19.07.2007

Attention ! Nouveauté ! Radio Piotr ! Ecoutez !

Bon çui-ci, L'Impro à la Cuisine, faut le laisser venir, se l'écouter à l'aise, sans se laisser plomber par les faux airs du début, ya un moment, ça décolle sec. Brûlez-vous pas les ailes, bordel ! Je vous jure, vous adorerez Bruxelles. (durée 30', alors prends-toi un pastaga et détends tes muqueuses.) (clique l'image !) Sinon, tu trouveras, chère lectrice-teur, sur Radio Piotr, nouvelle rubrique, le fond de ma voix, car j'y lis aussi des extraits de PArfoiS au BouT des RouTes, mon livre, mais oui ! Grave, non ? (durée 16') (clique l'image !)

20.12.2006

L'Europe vue par les Français

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19.12.2006

Les tambours nous menaient en des transes impensables

Les espions s'engluaient dans les coursives. Les fibres salopes de leurs costumes de pitres s'imprégnaient du sang des fous, tanches offertes (sautillant, pour qu'on les regarde), accablées, disant quotidiennement le pathétique. Les rois abusaient. Ils se relancaient des missions, des missiles. Les fous, vêtus de tricots décorés, verticaux, lignes jaunes et noires, trempaient sous des tricornes. Et, les grelots dansaient (encore un truc qui m'colle au corps et au corps). No satisfaction. I can't get now. N'oyez-vous plus les sons aigüs ? Hilary beuglant "God bless America!" Les apôtres des grandeurs, des bonheurs, des honneurs, des fiertés? Ne décelez-vous pas le laconisme, la condescendance, le joug? La haine. Progressant, la complexité, les discours rapetissent. Ces fascismes débordants. Non, plus de barricades. Clos. Avachis. Périmés, la nasse. Petits hommes ? Allons manifester, votons, dormons, parce que demain, c'est boulot et chef pas content!

18.12.2006

Carambolage

Je me souviens, bus 54, les portes s'ouvrent, la plus belle femme du monde monte et pointe ses escafignons dans ma direction. Elle s'asseoit en souriant. Ses jambes se chevauchent sous mes billes oblongues. Je suis le loup de Tex Avery. Son regard: limpidité du lagon vert et orange et jaune et gris et pan ! J'en peux plus, je suis sous hypnose. Sa peau: mandarine, pêche, cirrhose, tomate; un filon, un jet de pierre, une ridicule écorce de rosier. Je perdais mes chaînes, toutes, mes rondelles, une pédale, trois caramels, un mojito, je vous prie, demandè-je au chauffeur qui me regarde d'un air sans portes. Je nous voyais, sur une terrasse au bord du Nil, elle et moi, à quelques pas des torses miroitant de colosses cyclopéens montés à vif par des oies sauvages dans des barques d'albâtre, perdus dans l'observation attentive des radicelles des nénuphars bleuissants sous le soir, des dromadaires se culbutent au sommet de dunettes râpées, les célèbres nénuphars bleus d'Abyssinie se noient sans fin sous des lames sans fond. Et moi, en peignoir de satin noir, tous poils dehors, je me gratte. lire la suite

17.12.2006

Devenirs incertains

Je me suis levé, l'air humide. J'ai mis mes yeux de grenouille, mes dents d'équidé, mes cuissots de biche demi-mondaine et hop hop, poussant des cris d'orfraie, en route vers les aventures du ruisseau.

Fermentation spontanée

L'avantage, c'est que le permafrost dégèle, du coup les mammouths pulullent et l'on planque bien plus facilement les cadavres. Donnez-moi des touristes, je vous en fais des boulettes sauce mammouth !

24.09.2006

Périmètre critique

Ce sera sujet à de chouettes conversations sur le rôle des médias et la maturité du public. Ce qu’il faut voir et ne pas voir. En aucun cas cette partie de bite au cul ne sera sujet jugé propice. Quelle hypocrisie! On peut tout montrer mais pas la bite. C'est sale la bite. Tout, mais pas de pénétration, c'est honteux la pénétration.

