25.01.2008

Le PreMieR GénOmE SyntHétiQue

Moi je me disais, bande de veaux, c'est vot' pti nom dans mon intimité, vous rendez-vous bien compte de ce que l'on vit là en ce moment, franchement ? Ou bien t'as vraiment la tête en forme de télévision ? Parce que ceci qui suit, oui là plus bas, plus le post précédent, je veux dire que normalement, hein, chez des sursinges un peu sensés, voire chez les jivaro-ci jivaro-là, bref des types pas encore trop embrigadés, c'est la révolte illico, hein ! Alors... ben ça me laisse sans voix de te voir derrière ton écran à dire oui à ton chef, voire même à ton client, tout en remettant à demain, voire au bistro, tes indignations de merde. Non pas que la science soit en soi un terrible et méchant outil de soumission mais, dans le système financiaro-industriel militaire mondial qui s'approprie, au nom des peuples et de leur bien-être, au nom du profit, de la croissance et du rendement, les ressources naturelles, les énergies, les territoires, les individus, un système qui légitimise la violence en répondant à la violence par la violence, souriant comme un hamster devant le côté tout à fait ludique des caméras de surveillance voire même des systèmes de reconnaissance corporelle, tu n'entraves pas que de tels outils génétiques tourneront forcément, tôt ou tard, en armes de contrôle, dans le smains de ces fils de pute. Plutôt que de crier haro sur la science, il est indispensable de reprendre la réalité du pouvoir dans tes pognes, de la déplacer des milieux financiers vers les parlements. Après, l'on verra bien ce que l'on fera des parlements. Bordel ! J'exorte les politiques à reprendre le pouvoir, que ces lâches incontinents se réveillent, et vite !
 
Sinon, hop hop, c'est parti !
 
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Par Par Jean-Louis SANTINI AFP - Jeudi 24 janvier, 20h31

WASHINGTON (AFP) - Des chercheurs américains de l'Institut Venter ont fabriqué le premier génome synthétique d'une bactérie, étape cruciale pour la création du premier organisme vivant artificiel dont les applications potentielles sont jugées importantes, selon des travaux parus jeudi.

Il s'agit de la plus grande structure d'ADN, les éléments de base de la vie, jamais fabriquée par l'homme, soulignent les auteurs de cette recherche publiée dans la revue Science datée du 24 janvier.

"Ceci est une avancée enthousiasmante pour nos chercheurs et cette discipline", se réjouit Dan Gibson, principal auteur de ces travaux auxquels a participé Craig Venter, fondateur de l'Institut et pionnier controversé des biotechnologies.

"Toutefois nous continuons à travailler vers le but ultime d'insérer un chromosome synthétique dans une cellule et d'amorcer ainsi la création du premier organisme artificiel", ajoute-t-il.

Il s'agit en fait de créer de toute pièce une nouvelle bactérie en lui greffant un génome fabriqué sur mesure pour qu'elle puisse remplir une fonction spécifique.


"Nous avons montré qu'il est possible de créer artificiellement de grands génomes et d'en ajuster la taille, ce qui ouvre la voie à des applications potentielles importantes telles que la production de bio-carburants", explique le Dr Hamilton Smith, un des co-auteurs de ces travaux.

Cette recherche "représente la deuxième de trois étapes vers la recréation d'un organisme vivant entièrement artificiel", précise Dan Gibson.

La première étape avait été franchie en 2007 avec le transfert d'un génome d'une bactérie à une autre bactérie, devenue une espèce différente dans ce processus.

Pour l'étape finale, les chercheurs de l'Institut Venter vont tenter de créer une cellule artificielle de bactérie basée sur le génome synthétique de la bactérie Mycoplasma genitalium qu'ils viennent de reproduire.

Ces scientifiques expliquent être parvenus à "cette prouesse technique" en produisant chimiquement les fragments d'ADN de cette bactérie dans leur laboratoire, développant de nouvelles méthodes pour les assembler et les reproduire. Ils avaient préalablement dépouillé le génome des gènes inutiles, ne conservant que ceux nécessaires à sa survie.

 
Eckard Wimmer, professeur de biologie moléculaire au Département de Génétique Moléculaire à l'Université de New York, s'interroge néanmoins sur le fait de savoir pourquoi l'équipe de Venter n'a pas pu avec ce génome artificiel déjà récréer un organisme artificiel.

"Ils auraient dû être en mesure de recréer un organisme artificiel dès la seconde étape franchie", a-t-il dit à l'AFP.

