir barre sur l’autre. Notamment lorsque ces puissances économiques détiennent de très grands médias.» - C. C. : «C’est une accusation, c’est une accusation extrêmement violente qu’il faudrait j’allais dire étayer par des choses concrètes. L’amitié ne signifie pas forcément une prise de position ou des concessions sur l’idéologie et les idées.» - F. B. : «Je comprends très bien, Claire Chazal, que vous défendiez, je comprends très bien que vous défendiez cette thèse, précisément sur votre antenne...» - C. C. : «Je ne défends aucune thèse en particulier.» - F. B. : «... mais je puis vous assurer qu’il y a un problème républicain dès l’instant que de très gros intérêts financiers, industriels, sont liés à de très gros intérêts médiatiques, et sont en liaison intime avec l’Etat.» - C. C. : «En tout cas, précisons-le et rappelons-le très précisément, François Bayrou, sur cette antenne toutes les personnalités politiques de droite et de gauche s’expriment, avec des temps de parole strictement équivalents, contrôlés par le CSA, vous le savez bien. Alors...» - F. B. : «Je vous ai délivré, Claire Chazal, un brevet de vertu. Donc prenez en acte.» - C. C. : «Je parle pour ma chaîne en général, pour cette antenne TF1.» - F. B. : «C’est un brevet de vertu général!» Claire Chazal l’interroge à nouveau sur la nécessité pour lui, après avoir voté la censure, de se rapprocher de Sarkozy : «Il va bien falloir aussi que vous alliez vers vos futurs amis de l’UMP et vos futurs électeurs». - C. C. : «Merci beaucoup François Bayrou d’avoir été en direct dans ce journal.» - F. B. : «Merci de votre invitation.»
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