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On serait de bons clients pour les films "d'amour" et leur romantisme pompier. Détournements propices des regards de l'oeil unique des caméras. Cela marcherait toujours aussi bien auprès des publics renouvelés (pyramides des âges etc), mais on y va chercher l'amour sans petites, ni grandes lèvres, sans bites, sans couilles, sans culs, parce que les culs, c'est porno. Et porno, c'est mal. Ou alors, seulement s'il y a meurtre, ou féminisme, salauds de mâles, on va tous vous mettre à mort. Nous aussi, les femmes, on est des hommes comme les autres. Pensées identitaires de merde. Cette (re)bandaison des religieux (leurs deux tours, n'est-ce pas Sigmung lui-même qui nous crache à la gueule?) ne présage rien de bon. Déjà que les mioches mâles des fondamentalistes sont séparés des filles; leurs soeurs, leurs cousines, à huit ans. C'est pas eux qui joueront au docteur, non, ils passent de la puberté au viol en deux coups de cuiller à tagine. Pas étonnant qu'il y en ait tant qui agressent, verbalement et physiquement, nos femmes (mais oui, les blanches, comme ils disent) dans les rues - tssss tssss hey salope, tu suces? Quoi, t'as peur, salope! mais pourquoi t'as peur, je suis sûr que tu suces, salope, pourquoi t'as peur? (effectivement on se le demande, mais on entendra les experts dire que ces jeunes ont moins de chance que les autres et que, dès lors, il faut les comprendre) - puisque les leurs, de femmes, ils les enroulent dans des tapis, au travers desquels l'on ne peut ni leur adresser la parole, ni leur offrir un regard, même compatissant. (Je n'admets pas ce silence, les non-religieux sont encore les plus nombreux, mais levez-vous, bordel, écrasez l'infâme, seuls vous pouvez le faire, nous serions traités de racistes, comme je vais l'être suite à ce texte!). S'il y a bien des films, parmi tous, qui ne donnent pas envie de sexe, ce sont les pornos. Enfin, je sais pas pour vous, mais moi... Alors, quoi?! L'amour, c'est pur? l'amour, c'est beau? Ou, a contrario, c'est viol et bite à dudule de 35 centimètres dans ta gorge, grosse pute, triples pénétrations et snuff movie? Mais qu'est-ce, dites-moi, plize, je suis perdu. Ces limites fluctuent, certes, mais il y en a, des limites, bordel, tout de même, au moins, quoi! C'est mal, le cul à l'écran, surtout parce que l'on est obligés de regarder quand on mange. Et l'on sait si le cul et la bouche sont proches. Et l'on sait si le viol est l'expression d'une impuissance... à s'exprimer? Pauvres hères. Platées d'amalgames, sauces rageurs, épices crevasses, braquages au dessert, le cul et la décomposition, le déchiquettage mortel sursaute entre chaque plat. Mais, bon, on ne voit pas vraiment tout des meurtres à la télé, on en découvre que les résultats, petits bouts de chair en petits tas (dès lors ce n'est pas vulgaire, puisque c'est bien rangé dans les cases), le dénombrement quotidiens des macabhées, on suçote, comme toujours, à l'heure du dîner, impuissants dans nos canapés, leurs déchéances qui sont avant tout les nôtres. A mort les analystes institués, à mort l'esprit du temps. (illu: Terry Rodgers)

21.09.2006

Je répète: Une couille dans le potage

Marvin, quelle joie d’avoir un instant vaincu ta tristesse, quel bonheur de te sentir vide jusqu’à l’immatérialité! Non pas ce vide encombrant, enivrant ou délirant, mais vacuités aériennes et pompages occultes qui t’élèvent, t’élancent, pulsent pulpes et salaisons, saveurs d'huis, et caetera... Ces restes te rendent aussi léger que tu fus bovin dans l’affliction.