Selon ce chercheur, qui n'a pas participé à cette recherche mais lu l'étude, "l'ADN synthétique recréé n'était apparemment pas viable pour des fonctions biologiques".

Il souligne une note des auteurs à la fin de l'étude indiquant que "le vecteur n'était peut-être pas viable pour des transplantation expérimentales".
 

 

Plusieurs groupes de surveillance éthique canadien et britannique ont aussitôt critiqué ces travaux en renouvelant leur appel pour un moratoire sur la production et la commercialisation d'organismes synthétiques.

"Nous pensons qu'il est inacceptable que des entreprises privées bricolent les éléments de base de la vie pour leur propre gain sans réglementation démocratique", a déclaré dans un communiqué Jim Thomas de l'ETC Group au Canada.

Pour Helen Wallace, une biologiste, porte-parole de GeneWatch en Grande Bretagne, "cette ingénierie génétique ouvre la possibilité de faire des changements beaucoup plus importants dans le code de la vie ....et de créer des organismes dont les conséquences sur l'environnement pourraient être inconnues".

24.01.2008

Lui en foutre une jolie dans la roustaille !

"La crise boursière n'est pas finie : la Société Générale a dévoilé ce matin une « fraude exceptionnelle » de 5 milliards d'euros."
 
 
tiens tiens tiens ! ce serait comme qui dirait le moment de se rendre à sa banque, de solder ses comptes, de réclamer, s'il en reste, le cash et de se barrer en se roulant un gros splif bio, mort top de rire sur les cadavres imminents de ces anciens premiers de la classe, avides crevures revenchardes, rapaces lâches et ventrus de la finance impersonnelle en amont dans ton cul. Faute de liquidités, pas certain que la bête cannibale tienne plus de quelques mois. Plouf ! Et, pendant ce temps, l'on se réapproprie les outils, fruits de notre génie multi-millénaire, les structures, les bâtiments, on dés-approprie les ressources et la terre. Puis on s'asseoit et on s'astreint à créer des structures horizontales, commerce échelle locale, mutuelle, a-territoriale, taille humaine, respectueuses, individus. Tant qu'il y aura une seule entrave à la liberté il n'y aura pas de liberté. On discutera du reste. Cela viendra. De soi. Reprendre le dessein en main. Cesser de se soumettre, bordel, à la dictature du salariat. Tuer la bête lorsqu'elle est faible.
 
 
 
privatisation des profits, socialisation des pertes
 
En accordant aux banquiers le privilège de créer la monnaie, nous avons créé un insatiable vampire. Si vous pouviez fabriquer l’argent, imaginez la tentation que vous auriez de vouloir tout posséder !
 
"C'est une idée ahurissante. On dépend comlètement des banques commerciales. Quelqu'un doit prêter chaque dollars mis en circulation, en liquide ou en crédit. Si la banque crée une grande quantité d'argent artificiel (ou argent numérique ou bancaire), nous sommes prospères, si c'est le contraire, on meurt de faim. Nous nous trouvons avec un système monétaire absolument instable. Quand quelqu'un réussit à comprendre la totalité de la situation, il se retrouve façe à l'incroyable irrationnalité de cette tragique situation desepérée, mais c'est ainsi... C' est tellement important que ca peut effondrer notre actuelle civilisation, à moins que cela ne commence à être compris partout dans le monde et que les déficiences soient immédiatement remédiées." (Robert Hemphill, Gérent du Crédit de la Banque de la Reserve d'Atlanta)
 
"La cause première du Nouvel Ordre Mondial (NOM) est le désir des banquiers internationaux de transformer leurs vaste pouvoir économique en institutions mondiales de contrôle politique et social permanents. Leurs pouvoirs se basent sur le monopole qu'ils ont sur le crédit. Ils utilisent le crédit du gouvernement pour imprimer de la monnaie et exigent des contribuables de se charger du paiement de milliards d'interets. Les Banques Centrales comme la Reserve Fédérale prétendent être des institutions du gouvernement mais ce n' est pas le cas. Ce sont des institutions privées appartenant à environ 300 familles. Est-il significatif que la majorité de ces familles soient juives ? Jusqu'à quel point le sont elles ? je n'en suis pas encore certain. Si ces familles étaient majoritairement luthériennes ou zouloues, il est certain que notre réaction aurait été la même. Je suis un juif non pratiquant qui pense que cette situation est dangereuse tant pour l'humanité que pour les juifs. (...) " (Henri Makow) (traduc in extenso)
 
 
 
 
Lorsque l'on a innauguré la Reserve Fédérale en 1913, un banquier londonien a admit qu'il s' agissait d'une escroquerie.
  
