25.01.2008
BruSseLLoiS !? NoN PeuT-ÊtRe !
14:39 Publié dans Vadrouille | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chanson, bruxelles
09.08.2007
Bru-X-e-LL-e-ries BreugeL-O-BreLiennes
Graziella, 42 ans, rue du marché aux poulets, 1000 Bruxelles.
fotoz: pierre duys, place de Brouckère, le mercredi 8 aout 2007
kansonz: les bonbons (deuxième version, 1967) & Le Grand Jacques (c'est trop facile), jacques brel
14:30 Publié dans Vadrouille | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, photo, chanson, bruxelles
05.07.2007
Le pays aux cinq Fêtes Nationales et gouvernements, aux quatre drapeaux et trois hymnes, aux six frontières dont deux internes, aux centaines de milliers de fonctionnaires, aux 10 millions d'abrutis.
14:50 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : politique, poésie, nationalisme, belgique, bruxelles
26.03.2007
La Marolle

14:25 Publié dans Clichés | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, photographie, art, poésie
22.11.2006
Saint-Gilles : Vadrouille #4
Une camionnette vend des gaufres. Elle brait d’un essoufflement plus piteux qu’un âne à l’agonie. On peut, parce que l’on désire le bon côté, voir surtout ce qui compose la vie. On n’est plus pyromane. Ce qui n’empêche pas de constater que l’on tape de haut toujours du même côté, le nôtre. On reste précaire. Deux cerisiers jouent au flipper. Ils se renvoient un type très soul qui s’exécute de part en part, au ralenti, comme une ballerine aux trop grands pieds. Les rangées de lampadaires diffusent des lueurs orangées. Ce sont des soucoupes volantes en double forme de cône tronqué. Une blonde s’enfuit sur ses talons, ses fesses serrées dans de la soie fine, un taxi vert tapine. Des carpes albinos japonaises bordées de rayures rouges et noires observent dans une vitrine un aquarium rond en plastic rempli d’une racine moulée dans d’obscures résines. Le Certificat d’Excellence 2006 est en bonne place dans la devanture du croque-mort. No stress, vous êtes en de bonnes mains. Une macrale et deux jolis fantômes en délicate suspension au-dessus de quatre citrouilles hilares et de quelques crânes lisses ont cessé de vouloir effrayer les passants, ils observent. L’humide gravité des parfums de l’automne porte des hirondelles. Une méchante chape de nuées blanches annihile tout espoir de ciel. Mais, en chaque instant, ô joie, du rythme d’une voix le rap renaît. Dj Rodriguez, capuche et démarche scandée, se répète une phrase syncopée. Ses paumes appuient les voyelles. Grill Mobiel dit un écriteau neuf. Un vieux couple se dispute : pour Celestina, les perruches acclimatées dans le parc de Forest viennent manger les miettes de nos moineaux. Ulysse n’est pas de son avis. Le ciel hésite tout de même à nous tomber sur la tête. Une photographe médite jambes croisées sur une pelouse où trois enfants-fleurs jonglent en dessinant l’air. Bernard et Bert se relancent au freesbee. Excepté. Uitgezondert. Rappel. Herhaling. Sens unique. Interdiction. Une manière d’envisager la vie. Donc, on peut contempler l’automne, ses teintes augustes, ses rouges, on peut dire presque tout, on se baladerait : Quelle chaleur cette année ! Un automne comme je ne m’en rappelle pas. C’est vrai. On peut tout dire sur un quartier. On va, on vit, on raconte ce que l’on voit. Je m’en inspire. On devrait pouvoir tout traverser. Les dictons le laissent penser. Tout se peut sur le dos des mots. Mais, dites-moi, quel enchantement remontera le temps dans l’esprit de le détourner pour en effacer l’instant où, dans ce quartier, mon amie D. s’est faite enlever, couteau sur la gorge, avant d’être violée ? Alors, que reste-t-il ? Que reste-t-il de nos flâneries jusqu’à pas d’heure ? Où fleurissent les fresques qui nous enchantaient ? Je demande l’ablation. Je requière l'amputation du quartier. Je demande l’ablation du parvis, des arbres, des terrasses, des bonnes sœurs en sandales, du commissariat, à coup de bouteilles brisées je les ai vus se battre la nuit. J’exige la justice pour nous, auprès de vous, nos juges, soyez justes. Justice pour les délogés, les humiliées, les