15.10.2007

Au Menu du jour: Citations à la con dans leur jus d'endive et pisses froides en gelée

Nous en étions à tremper joyeusement nos gonades dans la michpape du bac à sable au bon père Boro que tout à coup, que lui passa-t-il entre les oreilles? mystère, il lâcha soudainement cette sentence qui nous mit à genoux:
 
"Les humanistes sont ceux qui posent des climatiseurs en enfer."
 
A la suite de quoi nous en arrivâmes à nous balancer à la truelle de gros tas de citations à la con, tout en glosant amicalement sur la façon de gerber ET chier en même temps, debout, assis, sur la raie, au soleil ou toisant d'en bas le regard alexandrien d'un roquet genre tictic, c'est à dire bouledogue français, rabougrissant cyniquement l'étoffe du pouvoir à la place qui lui convient, aux chiottes, forcément aux chiottes, les petits maîtres à leur nonosse.

Gogolisant à peine, l'on trouve tout un tas de citations à la très très con. Le principe même de la citation (même pas forcément à la con) étant d'une bêtise consommée dès la base par la lie de l'humanité bien-pensante, le fruit d'un goût certain pour la philosophie de bistrot, l'allégeance et la reconnaissance de ce culte qu'on se doit de vouer aux esprits parfaits supra-supérieurs, c'est à dire les moins enclins à se la fermer grave, les plus pavoisantesques, oui, t'as compris ce que je veux dire, ces caves à bulles qui s'envisagent circonflexés pour qui la vie est un concours de bite à celui qui gueulera le plus loin, balancera la vanne à papa qui déchire sa mérule trop fort, le récit le plus fouf de la soirée de dingues qu'on a passé avec Henriette-Jacouille et Jeanenculyte, la vanne la plus vache cool qui t'arrache la touffe quoi...
 
Au gré des flots de la Toile en tulle, l'on rencontre, parfois, armé d'un flair de mouche à merde et d'un instinct de grisou, le tison ardent qui éclairera la bêtise à chaque échelon de la conscience, en chaque coincoin du globe, vitupérant l'inframonde depuis le centre nerveux de ses plus brillantes créatinures. La perle sublimissimiesque, éperdue en quête d'un écrin neuf et surtout d'un esprit, d'un regard, qui sauront la juger à sa valeur, sait administrer sa rareté et donc son prix, puisque tout ici est question de pépète, et surtout la vente de ses proto-disques industriels et filous. La citation à la con qui tue, on la trouve partout et c'est cette promiscuité qui rend la tache du gros chercheur plus ardue. Parmi les millions de citations à la con, l'hyper-geyser de stupidité, la supra-banquise immaculée, le mega-flot de niaiserie, l'âpre volcan de bêtise reste monnaie courante. Pourtant, il est une chanteuse, si, si, une voix même, que certaines de mes connaissances parmi les plus grotesques, de celles que l'on voit uniquement dans l'idée d'en jouer comme d'un clavier à merde de mulet frite, il faut le dire, vous savez bien, ce genre de gonzes qui à trente berges passées perlent encore d'une sueur enfantine traduisant dans la voix, la gestuelle et le goût pour les babioles les plus sordides, une puérilité qui donne tout simplement l'envie de tuer, de scalper au coupe-choux, de trancher en steaks sanglants et d'enfermer à jamais dans les gigantesques entrepôts frigorifiés où pourrissent les mégatonnes de viande dont l'union européenne ne sait que faire et qu'elle garde jalousement derrière barbelés et crétins en arme, au cas ou une bande de salauds de nègres anti-capitaliss et affamés viendrait à les saccager... enfin, un de ces endroits où l'on ne risque pas de les revoir de si tôt, les bidocochones... Une chanteuse, donc, qui fit carrière en beuglant des ratatineries pour sourds-muets que d'aucun confondent avec une manière de perle souterraine qu'ils rangent sur les rayons de l'éclectisme et du génie, une bourine endimanchée qui rendrait le goût du silence et de la méditation à un Iggy Popien de la première heure, j'ai nommé l'immensissimiesquissime Bjork, dont les citations valent mille fois sa musique de merde. Alors voici, pour toi le courageux qui s'avale sans broncher mes litres phrases spermatiques à la con, un petit désert qui vaut son pesant de bouse...
 
