03.04.2007

L'hypothèse Gaïa et les 7 marches de la vie

L'hypothèse Gaïa théorise la qualité, le fondement, de la vie sur terre, proposée à la fin des années 1960 par le biochimiste britannique James E. Lovelock et la microbiologiste américaine Lynn Margulisis, elle suppose que la Terre, composée de matières inorganiques et d'organismes vivants (biomasse, lithosphère, atmosphère, pedosphère, matières inertes et rayonnements cosmiques), formerait un "super-organisme" qu'ils dénomment Gaïa (ou Gé, dans la mythologie grecque, déesse symbolisant la Terre nourricière, mère des Titans). Gaia serait un système dynamique qui s'auto-régulerait où le tout serait plus que la somme de ses parties (holisme), autorégulation qui adapterait en permanence la planète à ses besoins. Le processus d'évolution biologique y serait moins le résultat d'une sélection par la compétitivité entre individus qu'un processus de coopération des organismes en quête de symbiose avec leur environnement. La psychologie moderne distingue 7 stades de la croissance: Le nourrisson ne se vit pas distinct de sa mère, il n'a pas conscience de son corps. Il prendra progessivement conscience de celui-ci et, dès lors, de lui-même et intégrera les limites de ce corps qui est le sien, perçu comme différent des autres. Il distinguera ce qui est de l'ordre du Moi et ce qui est Autre. 1- le stade oral (de 0 à 8 mois) : il s'agit d'une relation symbiotique (fusionnelle), l'Objet est partiel (sein, lait). 2- le stade du miroir (à 8 mois) : la relation est devenue anaclitique, avec conscience du soutien Maternel. l'Objet est total (Mère). 3- le stade anal (de 1 à 3 ans) : relation ambivalente (don /refus), Objet total (Mère) et Objet partiel (boudin fécal). Accès au dossier "stade anal". 4- le stade phallique (de 3 à 6 ans) : relation triangulaire, Objet du désir (Mère ou Père), Objet partiel (pénis), avec division des pulsions agressives et sexuelles (Mère et Père). 5- la latence (de 6 à 12 ans) : relation triangulaire stabilisée. 6- l'adolescence (après 12 ans) : relation triangulaire génitalisée, substituts Parentaux. 7- l'âge adulte: A chacun des trois Objets partiels du jeune enfant correspondent des comportements de la vie adulte, à savoir: Sein : incorporation. Boudin fécal : toute puissance. Pénis : complétude. L'homéostasie d'un organisme cellulaire est sa capacité autorégulée à conserver un fonctionnement satisfaisant et un équilibre entre le compartiment intracellulaire (le milieu intérieur) et le compartiment extracellulaire (le milieu extérieur) séparés par la membrane cellulaire, malgré une contrainte extérieure. L'homéostasie désigne le résultat obtenu par la mise en jeu des différents types de régulations qui assurent les équilibres dans les systèmes vivants. Le terme d'homéostasie est d'abord utilisé pour désigner les équilibres atteints du milieu intérieur des animaux. Ces équilibres sont atteints par des régulations rétroactives dans lesquelles l'action sur un effecteur est contrôlée par l'intensité de réponse de l'effecteur. Mais le terme "homéostasie" peut aussi être utilisé pour n'importe quel système ouvert dans la mesure où l'obtention de leurs équilibres relève de la mise en jeu de régulations rétroactives. On peut ainsi parler d'homéostasie pour une population, pour un peuplement, pour un écosystème. L'hypothèse Gaïa fait même état d'une homéostasie pour toute la biosphère. Plusieurs publications (2005) ont fait état de travaux réalisés en Grande-Bretagne et portant sur le relargage de CO2 par les sols en Angleterre, relargage qui contribuerait significativement à augmenter la teneur en CO2 dans l'atmosphère et, par conséquent, à l'effet de serre. C'est un exemple remarquable de régulation en tendance: l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère provoque, par effet de serre, un réchauffement climatique sur la planète. L'augmentation de la température favorise le métabolisme bactérien dans les sols. L'augmentation du métabolisme bactérien concourt à une plus rapide et plus importante transformation de la matière organique morte et des humus. Cette transformation libère plus vite le CO2 contenu dans ces matières organiques alors que dans des conditions de climat plus rigoureux, le CO2 aurait été stocké. Cette libération rapide et importante en masse de CO2 enrichit davantage l'atmosphère. L'effet de serre est augmenté, le réchauffement climatique plus rapide et l'activité bactérienne stimulée. L'appauvrissement des sols en matière organique va poser d'autres problème, notamment en matière de fertilité. L'équilibre écosystémique de la pédosphère sera en danger. Qu'adviendrait-il si l'activité et la cinétique des réactions métaboliques d'une bactérie comme Azotobacter ou Nitrosomas devaient en être perturbées? En quelques mois la vie sur la Terre serait compromise (cf. cycle de l'azote). La psychologie moderne distingue 7 stades de l'agonie: 1- Le choc, est la prise de conscience de l'issue fatale, en un moment très brusque de durée variable. Naît le sentiment du passage d'un état normal, habituel, à un véritable face à face avec la mort. Le mourant se sent tout à coup différent des autres. 2- Lors de la dénégation, le mourant niera la maladie, et l'inéluctable. Cette phase est plus ou moins longue et intense. La personne essaie d'infirmer le diagnostic. 3- La colère: comportement agressif vis-à-vis de l'entourage lié aux sentiments d'injustices: "pourquoi moi ?". Le mourant perçoit le monde des vivants comme hostile. Il devient tyrannique envers sa famille et ressent l'abandon de celle-ci. Très souvent, la phase de colère est entrecoupée de phases de dénégation. 4- La dépression reste la phase la plus longue. Méfiance, apathie, repli sur soi, le mourant devient amorphe. Il se fait du souci pour les gens qui l'entourent, pour le coup financier du traitement, la charge qu'il représente. Tout lui semble insurmontable. Le malade ne désire plus lutter. 5- Le marchandage: révolte, insurrection de la conscience. Le mourant veut combattre la mort. Il conclut des pactes avec Dieu: "Si je guéris, je construirai une église". C'est l'époque du complexe du Minotaure: "Pourvu que ce soit un autre !". 6- L'acceptation: la révolte est abolie, l'insurrection cesse. La personne entre dans une période de paix, règle ses affaires, prend congé des siens. Paradoxalement, elle suit de très près les traitements médicamenteux, en patient modèle. Le mourant est étranger à lui même. Cela ne veut pas dire qu'il n'a plus la volonté de vivre mais il accepte l'idée qu'il peut mourir. Il s'avance vers la mort activement et entrevoit un seuil de perception nouvelle, un véritable passage vers la mort. C'est une période entrecoupée de chagrins préparatoires. 7- La détente: période terminale. C'est le "décathexis", avec la fin des communications avec l'extérieur. Le corps vit toujours mais la conscience est ailleurs, envahie par la perception d'une réalité que personne ne connaît.

