15.10.2007
Au Menu du jour: Citations à la con dans leur jus d'endive et pisses froides en gelée
Gogolisant à peine, l'on trouve tout un tas de citations à la très très con. Le principe même de la citation (même pas forcément à la con) étant d'une bêtise consommée dès la base par la lie de l'humanité bien-pensante, le fruit d'un goût certain pour la philosophie de bistrot, l'allégeance et la reconnaissance de ce culte qu'on se doit de vouer aux esprits parfaits supra-supérieurs, c'est à dire les moins enclins à se la fermer grave, les plus pavoisantesques, oui, t'as compris ce que je veux dire, ces caves à bulles qui s'envisagent circonflexés pour qui la vie est un concours de bite à celui qui gueulera le plus loin, balancera la vanne à papa qui déchire sa mérule trop fort, le récit le plus fouf de la soirée de dingues qu'on a passé avec Henriette-Jacouille et Jeanenculyte, la vanne la plus vache cool qui t'arrache la touffe quoi...
"J'ai le droit d'être idiote ou intelligente. Et j'ai aussi le droit d'être les deux à la fois. Je refuse d'adopter seulement l'une de ces deux attitudes."
"Vous devez au monde de faire ce pour quoi vous êtes naturellement doué."
"En Islande, même les hippies travaillent énormément."
"Notre instinct devrait être notre principal guide."
"On n'a qu'une seule vie : c'est pour cela que l'on doit tenter toutes les expériences."
"Le sexe est le plus illogique des besoins."
"Peu de personnes réalisent que le sexe est leur seul moyen d'exprimer toutes leurs abstractions."
"De temps en temps, il faut savoir se montrer courageux et sauter du haut de la falaise."
"Je déteste le football. Pour moi, le football représente 11 spermatozoides qui veulent pénétrer un ovule. Je défends my goal"
"Chanter, c'est comme honorer l'oxygène."
"Pas une personne ne chante comme une autre. On peut comparer la voix aux empreintes digitales."
"Quand vous réalisez que la nature peut vous tuer, vous devenez humble."
"Je crois que deux personnes ne peuvent avoir la même religion. C'est quelque chose de très personnel."
"Nous nous tournons vers le passé par peur de l'avenir."
"Je me dois de recréer l'univers chaque fois que je me lève et de le tuer chaque fois que je me couche."
"Ecrire une chanson, c'est comme une chasse. Vous devez placer vos instruments comme vous placez des pièges pour capturer un animal dans la forêt."
"Il faut du courage pour apprécier la dureté et la douceur."
"La vie est un collier de peurs."
"Je vais prouver que l'impossible existe vraiment."
"Dans sa tour d'acier, La nature trouve un moyen, Pour provoquer un désordre incroyable."
"Moins vous me donnerez d'espace, plus j'en aurai."
"L'amour est un rêve pour deux."
"On ne peut pas se saouler convenablement en compagnie d'un homme..."
"L'amour d'un enfant est le plus pur qui soit."
"Le sexe est la seule manière qu'ont les gens de se défouler. Ca, ou se saouler complètement."
m&M's SUR LE GATEAU en forme de revisitation, comme si le génie de la chantouilleuse s'était tout à coup mis à cavaler, nu et libre comme des nuages dans la brume :
“Il faut que les hommes acceptent le fait que la nature est plus forte qu’eux mais ils doivent rester fiers de leurs inventions, comme les voitures ou les appareils photo, en particulier les Polaroïd ! Je souhaite de tout cœur qu’ils parviennent à discerner le bien du mal…”
22:50 Publié dans Maboulisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : dada, journal intime, boucherie-patisserie
28.09.2007
Lubine et cueille
Goût l'ayant calice
Yallah yallali
Pyramidasse mirage occis
Temps forage lefofo
Rat bois rosier mû
...
Attention
...
Ventistillation
...
Raide sous trac
Toison griffe poulette
(prisant girollette)
Aux ânes vits des mânes
peinturluritatives
&
gougoutte à ton chat
Manchette sanglu plié
...
Ovide aussi son seske
A fleur de ton sachet
Cul vache en foin
...
Casse bivisse ta race
Au bord d'émois routés
...
Ressacs ta mère en slip
...
Parce que ta liberté me dripidule grave
...
Je hurle
...
Fesses aux clopes, hinistrisé

Tire la floche, et c'est lumière
...
txt: pierre duys
13:55 Publié dans Cadences | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème, littérature, journal intime, gros con
10.09.2007
Dorix & Mousse aux limites cosmico slip
13:35 Publié dans Cadences | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poèmes, littérature, blog, journal intime
02.09.2007
Pour... une fois dans les bois.
Je ne pense pas ce je ne sais pas. Je ne me fais aucune idée sur ce qui m'est inconnu. Trop à faire avec ce qui est à ma portée pour m'embarrasser d'élaborations au sujet de ce que je ne sais pas. Non, je ne pense rien de particulier à ton sujet, si ce n'est ce que tu me donnes à penser, par effleurement.
Suis-je direct, dans mon expression? Oui. Je dis ce que je pense si je l'estime nécessaire. Je ne pense pas tout ce que je dis. Je sais qu'il faut les dire, les choses.