Bjork, pas farouche, et pressées par le besoin de vendre, il faut bien gagner sa vie, non? annonce immédiatement la couleur; on ne pourra pas lui reprocher de tricher sur la bidoche:

"J'ai le droit d'être idiote ou intelligente. Et j'ai aussi le droit d'être les deux à la fois. Je refuse d'adopter seulement l'une de ces deux attitudes."

"Vous devez au monde de faire ce pour quoi vous êtes naturellement doué."

"En Islande, même les hippies travaillent énormément."

"Notre instinct devrait être notre principal guide."

"On n'a qu'une seule vie : c'est pour cela que l'on doit tenter toutes les expériences."

"Le sexe est le plus illogique des besoins."

"Peu de personnes réalisent que le sexe est leur seul moyen d'exprimer toutes leurs abstractions."

"De temps en temps, il faut savoir se montrer courageux et sauter du haut de la falaise."

"Je déteste le football. Pour moi, le football représente 11 spermatozoides qui veulent pénétrer un ovule. Je défends my goal"

"Chanter, c'est comme honorer l'oxygène."

"Pas une personne ne chante comme une autre. On peut comparer la voix aux empreintes digitales."

"Quand vous réalisez que la nature peut vous tuer, vous devenez humble."

"Je crois que deux personnes ne peuvent avoir la même religion. C'est quelque chose de très personnel."

"Nous nous tournons vers le passé par peur de l'avenir."

"Je me dois de recréer l'univers chaque fois que je me lève et de le tuer chaque fois que je me couche."

"Ecrire une chanson, c'est comme une chasse. Vous devez placer vos instruments comme vous placez des pièges pour capturer un animal dans la forêt."

"Il faut du courage pour apprécier la dureté et la douceur."

"La vie est un collier de peurs."

"Je vais prouver que l'impossible existe vraiment."

"Dans sa tour d'acier, La nature trouve un moyen, Pour provoquer un désordre incroyable."

 "Moins vous me donnerez d'espace, plus j'en aurai."

 "L'amour est un rêve pour deux."

"On ne peut pas se saouler convenablement en compagnie d'un homme..."

"L'amour d'un enfant est le plus pur qui soit."

"Le sexe est la seule manière qu'ont les gens de se défouler. Ca, ou se saouler complètement."
 
m&M's SUR LE GATEAU en forme de revisitation, comme si le génie de la chantouilleuse s'était tout à coup mis à cavaler, nu et libre comme des nuages dans la brume :

“Il faut que les hommes acceptent le fait que la nature est plus forte qu’eux mais ils doivent rester fiers de leurs inventions, comme les voitures ou les appareils photo, en particulier les Polaroïd ! Je souhaite de tout cœur qu’ils parviennent à discerner le bien du mal…”
 
"Il n'y a décidément aucune logique dans le comportement humain."

28.09.2007

Lubine et cueille

Goût l'ayant calice

Yallah yallali

Pyramidasse mirage occis

Temps forage lefofo

Rat bois rosier mû

...

Attention

... 

Ventistillation

... 

Raide sous trac

Toison griffe poulette

(prisant girollette)

Aux ânes vits des mânes

peinturluritatives

gougoutte à ton chat

Manchette sanglu plié

... 

Ovide aussi son seske

A fleur de ton sachet

Cul vache en foin

...

Casse bivisse ta race

Au bord d'émois routés

... 

Ressacs ta mère en slip

... 

Parce que ta liberté me dripidule grave

...

Je hurle

... 

Fesses aux clopes, hinistrisé

 

 

 Tire la floche, et c'est lumière

 

 

... 

 

 

 

txt: pierre duys 

10.09.2007

Dorix & Mousse aux limites cosmico slip

T'inquiète poupette, on s'kette l'arrière dans ma ligne mouse In top classe teintée galactique supérieur. Pi on s'fait conne essence un team trop profond j'te kiffe grave total trou noir. Pas d'crainte baïbee, laisse faire Mr Natural, l'est l'king top frousse mmmmh frisson frisson pour les coups d'plouf dans ton cosmic décor d'la mort qui t'tue grave. C'est simplosse, on l'appelle le glaive toi et marche plus pendant trois semaines !
 