exclus, les affamées, les perdus, les abandonnées, justice pour nous tous, justice, justice et égalité. Économique. Je pense aux deux tours en bas, je pense aux cités ouvrières, aux immeubles sociaux, Combaz, Fort, aussi à Chauvière, à Besme, à la Ligue, à Volders, au Roi Gambrinus, à la Maison du peuple, à la Justice et à la paix. À toi, D. Et à Hélène, Amy, Gianni, Sofia, Aziliz, Youssef, Ignacio, Benjamin, Amina, Nina, Lolita, Ambroise, Davide, Melina, Najib, Afif, Salomé, Odete, Mailys, Ahmad, Cloé, Farah, Yannis, Dounia, Gastao, Farida, Heitor, Duarte, Gregorio, Anaël, Argento, Larrissa, Fathy, Gonçalo, Désiré, Raphaël, Gabriel, Eva, Aboubacar, Adil, Louise, Océane, Margot, Abderahman, Josepha, Dimitriu, Angie, Zélia, Rosa, Alissa, Carla, Alba, Imane, Jacinto, Annelise, Bruna, Anatole, Julie, Abdelmalek, Narcisso, Lucie, Jéronimo, Ayoub, Bachir, Jeannette, Aziz, Demba, Idy, Gyrgy, Hai, Fael, Erno. Nos noms du monde et maintenant…
14:20 Publié dans Vadrouille | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littéraure, poésie, bruxelles, saint-gilles
21.11.2006
Saint-Gilles : Vadrouille #3
Évidemment, avec le temps, on finirait aussi par découvrir, et donc pouvoir décrire, les endroits où se côtoient ceux qui en ont perdu l’habitude. On serait étonné d’apprendre que la piscine en est un, de ces lieux où les filles se dévoilent. On se croise au marché. Ceci ne suscite souvent que des envolées convenues, on se tape sur l’épaule, on se verra plus tard, ah comment vas-tu Mouss ? On conclut cette affaire. Un type me hèle : Pschhhh Pschhhhh hashish ? Je lui demande courtoisement s’il est fou. Il n’en croit pas ses oreilles. Je discerne sur son visage son esprit pris dans les reflets démultipliés des miroirs déformants qu’engendre ma question. Il dit : Quoi ? Répète ! C’est toi qu’es fou ou quoi ? Bien joué. Cela se pelote pas mal au cinéma. Couverts par la symphonie des meurtres et des caramboles, des couples rouleboulent presque jusque par terre. Dans les silences, les rangées grincent. Deux jeunes gars, l’accent bien de la rue de la Perche, tu vois, quoi, deux ptis gars d’ici, téléphone à portée de main, on sait jamais quoi, eh ben tu sais quoi ? Sur ma mère ! Ils sont morts de rire, si, devant le film. Le héros défonce des immeubles avec ses poings et eux se tapent sur les genoux et ça fait des éclats de rire dans tous les sens, quoi, trop ouf j’te jure, et le monde se marre avec eux, tu vois, c’était génial quoi. On se retrouve aussi à la Maison du livre, à l’école numéro quatre, l’ancienne abbaye de Forest, centre de jeunesse, maisons de quartier, halls, parkings, supermarchés, étales de fruits offerts, cafés, restos… Non. Commerces et bistros, sinon pour quelques téméraires ignorant résolument les frontières, restent réservés, claniques. On ne se permettrait pas, innocemment, sans rien savoir, de s’asseoir dans un salon au hasard chez n’importe qui, et on garde certaines habitudes. Diffuseurs de fragrances garanties mondiales et grillées des restos pêche aux bobos, sur la pente lisière Sud, parvis, Rome, mi-hauteur, Van Meenen, Hôtel des Monnaies, Morichar. Debout à la Barrière, couronnée de trams crissant, à la peine, l’allure courbe, sa silhouette portée en avant par deux lourdes cruches en équilibre, la porteuse d’eau fait un pas décisif. Il paraît qu’elle pratique plus de cent dialectes. C’est invraisemblable. Car c’est une centaine de pays en ébullition sur quelques centaines de mètres carrés démultipliés par les nouvelles du monde, Bruxelles, Saint-Gilles. Portugal, Espagne, Maroc, Brésil, France, Grande Bretagne, Pologne, Italie, Russie, Inde, Pakistan… On repère le climat aux drapeaux, Coupe du monde de football. Les chaînes télévisées répercutent des rituels, on déboule en bagnole avec accessoires et pavillons en produisant le plus de bruit possible, on voit bien qui est qui, j’en ai vu sur une charrette tirée par des bœufs. Je ne me souviens plus bien. Des cariocas tambourinent sec lorsque leur score grimpe, ils dévalent Jean Volders avec au cou des grosses caisses, en bouche des sifflets et leurs doigts trépignent de tripoter la trompe qui sonne loin, en échos épiques, au loin vers la foire. On aperçoit d’ici des loupiotes tourbillonner et des relents de machins frits. Saint-Gilles plombant la Porte de Halle. Quinze mille gens, de vingt-quatre à soixante-quatre ans, dits d’origine belge, et quatorze mille gens, aux mêmes âges, dits ressortissants, dits d’origines étrangères, dits assimilés. Match nul. Creuset. Lire la suite