"Le peu de personnes qui comprennent le système ou bien seront très interessées par les bénéfices ou bien seront tellement dépendantes de ses faveurs qu'il n'existera jamais d'opposition de leur part... La plus grande partie du peuple, qui est mentalement incapable de le comprendre, supportera tout le poids sans se plaindre, et peut être, ne suspectera même pas que le système est l'ennemi contraire à ses interets... "
  
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21.01.2008

La technologie est une force sociale plus puissante que l'aspiration à la liberté

«Un homme puissant déposséde un voisin faible par une série de compromis. Supposez que l'homme puissant tombe malade et devienne incapable de se défendre. Le faible peut dès lors l'obliger à lui rendre ses terres et le tuer. C'est un imbécile s'il l'épargne et l'oblige seulement à lui rendre son bien. Car le puissant lui reprendra dès qu'il sera rétabli. La seule décision sensée est de le tuer pendant que cela reste possible. De la même manière, nous devons détruire le système pendant qu'il est malade. Si nous acceptons des compromis et le laissons recouvrer la santé, il nous dépossédera inévitablement de toute notre liberté. »
 
 « Nous utiliserons l'expression «activité de substitution» pour désigner une activité dirigée vers un but artificiel que les gens se donnent à seule fin d'avoir un but quelconque à poursuivre, et surtout pour le sentiment de «réalisation» qu'ils retirent de cette activité. Voici une  règle simple pour identifier les activités de substitution. Soit un individu consacrant beaucoup de temps et d'énergie à atteindre un but quelconque ; demandez vous ceci : s'il devait les consacrer à satisfaire ses besoins biologiques, et que cet effort mobilise ses facultés physiques et mentales de manière intéressante et variée, souffrirait-il vraiment de ne pas atteindre cet autre but qu'il s'était fixé ? Si la réponse est non, il s'agit alors d'une activité de substitution. »
 
 «  Dans la société industrielle moderne, la satisfaction des besoins matériels ne requiert qu'un minimum d'efforts. Il suffit de suivre une formation qui dispense un petit savoir-faire technique, puis d'arriver à l'heure au travail et de déployer le peu d'effort nécessaire pour conserver ce travail. Une intelligence moyenne et, par-dessus tout, la soumission : voilà tout ce que la société demande, ensuite de quoi elle prendra soin de vous, depuis le berceau jusqu'à la tombe.  »
 
 

16.01.2008

Aux fats

 

 

 

«Ceux et celles qui parlent de Révolution et de Luttes de classes sans tenir compte de ce qu'il y a de subversif dans l'amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux et celles-là ont dans la bouche un cadavre»

 

 

Raoul Vaneigem

 

 

 

 

04.01.2008

Les indiens Lakota quittent la fédération des Etats-Unis

Je publiais ce texte du chef lakota activiste de la cause indigène, Russel Means, qu'il dicta courant des années '80 pour la revue MAUSS, (lien sous le titre) Le marxisme et l'Occident vus par un chef indien, qui lui demandait sa façon d'interpréter le monde des Blancs, particulièrement le communisme et les deux autres formes de gouvernements que les occidentaux ont mis en oeuvre ces deux derniers siècles: capitalisme, et fascisme. Contrairement à la majorité de ceux qui voient en ces formes des politiques opposées, Russel considère que ces régimes sont intimement liés à une même vision matérialiste, occidentale, mortifère, du monde. (lire l'article ici.) (Voir son site ici.) Pour en savoir plus, sur wikipedia, au sujet du peuple Lakota. En anglais: Republic of Lakotah. Le Forum de la République du Lakota.

Les indiens Lakota (sioux) rompent les traités signés avec les Etats-Unis par leurs ancêtres, mettant leurs vues en pratique, ce qui reste rare dans ce monde de pleutres.

(source: le monde.fr, 20 décembre 2007)

"Les Indiens Lakotas, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres avec les Etats-Unis, ont annoncé mercredi 19 décembre des représentants de la tribu."Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré leur représentant Russell Means, lors d'une conférence de presse à Washington. Il a précisé que des passeports et des permis de conduire seraient délivrés à tous les habitants du territoire s'ils renonçaient à leur nationalité américaine.

Les traités signés il y a plus de 150 ans représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", ont indiqué des responsables de la communauté. Des leaders lakotas se sont rendus en délégation dans les ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Venezuela et comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois.