21.07.2006

Ô Noble Patrie

Le gouvernement belge annonce fièrement une prime de rentrée scolaire qui prendra la forme d'une majoration des allocations familiales du mois de septembre. L'équivalent de 100 euros pour les 12-18 ans et de 50 pour les 6-12, je cite de mémoire, enfin c'est tout bonnement énorme, sinon gigantesque. On voit partout dans les rues de la capitale, mais même dans la jungle au-delà du Ring, des familles à genoux dans la canicule, et cela fait mal, très mal, non pas qu'ils se fussent convertis à toute allure à l'Islam, mais bien par signe de reconnaisssance envers nos nobles représentants. Les discussions, qu'on a dit longues et controversées, ont porté sur "le cas des 6-12 ans" (sic, sur la radio nationale). Les socialistes affrontent les libéraux -on peut véritablement parler d'affrontement, ils avancent pieds à pieds dans les rizières libérales, au prix de la vie de nombreux camarades-, au sein du gouvernement. Pour qui l'ignore, la noble Belgique est gouvernée par (contre l'avis du Roi) une coalition dite arc en ciel, c'est-à-dire droite et gauche réunies, et, en ce doux sein protecteur et nourricier, les socialistes, fleurs au fusil, après les déboires mafieuses de certaines de leurs délégations régionales (les plus importantes) dites de "la carolo" (Charleroi, mais aussi Namur, capitale de la Wallonie, mais oui); les socialistes donc, combattent pieds à pieds les libéraux et les libéraux leur rendent des coups durs qui ne sont plus des semonces, la cavalerie tempête, les hommes sont à bout mais ne se rendent pas, la socialistes insistent sur le fait qu'il est du devoir des régions de rendre l'enseignement véritablement gratuit; il n'est pas du devoir du gouvernement de lâcher du lest quand cela lui semble à propos, mais les libéraux tiennent bon, pas d'arguments si ce n'est qu'il y a un peu de sous en caisse et qu'ils l'avaient promis. Bref, l'idée d'une politique à long terme et sociale pour l'enseignement versus l'assistance pseudo égalitaire des familles en fonction des circonstances budgétaires. Socialistes et libéraux, dont les stratégies diffèrent, on le voit bien, énormément, défendent leur conception du monde jusque dans les parcelles sensibles du champ politique. Deux belles manières de populisme estival. Ne nous en faisons pas, pour le reste, ils s'entendent très bien. L'opposition écologiste et chrétienne dénonce. Quid des sans enfant?Les écolos parlent de "petits cadeaux avant les élections". C'est pour vous dire le niveau; le niveau où l'on maintient la populace, parce qu'il n'y a pas d'autre mot. C'est les vacances, de toute façon personne ne veut entendre, se disent-ils, et puis c'est tout de même la rentrée dans un mois, non? Alors... Moi qui croyais que l'enseignement fût gratuit pour tous. Grand naïf, vas! Autre avancée historique: "En augmentant les taux de déduction des frais professionnels forfaitaires, la retenue sur le salaire brut via le précompte professionnel diminuera et le salaire net augmentera. L'ampleur de l'augmentation sera bientôt connue." Alors, donc, soit on te prend pour une ouiche absolue en te filant l'aumône pour acheter deux stylos à tes gosses de merde, soit on te parle comme ce Q technocrate dans un langage tout droit sorti des limbes d'Orion, qui présenterait à James - ou plus justement à Sam - employé héroïque mais sans réelle ambition du Ministère des Phynances un gadget administratif exceptionnel et flambant neuf, explosif, une bombe de dossier. Enfin, et c'est la troisième mesure que l'on attend, toujours agenouillés devant l'image galactique de notre ministre des Phynances aux si jolies gambettes (je ne les ai jamais vues, mais on entend cela à la radio): la revalorisation de la garantie de revenu pour les personnes âgées (dite la Grapa, je vous jure, notez bien ce nom et, peu à peu, adhérez à l'idée que des gens vivent dans ce pays de malades, tout en objectant qu'il est surtout surréaliste, le pays, oui, mais je dis mon cul) est annoncée. L'augmentation sera-t-elle de dix pourcents voire plus? De beaux débats en perspective. Stop, c'en est assez, ce suspense m'écoeure. Cela et le Tour de France, c'est trop de suspense, vraiment. Moi, bêtement, très connement, plusieurs questions, si, si, et en même temps, me visitent singulièrement et c'est peu dire qu'elles taraudent aussi le monde -enfin, le monde... Je parle des trois, ou quatre, couillons, un peu lucides sur cette planète-. Alors voici: Quelle part investissons-nous, je dis bien "investissons-nous" puisqu'il s'agit du budget de l'état, le nôtre, quelle part donc investissons-nous dans la recherche, l'enseignement et l'apprentissage (je ne reconnais aucune vertu à l'éducation dont on parle tant), les énergies renouvelables, l'économie durable, les partages de richesses, les supports aux développements, la maîtrise des pollutions diurnes. Mais, confiant en son avenir, le gouvernement nous assure qu'une part bénéficiaire du budget sera gelée dans l'éventualité de la création d'un fond pour les vieux. Où on en est, donc. Et il y en a encore pour gueuler contre les arabes, les seuls à faire des gosses à des taux un peu convenables dans ces pays de vieux, dirigés par des vieux, pour des vieux. Bonjour Monsieur Van der Krrr, comment va votre canicule? Je vous remets un pti lange, mon ange? Bonne fête au Roi de Wallonie-Bruxelles et aux cent septante-cinq ans de la monarchie constitutionnelle.

05.07.2006

Kitler

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L’homme libre est celui qui n’a pas peur d’aller jusqu’au bout de sa pensée. Léon Blum (1872 - 1950) Merci amical à Niki, ce documentaliste de génie. image glanée sur ce site