09:25 Publié dans Vadrouille | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littéraure, poésie, bruxelles, saint-Gilles
17.11.2006
Saint-Gilles : Vadrouille #1
On peut sautiller ou franchir, on peut même danser sur les mots chaussés de saisons vives. On peut la dévaler la rue de la source à la recherche du fabuleux ru gothique, sous les rives bordières des trottoirs déboulant d’Ixelles. On peut rêver des moulins de la cité des aulnes tout là-haut, tout au vent. On rêverait d'être pesé à la Bascule, sortie Sud. On peut même y voir naître des choux nains. De l’autre côté, on plonge au cœur de la capitale, par la Marolle. Le vieux marché, les boulevards et le centre. On peut chanter la beauté des zones hautes et basses, leur architecture, leurs habitants, leurs mixités, on peut citer d’illustres représentants de faits historiques majeurs, pour la classe ouvrière, il y a un siècle, c’est loin, le socialisme, Saint-Gilles. Sa gente artistique, certains s’en souviennent. On peut rechercher l’authenticité. On peut passer par soi. On peut se tromper. On peut s’appauvrir. La précarité, c’est quand tu n’as pas d’argent pour te soigner les dents et qu’elles pourrissent. On pourrait démontrer qu’ici cela se passe et ce serait sans doute vrai. On démontrerait tout aussi bien le contraire. On peut croire, mais ce n’est plus original, au pouvoir de la poésie, la consistance des mots, l’impalpabilité des sorts, on peut croire au pouvoir du récit. L’on décèlerait dès lors les lieux dont on attend tout et ceux dont, tous comptes faits, on ne veut pas se saisir. On invoquerait des frémissements en bonnes voies sur un ton sophistiqué ou suffisant. On débusquerait des passerelles, des faux-fuyants. On déchiffrerait les itinéraires singuliers des piétons. On illuminerait leurs pas de belles intentions. On poserait des mots pour appeler des mots pour panser des vies, effrayés par toute cette solitude, cela s’est vu : CECI EST UN BANC DE CONVERSATION – THIS IS A CONVERSATION BENCH. lire la suite
11:20 Publié dans Vadrouille | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : littéraure, poésie, bruxelles, saint-Gilles
26.09.2006
Le voile des communales
En réponse à la "question du voile" reposée en Belgique à l'occasion des élections communales prochaines, pour lesquelles, M. Charles Picqué, ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé de l'Aménagement du Territoire, des Pouvoirs Locaux, de l'Emploi, des Monuments et sites, de la Rénovation Urbaine, du Logement, de la Propreté Publique et de la Coopération au Développement (rien que cela, tout de même), et chargé de la Politique des Grandes Villes, et Bourgmestre de Saint-Gilles à Bruxelles, déclare ne pas vouloir voir, à Bruxelles (les représentants des autres communautés n'ayant rien déclaré à ce sujet), parmi les assesseurs et les présidentes des bureaux de vote, ni femmes voilées, ni autres ostensibles signes religieux. Olivier Bonnet pose la question de savoir s'il faut-il monter au créneau à ce sujet. (Faut-il vraiment monter au créneau et hurler à la privation de la liberté... d'être opprimée - même si parfois consentante (endoctrinée, cuturellement asservie) - en tant que femme ?) Je pense que oui, cela en vaut la peine, amplement, de grimper au créneau, et quatre à quatre si possible, mais pas le créneau dont vous parlez, Olivier, mais celui qui y est opposé. Pour la bonne raison que notre état reste, jusqu'à nouvel ordre, laïc, et plus particulièrement parce que, lors de l'affaire dite du voile (chez vous, en France), notre vice-première ministre et ministre de la Justice, M. Lorette Onkelinx - et cette phrase résonne souvent en moi, parce que