07.11.2006

Neuro-biologie

J'ai lu cela quelque part, que la croyance serait une réponse à un certain état de réceptivité du cerveau (et non pas de naïveté ou d'émotion) que l'on pouvait mesurer. Ce serait un processus, une faculté, qui permettrait, qui aiderait l'individu (d'après ce que j'en ai compris) à faire le pas décisif lorsqu'un choix deviendrait problématique. Par exemple: il serait d'autant plus "facile" (pour le cerveau) de faire un choix que les données qui le déterminent soient lointaines, insaisissables, hors de portée, en faisant appel à ce qu'on dénommait, l'intuition, l'instinct. Les données d'un problème étant mieux connues, plus proches, plus appréciables, l'on aurait plus de mal à trier et, finalement, à trancher. Un pas en avant pour éviter la stagnation, un saut quantique? Ceci qui (me) paraît "humainement logique". Autrement dit, la "nature humaine" résoudrait la question du choix, d'une décision douloureuse, par une manière de fuite en avant, d'aveuglement inconscient ou parfaitement volontaire. Irrationnel pour irrationnel, plongeons vigoureusement dans le brouillard. Ceci me fait penser au "crossing over", au hasard dans les mutations, par lequel l'évolution reste possible. Ce qui expliquerait (dans le désordre) le nombre indécent (pour la raison) de joueurs aux lotteries, l'héroïsme, etc. Je n'en sais pas plus. Mais j'en déduis que, dès lors, les dieux seraient un effet placebo.