Le territoire lakota se situe dans le nord-ouest des Etats-Unis et comprend notamment les régions du Nebraska, du Dakota du Sud, du Dakota du Nord, du Montana et du Wyoming. Les Lakotas, auxquels appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse, ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine lors de la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana."

 

US Government response

The United States Department of State is referring queries on the subject of Lakotah to the United States Department of the Interior, which oversees the Bureau of Indian Affairs.

Gary Garrison of the BIA said that the group's withdrawal "doesn't mean anything". "These are not legitimate tribal governments elected by the people", he said, but cautioned that "when they begin the process of violating other people's rights, breaking the law, they're going to end up like all the other groups that have declared themselves independent - usually getting arrested and being put in jail".

Opinion on the Federal Government's expected reaction within the Republic of Lakota leadership is divided; Russell Means has stated that "I don't expect the federal government to do anything. I don't believe they even know what to do", but Canupa Gluha Mani has said that "we'll probably get killed for this"

 

 Déclaration de Russel Means

29.10.2007

Great BrainWashing Process, the usefull idiots, the idealists and the socialists

"Ne vous occupez jamais des gauchistes, ces prostitués politiques, visez plus haut." Yuri Bezmenov, transfuge soviétique, ancien officier du KGB, 1985.
 
 
 
Ne voyons-nous aucun parallèle, aucune transposition possible de la méthode, entre la politique de démoralisation soviétique contre les démocraties occidentales durant la "guerre froide" et la position contemporaine des contempteurs du colonialisme et de la laïcité, défenseurs du voile islamiste, du Koran et des régimes et idéologies théocratiques dictatoriaux ? L'absence de réaction des gouvernements occidentaux vis-à-vis des individus et des groupes de pression déployant ouvertement un racisme (souvent violent) à l'encontre de leur nation (qu'ils considèrent comme défaillante et adoptive, qu'ils ne reconnaissent pas comme telle), en réaction au racisme (réel ou supposé, social ou politique) qui leur est fait, est-ce une forme de tolérance, de l'internationalisme, du mondialisme, de la solidarité, de l'hypocrisie, un calcul politique ou de la lâcheté? Peur des représailles ou résultat d'une campagne de propagande à l'échelle mondiale qui innonde depuis des décennies les agora, les fora, les média et les esprits obnubilés ? 

23.10.2007

Boire le calice jusqu’à la lie : Ayaan Hirsi Ali, les européens et l’islam radical

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Par kaarlo sur son site pkk: "Cette jolie femme toute de rouge vêtue est suspendue à un arrêt de mort, elle attend qu’un imbécile peinturluré dans les versets verdâtres du Coran vienne lui loger une balle dans la tête ou un couteau dans le cœur, elle attend donc qu’une sentence prononcée on ne sait où achève le meurtre de Theo Van Gogh par le sien.

"Le gouvernement hollandais avec l’appui de ses députés (11 sur 150 ont refusé) et de l’opinion lui ont retiré la protection dont elle bénéficiait, trop cher s’est extasié le ministre de la Justice néerlandais, Ernst Hirsch Ballin, deux millions d’euros par an, en effet, cher payé pour empêcher un homicide programmé, car désormais en Euroland chaque renoncement résonne du même point d’exclamation, trop cher, trop cher, trop cher.

"Madame Ayaan Hirsi Ali s’est donc adressée des États-Unis, où elle est réfugiée, au gouvernement français arguant du discours de Nicolas Sarkozy étendant le manteau protecteur de Marianne sur les femmes pourchassées, contraintes au mutisme, à la soumission. Il y a fort à parier que ce gouvernement aussi lâche que ses confrère balaiera le geste d’un revers de main oubliant fort à propos que la France , la belle France n’avait pu entraver l’assassinat de l’ancien ministre du Shah, Shapour Bakhtiar à Suresnes, prouvant que les sentences de ces messieurs de l’islam radical ne ressortissent pas du tribunal des flagrants délires.

"Parlant de la vieille Europe voici ce qu’affirmait Ayaan Hirsi Ali, « Car la vérité c’est qu’il est devenu impossible de parler librement de l’islam sur le continent européen. L’état d’esprit actuel de l’élite implique d’éviter tout débat par peur d’offenser les musulmans et conduit à satisfaire les exigences des islamistes, même s’il s’agit de faire taire les gens comme moi ». Car cette dame en termes théologiques qui sont les seuls termes que connaissent les islamistes radicaux est un apostat et un mécréant et mérite donc la mort car toute liberté prise à l’égard de cette grande religion de tolérance se paie comptant par la mutilation, la torture, les humiliations ou l’exécution.