Si t' préfères l'vaisseau berbère d'ma pine en fer dans l'ours brun d'ton bazooka top tout plissé, t'inquière non plus j't'aggrippe classe mamelle et on s'gicle totale positive posichieune cloche merle zip d'emphase zoubi zoubi dans l'hibou trempé. Et clip clip fait l'anneau d'ton tétin mousin mignon scie sauteuse. Et même qu'c'est total grave wouf le chien comme l'aut' soir en slip 'vec ta conne de soeur sul bitume pouark.
 
Laisse-toi donc faire pisse pépète dru, ca va crapoter sec. Suffit d'y croire pimpom c'est carnaval. Et piskon nait là t'inquiète tout nu tout noir, pince-moi top l'arrosoir kenouille lascif trop cool classe avec la langue, et ma lumière foutra. T'inquiète test experimental trop dipe youniverse, mental casserole kiss kiss bang bang à l'étuvée kool dans ton tuyop, respire vampirette, k'c'est d'jà star wars dans ta tite culotte ou quoi?!
 
Trois deux un missile ignichionne top tabou zoulou delta kouine. Pim pam poum c'est dans l'oeuf total tu kouine grave mmmmmh top bon ça tu suinte tes parfums d'bouquette pouark trop miam.
 
 
 
txt: pierre duys 

02.09.2007

Pour... une fois dans les bois.

Je ne pense pas ce je ne sais pas. Je ne me fais aucune idée sur ce qui m'est inconnu. Trop à faire avec ce qui est à ma portée pour m'embarrasser d'élaborations au sujet de ce que je ne sais pas. Non, je ne pense rien de particulier à ton sujet, si ce n'est ce que tu me donnes à penser, par effleurement.

Suis-je direct, dans mon expression? Oui. Je dis ce que je pense si je l'estime nécessaire. Je ne pense pas tout ce que je dis. Je sais qu'il faut les dire, les choses.

J'avais moins de dix ans, nous étions sur une langue de pierrailles au milieu de la Dordogne, le fleuve, quelque part au Sud-ouest de la France. C'était un camp, pas de scouts, des enfants, rien de scolaire ni religieux, nous jouions autour du feu, c'était la nuit, à ceci: quelqu'un avait dessiné une cible que l'on se passait de mains en mains, aussi bien qu'un crayon, il fallait se situer sur cette cible. Faire un point, écrire son nom. La discussion évidemment s'enflamme, glissant sans pudeur sur le fait de se situer les uns vis à vis des autres. J'entendis: "moi, je vaux mieux que Serge", suivi d'un gloussement de connivence du groupe, sauf Serge, renfrogné et pas hilare du tout, et moi qui grince, silencieux. Cela tombait à pic, c'était le but du jeu, d'exprimer le sentiment des individualités dans le groupe. L'un des "grands" avait dû suivre un séminaire de psychologie d'entreprise.

Lorsque mon tour vint, je dis que je ne voyais pas de différences. Je ne connaissais pas la notion d'échelle ou ne m'est-elle pas venue à l'esprit. Je dis que ne pouvais pas me sentir meilleur qu'une telle, pire qu'un autre. Les autres n'hésitaient pas à le faire. Je pris le crayon, fermai les yeux et pointai au hasard avant de passer la feuille au suivant. C'est l'histoire de ma vie, et celle du monde. Surtout dans le fait de ne pas hésiter d'abattre le joug sur le dos de ce que l'on considère inférieur. Surtout cette façon d'admettre, très religieusement, et sans conscience, qu'il y a le Haut et le Bas.

La fin du jeu fut celle-ci: les "grands", les "responsables" qui avaient à tout casser dans les 22 ans, firent le topo des marques sur la cible et ordonnèrent un nouveau tour de table afin que chacun se justifie. Je n'ai rien à dire de plus et l'on me dit, mot pour mot: "oui, mais toi, tu es le moteur."

J'ai compris, sans le comprendre, intellectuellement j'ai compris ce qu'ils disaient, néanmoins cela m'était si étranger que je l'ai évacué de ma mémoire, jusqu'à je ne sais plus quand, lorsque ceci me revint.

Et j'y repense et voilà que toi, l'inconnue parfaite, rien qu'à me lire, tu me dis cela, comme des dizaines d'autres l'ont dit, tout au long de mon existence, qui culmine, au moins dans le temps, pour atteindre son second souffle, que je serais celui qui éveille.