J'avais moins de dix ans, nous étions sur une langue de pierrailles au milieu de la Dordogne, le fleuve, quelque part au Sud-ouest de la France. C'était un camp, pas de scouts, des enfants, rien de scolaire ni religieux, nous jouions autour du feu, c'était la nuit, à ceci: quelqu'un avait dessiné une cible que l'on se passait de mains en mains, aussi bien qu'un crayon, il fallait se situer sur cette cible. Faire un point, écrire son nom. La discussion évidemment s'enflamme, glissant sans pudeur sur le fait de se situer les uns vis à vis des autres. J'entendis: "moi, je vaux mieux que Serge", suivi d'un gloussement de connivence du groupe, sauf Serge, renfrogné et pas hilare du tout, et moi qui grince, silencieux. Cela tombait à pic, c'était le but du jeu, d'exprimer le sentiment des individualités dans le groupe. L'un des "grands" avait dû suivre un séminaire de psychologie d'entreprise.
Lorsque mon tour vint, je dis que je ne voyais pas de différences. Je ne connaissais pas la notion d'échelle ou ne m'est-elle pas venue à l'esprit. Je dis que ne pouvais pas me sentir meilleur qu'une telle, pire qu'un autre. Les autres n'hésitaient pas à le faire. Je pris le crayon, fermai les yeux et pointai au hasard avant de passer la feuille au suivant. C'est l'histoire de ma vie, et celle du monde. Surtout dans le fait de ne pas hésiter d'abattre le joug sur le dos de ce que l'on considère inférieur. Surtout cette façon d'admettre, très religieusement, et sans conscience, qu'il y a le Haut et le Bas.
La fin du jeu fut celle-ci: les "grands", les "responsables" qui avaient à tout casser dans les 22 ans, firent le topo des marques sur la cible et ordonnèrent un nouveau tour de table afin que chacun se justifie. Je n'ai rien à dire de plus et l'on me dit, mot pour mot: "oui, mais toi, tu es le moteur."
J'ai compris, sans le comprendre, intellectuellement j'ai compris ce qu'ils disaient, néanmoins cela m'était si étranger que je l'ai évacué de ma mémoire, jusqu'à je ne sais plus quand, lorsque ceci me revint.
Et j'y repense et voilà que toi, l'inconnue parfaite, rien qu'à me lire, tu me dis cela, comme des dizaines d'autres l'ont dit, tout au long de mon existence, qui culmine, au moins dans le temps, pour atteindre son second souffle, que je serais celui qui éveille.
Je pense ce qui passe, je mijote et je suis. Je m'éveille. Les autres, pour eux-même, n'ont qu'à allumer l'interrupteur.
Je ne sais que faire avec cette valise. Je dois admettre que, oui, je prends. On lui en veut, lorsque l'opération manque, d'avoir insisté, à celui qui insiste. Je prends à charge, disons le risque, pour déclencher, dire et initier. Ce serait une acuité plus qu'un instinct. Je prends volontiers le mouvement à mon compte, non pas pour la gloire, tu penses bien que je l'aurais déjà, mais le plaisir d'être confronté. J'aime confronter le réel, les limites. Particulièrement, les miennes.
L'unique lieu par lequel j'ai atteint des limites c'est la folie, la défonce, l'au-delà, le désir. Si le reste ne m'intéressait pas? Il y eut plus fructification que pourriture.
Je finis ce cycle, pour moi. Je sors, ces déboires aux yeux des autres. Mon corps a muté -j'ai cette gueule de poucet, écoché-, je m'en suis foutu des substances, des orgasmes d'instants, les marques sont là, je touche ce que je cherchais. Une sente. Je m'utilise comme cet outil, ma main, mon esprit, outil façonné jadis contre mon gré par des étrangers, mais que savent-ils? Il fallait autre chose. Je modèle mon outil à ma distance.
J'ai toujours traversé des milieux opposés, des individus dissemblables, leurs modes d'existence, manières, vocabulaires, pour tout dire, leurs façons d'envisager le réel... Le réel... Elles m'ont sauté au regard, me torticolent, les milliards de réalités, et les milliards d'individus dont elles naissent qui jouent à "comme si on faisait" comme s'il n'y en avait qu'une. Seule et unique. Le fameux consensus du réel. Assassin ! Sans fantaisie d'espoir.
Le fait d'avoir eu la chance de voyager dès les premiers âges en terres lointaines où tout m'était étranger accentua cette impression, une certitude, qu'il n'y a pas un seul monde, ni à le sauver.
Tout ceci pour dire que l'unique façon de poser un acte libre, l'unique, c'est de créer.
15:10 Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poèmes, littérature, blog, journal intime
14.07.2007
Comme à Ostende

Et bonne fête, hein, les franchouillards !
ouéééé, bonne fête nationaliste !22:30 Publié dans Vadrouille | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : pêche, chasse, tarditions, blabla de fille, histoire, journal intime, poésie
17.12.2006
Fermentation spontanée
L'avantage, c'est que le permafrost dégèle, du coup les mammouths pulullent et l'on planque bien plus facilement les cadavres. Donnez-moi des touristes, je vous en fais des boulettes sauce mammouth !
12:50 Publié dans Maboulisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, société, journal intime, écriture, humour, poésie, littérature
16.12.2006
Nuitées cristalines, pas de souci
Je ne veux pas dire... Mais dans nos pays civilisés, et dernièrement en France plus qu'ailleurs, des flics tuent des gens et cela passe pratiquement inaperçu ou, plus exactement, les comptes rendus des journalistes et des autorités sont devenus des exemples de torsion sémantique des champs lexicaux afin de faire passer le tout pour le résultat de la plus évidente banalité. Et nous, on blogue. Existait-il des blogueurs en '38? Trouvez-vous le raccourci un poil trop abrupt?
15:05 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : actualité, société, journal intime, écriture