je ne l'agrée en rien - a dit à l'adresse des musulmans et particulièrement des femmes: "mais, ne vous en faites pas, ici, en Belgique nous n'avons pas la même conception de la laïcité". Sans plus d'explication. J'aurais aimé savoir ce que cette dame, qui parle si facilement en notre nom à tous, entendait par là. Qu'est-ce qu'une "conception différente de la laïcité"? A l'évidence, pour madame la ministre, cette notion est géométriquement variable. Sans doute voulait-elle dire que nous avons, de fait, une politique communautariste qui s'approche davantage de celle du royaume britannique. Or, c'est la première fois qu'un politique, de la carrure de M. Picqué, socialiste, ose dire ce que beaucoup pensent, nous ne voulons pas que les sphères privées et publiques s'interpénètrent, nous ne voulons pas voir ces signes ostensibles portés comme des revendications religieuses, et encore moins dans des services de l'état. Nous les ressentons comme autant d'aggression car les plus lucides de nos aïeux ne se sont pas battus contre le catholicisme politique pour qu'un islam politique le remplace. Et l'on voit ici, comme partout en europe - ce qui interroge nos amis maghrébins en visites chez nous - qu'il y a plus de jeunes femmes voilées qu'au Maroc ou qu'en Algérie. Ce qui est un comble, je trouve; et dénote d'un replis culturel d'une partie de la population et d'un recul de notre démocratie. J'attends donc que les athées et les démocrates se lèvent, et particulièrement parmi les plus concernés, dont on dit qu'ils sont issus de cette immigration en provenance des pays du Maghreb. Il conviendrait également, dans la foulée, que les citoyens réclament enfin avec force et conviction comme je le fais chaque année (une petite lettre en annexe de la déclaration d'impôt expliquant mon refus d'acquitter le prix de ce privilège, pourcentage et déduction faite), la suppression totale et définitive, comme récemment en Espagne (pays où le catholicisme politique triomphant bénissait les légions franquistes tout en dénonçant les résistants communistes et anarchistes), du prélèvement obligatoire en faveur des cultes. C'est le moins qu'on laisse aux citoyens ce choix-là.
16:04 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (57) | Envoyer cette note | Tags : politique, belgique, bruxelles
22.06.2006
Le Livre sur la Chaussée
Rendez-vous le 25 juin 2006, de 9h00 à 20h00, Chaussée de Wavre à Bruxelles (entre Goffart et Tulipe) dans le cadre de "Matonge en Fête et en Musique". À la découverte de livres qui ne font pas toujours la une des médias et qui, pour vous, bande de veinards, descendent dans la rue. Deeeeemandez l'programme... Entre autres joyeusetés, vous jouirez des activités, lectures, concerts et expos, suivantes: Un atelier d’écriture bilingue ouvert à toutes les plumes et à tous les délires, animé par Luc Deflo et Sylvain Farhi (inscriptions sur place). Un cabaret littéraire et musical : Des auteurs, des musiciens, des comédiens vont faire jazzer, tourbillonner, valser les mots sous vos yeux ébahis et dans vos pavillons auditistiques. 14h -Isabelle Beirens & François Kah: Lectures croisées de «La fin du chocolat» de Fanny Chiarello et de «Rengaine» de Jean-Marc Flahaut. 15h -Christian Duray: Lectures inédites. 16h -Paul Hermant: Lectures des chroniques de Lautresite.com 17h -Pierre Duys: Lecture d’extraits de «Parfois au bout des routes» 18h -Jean-Louis Massot: Lecture d’extraits de «Carnet d’un poète assis sur l’horizon» d’Antonello Palumbo Intermèdes par Philippe Bégaux: Lectures coup de cœur et Musiques de Frank Wuyts (claviers) & Denis Van Hecke (violoncelle) Atelier d’écriture / Tables de conversation (Babbelut op straat) - Infos Centre Elzenhof et "Promenades Matonge" - Cocktails ! Exposition : Yves Budin, illustrateur jazz + Espaces Taggeurs Une table du monde : Cuisines de tous les continents Organisé par Les Carnets du Dessert de Lune et le Comité Wavre. Infos : +322 511 57 51 & +32477 22 97 25
10:40 Publié dans Vadrouille | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, bruxelles, lecture, littérature, édition