Je pense ce qui passe, je mijote et je suis. Je m'éveille. Les autres, pour eux-même, n'ont qu'à allumer l'interrupteur.

Je ne sais que faire avec cette valise. Je dois admettre que, oui, je prends. On lui en veut, lorsque l'opération manque, d'avoir insisté, à celui qui insiste. Je prends à charge, disons le risque, pour déclencher, dire et initier. Ce serait une acuité plus qu'un instinct. Je prends volontiers le mouvement à mon compte, non pas pour la gloire, tu penses bien que je l'aurais déjà, mais le plaisir d'être confronté. J'aime confronter le réel, les limites. Particulièrement, les miennes.

L'unique lieu par lequel j'ai atteint des limites c'est la folie, la défonce, l'au-delà, le désir. Si le reste ne m'intéressait pas? Il y eut plus fructification que pourriture.

Je finis ce cycle, pour moi. Je sors, ces déboires aux yeux des autres. Mon corps a muté -j'ai cette gueule de poucet, écoché-, je m'en suis foutu des substances, des orgasmes d'instants, les marques sont là, je touche ce que je cherchais. Une sente. Je m'utilise comme cet outil, ma main, mon esprit, outil façonné jadis contre mon gré par des étrangers, mais que savent-ils? Il fallait autre chose. Je modèle mon outil à ma distance.

J'ai toujours traversé des milieux opposés, des individus dissemblables, leurs modes d'existence, manières, vocabulaires, pour tout dire, leurs façons d'envisager le réel... Le réel... Elles m'ont sauté au regard, me torticolent, les milliards de réalités, et les milliards d'individus dont elles naissent qui jouent à "comme si on faisait" comme s'il n'y en avait qu'une. Seule et unique. Le fameux consensus du réel. Assassin ! Sans fantaisie d'espoir.

Le fait d'avoir eu la chance de voyager dès les premiers âges en terres lointaines où tout m'était étranger accentua cette impression, une certitude, qu'il n'y a pas un seul monde, ni à le sauver.

 Tout ceci pour dire que l'unique façon de poser un acte libre, l'unique, c'est de créer.

