25.01.2008
L'exploration Inversée / part 6
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06.11.2006
Implants Boursiers (Geotrupes stercorarius)
La neuro-économie applique des nouvelles connaissances scientifiques du cerveau à l’économie. Elle constitue la progression naturelle de l’économie comportementale, combinée avec des outils de l’économie expérimentale et des avancées dans l’imagerie du cerveau acquises au cours des vingt dernières années. De même que l’économie comportementale utilise la psychologie, la sociologie et l’anthropologie pour créer de meilleures théories économiques, la neuroéconomie introduit les sciences biologiques, ce qui a déclenché une révolution lors des deux dernières décennies. Grâce à l’utilisation de l’imagerie cérébrale et des mesures psychophysiques, nous pouvons développer des théories qui reflètent plus précisément ce que les gens, en réalité, font lorsqu’ils commercent, négocient et prennent des décisions difficiles. La théorie économique a émané de théoriciens s’imaginant comment leur propre comportement pouvait être exprimé sous forme mathématique et logique. Alors que les économistes du XVIII siècle, tels Adam Smith, croyaient qu’il était crucial d’incorporer la psychologie, les émotions et l’irrationalité dans les théories économiques, ce point de vue devint impopulaire à mesure que les économistes devinrent sceptiques quant au fait que les détails de l’activité cérébrale ne puissent être un jour observés directement. Cette opinion était fausse. Maintenant, nous pouvons observer les détails de l’activité du cerveau et les associés aux décisions économiques. Les nouveaux outils qui nous sont disponibles au travers de la biologie incluent l’imagerie fonctionnelle du cerveau par résonance magnétique (IFRM), ce qui nous permet de voir quelles régions du cerveau sont actives durant différents processus. Nous pouvons allier cette activité aux connaissances de l’anatomie du cerveau, et aux acquis des neurosciences concernant les fonctions que différentes parties du cerveau accomplissent, ceci afin d’identifier les régions qui exécutent les calculs économiques. Nous faisons aussi appel à plusieurs autres outils, tels que l’évaluation de la réponse physiologique : conductivité de la peau (transpiration des paumes de main), dilatation des pupilles des yeux (qui indique l’excitation), observation de quelles taches élémentaires les personnes atteintes de différentes altérations du cerveau ne peuvent pas effectuer. Nous étudions également le comportement de nos cousins biologiques les primates. Caltech est l’endroit le plus actif du monde concernant l’exploration des implications de l’activité du cerveau en économie. Parmi les projets en cours en neuroéconomie à Caltech, figurent : Pourquoi les gens trouvent-ils difficile d’attacher des prix en dollars aux biens qui ne font que rarement l’objet d’ « échanges » : par exemple, la santé, les dégâts environnementaux et la sécurité? Est-ce simplement parce qu’ils ne savent pas comment y attacher une valeur monétaire, ou parce que l’idée de vendre des biens « sacrés » leurs est inconfortable, ou alors y a-t-il quelque chose de plus profond? Est-il possible que le fait d’avoir plus de choix rende les gens moins heureux en les « embrouillant »? Est-ce que le fait d’avoir plus de choix rend les gens moins satisfaits de ce qu’ils ont déjà? Que pensent et que ressentent les gens lorsqu’ils coopèrent, sont en compétition, ou font confiance à quelqu’un d’autre? Que se passe-t-il quand ils essaient de deviner ce que leurs partenaires feront ou déjouer ce que leurs adversaires feront? Comment les gens réagissent aux inconnues économiques comme lors du lancement d’une nouvelle affaire ou de l’investissement dans des pays politiquement instables ? Pourquoi certaines personnes prennent des risques alors que d’autres pas? Quelles parties du cerveau incitent les gens à repousser les frontières des connaissances humaines? Ou dans le cerveau se trouve la curiosité intellectuelle? Comment les humeurs et les sentiments des investisseurs affectent-ils les fluctuations de la Bourse?
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