14.07.2007

Comme à Ostende

Attends, te casse pas, j'ai une super histoire, ça se passe à la mer du nord, c'était à Ostende ou à Nieuport ? Y avait comme un cadavre qui dérivait, un truc gonflé tout blanc que tout le monde croyait que c'était un cochon ou alors ils disaient ça parce que y avait des mômes, moi j'avais dans les huit, mais mon grand père, il avait fait la guerre, il avait tué des cynocéphales et même des nègres, et il arrêtait pas de répéter que le gardien de l'estacade c'était rien qu'un crétin et que c'était sûrement un corps, un mort quoi, et moi j'étais super d'accord avec lui, un truc rose qui flotte, même au large, c'est pas une vache ou un cochon, c'est un cadavre, point barre, c'est tout. T'façons tout le monde a été d'accord avec lui parce que lorsque le corps est venu cogner sur les rochers, on a bien vu que c'était un gars tout gonflé avec sa chemise retournée et sa chair toute flasque toute rose, c'est dégueulasse la chair quand on y pense, j'imaginais que des poissons le bouffaient par le cul, un peu comme les concombres de mer. Tu connais l'histoire des poissons qui rentrent dans le cul des concombres de mer et qui leur bouffent les viscères ? Non ? Attends... Ok, non, je vais pas te la faire, mais c'est vrai. Bref, c't'enculé de cadavre, ca devait bien faire trois jours qu'il dérivait. Le gars avec ces histoires de vaches tombées soi-disant non pas du camion mais du fion d'un bateau - une tempête qu'il disait, ça arrive souvent ! - comme si les vaches se baladaient sur les ponts des cargos ! Qu'est-ce qu'ils peuvent être cons, les gens, putain ! C'est le problème quand t'es un génie : même à huit ans, tu les bouffes tous, enfin bref -, ce pauf' cadavre cognait sa vieille graisse sur le rocher. Tu penses bien que je pêchais plus depuis une heure tout à mater que j'étais le coeur battant, et que tout le monde s'était rassemblé pour voir arriver l'hélicoptère qui a ramené deux tronches-grenouilles accrochés à un filin avec les palmes, en maillot, c'était l'été, masques et tubas. Les gars sont descendus, y avait du vent et la houle c'était pas de la merde, du coup, ils ont dû nager jusqu'au corps, ils se vautraient dessus c'était une horreur, mais on avait encore rien vu et on le savait pas, toi si. Parce que quand le cadavre, ils l'ont accroché au filin, t'imagines, ils ont passé une sorte de bouée sous ses aisselles, ils ont fait signe au treuilliste dans l'hélico de ramener la chose, le truc à commencé à s'élever, quand à mi-course, une vingtaine de mètres tout de même, ptêt qu'il voulait saluer un pote ou faire son stouffeleir, le mort il a levé ses bras gluants, il a glissé comme une merde et s'est écrasé sur les flots grisonnants, se coupant en deux à hauteur du bide. Je te dis pas la foire pour les poissons, c'était l'orgie. La gueule des hommes-grenouilles aussi, ça valait le détour. Bon, on voyait pas bien avec le masque et le tuba, ça, j'ai dû l'imaginer. Mais, les gars, ils ont dû le ramener à la nage vers la plage, passer le front des vagues et tout avec les deux morceaux du corps et les piranhas qui s'accrochaient comme un fion de politique à son siège, dur quoi. Non, non, ya pas de piranhas dans la mer du nord, ca se saurait, j'invente, mais bon. C'est le moment qu'a choisi mon grand-père pour relancer le filet dans la flotte et ce con a pris un gros poisson illico, presque du premier coup. Moi, tu penses, j'ai plaidé pour qu'on relâche la pauf' bête, tout à l'idée que j'en avais qu'elle venait de se régaler des viscères du bougre coupé en deux. Mais non, l'autre il avait fait l'Afrique, tu vois, genre quarante ans de brousse ça compte quoi, du coup c'était une sorte de dur. Fluet, mais dur. Il a foutu son poisson dans un journal et on est rentré dans l'appart. Ces enculés: père, mère, et les tout vieux d'la génération encore d'avant, rigolards et l'air vachement content derrière leur dentier, ils m'ont forcé à bouffer le poisson, le fruit de ma pêche, comme y disaient ces enculés, ils étaient contents quoi, fiers comme des caves, j'avais un poisson, j'étais un bon pêcheur, tout le monde le savait, c'était bien quoi. Une sorte de consécration. D'autant que c'était le premier que je prenais cette année-là, on venait de débarquer. La mère l'a cuisiné à la poêle avec du sel, du poivre et des patates au beurre, une horreur, en me disant que c'était mon poisson, que je l'avais pêché et qu'il me revenait de le bouffer. Je pouvais même pas le noyer dans le citron vu que y avait pas de citron. Eux, ils avaient de la viande. Tu penses que j'ai réclamé ma part de bidoche, mais que dalle, ces enculés sont intraitables. Fils de pute. Le grand-père, y se marrait, tu penses. Il a rien dit, j'ai rien dit. Stoïque, le pignouf. Et soumis comme une merde. Tu sais ce que ça signifie "manger avec de grandes dents" ? Ben, moi, je sais. Des fois je me dis que je suis victime d'une abduction terrestre, que je viens de Vega et que cela va cesser, ces orgies de crétinismes et de lâchetés, que je vais retrouver les miens, voluptueux, verdâtres, écaillés, mais bons en bouche, bordel !
Et bonne fête, hein, les franchouillards ! ouéééé, bonne fête nationaliste !
illu et txt: pierre duys inspiré par azazel

17.12.2006

Fermentation spontanée

L'avantage, c'est que le permafrost dégèle, du coup les mammouths pulullent et l'on planque bien plus facilement les cadavres. Donnez-moi des touristes, je vous en fais des boulettes sauce mammouth !

16.12.2006

Nuitées cristalines, pas de souci

Je ne veux pas dire... Mais dans nos pays civilisés, et dernièrement en France plus qu'ailleurs, des flics tuent des gens et cela passe pratiquement inaperçu ou, plus exactement, les comptes rendus des journalistes et des autorités sont devenus des exemples de torsion sémantique des champs lexicaux afin de faire passer le tout pour le résultat de la plus évidente banalité. Et nous, on blogue. Existait-il des blogueurs en '38? Trouvez-vous le raccourci un poil trop abrupt?