"Une journaliste néerlandaise disait bien calée dans son fauteuil, au chaud dans la moleskine d’un salaire payé chaque mois, Ayaan Hirsi Ali fatigue la société néerlandaise qui aspire à fermer les yeux sur son rêve enfui de tolérance se terminant par des meurtres en série.

"Une hypothèse se dessine donc. Éloignés de toute Histoire, dormant du sommeil du Juste sous parapluie américain, les européens n’ont pas venu venir un scénario qu’avait avancé Michel Foucault dès février 1979, à propos de la révolution iranienne, et qu’il décrivait ainsi pour les lecteurs du Corriere della sera, « C’est bien, en effet, comme mouvement “islamique” qu’il peut incendier toute la région, renverser les régimes les plus instables et inquiéter les plus solides. L’Islam – qui n’est pas simplement une religion, mais un mode de vie, une appartenance à une histoire et à une civilisation- risque de constituer une gigantesque poudrière, à l’échelle de centaines de millions d’hommes. Depuis hier, tout Etat musulman peut être révolutionné de l’intérieur, à partir de ses traditions séculaires », ajoutons que cet Islam se diffuse hors des frontières du dar al islam et qu’il épouse l’existence d’une diaspora qui sert de relais à ce mouvement de jihad qui a le vent en poupe.

"Que des hommes se battent pour un idéal douteux qui a sa source dans un Etat primitif de la péninsule arabique du VIIème siècle est une pensée qui échappe aux européens pour qui le moderne commence en 1789, il est temps de se rappeler que l’Europe n’est pas une termitière et que le meilleur déni à cet islam radical qui a le vent en poupe c’est de le combattre sans pitié non seulement pour que s’impose un islam européen pacifié parmi les diasporas mais aussi pour promouvoir l’apostasie comme un mode possible de l’existence humaine."

Kaarlo/PKK

 

 

 

 

19.10.2007

les Cyniques et la «falsification de la monnaie» #4

Le cosmopolitisme en politique

(lire depuis la première partie)

Tout le monde a présente à l'esprit la réplique pour le moins désinvolte qu'adressa Diogène à Alexandre: «Ôte-toi de mon soleil.» Le Cynique, il est vrai, ne se laissait pas impressionner par les puissants et il ne se privait pas d'exprimer à leur égard des critiques verbales assez audacieuses. Denys le Stoïcien raconte qu'après Chéronée, Diogène, fait prisonnier, fut conduit devant Philippe et qu'au roi qui lui demandait qui il était, le philosophe répondit: «L'espion de ton insatiable avidité.» Alexandre, après avoir détruit Thèbes, demanda un jour à Cratès s'il voulait que fût reconstruite sa ville natale; loin de témoigner une quelconque reconnaissance, le philosophe rétorqua: «Et pourquoi le faudrait-il? Il y aura bien encore un autre Alexandre pour la détruire.» La tradition de franchise à l'égard des puissants devait se poursuivre sous l'Empire dans des conditions encore plus difficiles, puisque le plus souvent les empereurs toléraient très mal les philosophes. Le cynique Isidore sera chassé de Rome et d'Italie pour avoir reproché publiquement à Néron «de bien chanter les malheurs de Nauplius, mais de mal administrer ses propres biens». Démétrius, le Cynique ami de Sénèque, n'hésitera pas à adopter une attitude provocante à l'égard de l'empereur Vespasien: quand il le croise sur sa route, alors que celui-ci l'a déjà condamné, il ne se lève pas, ne le salue pas, et même marmonne quelque injure. Diogène (pas celui de Sinope, mais un philosophe cynique du 1er siècle est fouetté et son collègue Héras a la tête coupée pour avoir osé critiquer en plein théâtre le mariage du fils de Vespasien, Titus, avec Bérénice. Mais le Cynique ne se contente pas de lancer des invectives à l'égard des pouvoirs en place. Il essaie d'adopter une attitude politique qui soit cohérente avec ses vues philosophiques. Aussi poursuit-il son entreprise de falsification dans le domaine politique. Même si la Grèce de l'époque d'Alexandre voit ses limites éclater à la mesure des ambitions du jeune souverain, même si la polis grecque traditionnelle assiste à une remise en cause de ses fondements, les esprits ne sont pas encore vraiment prêts au IVème siècle à perdre les repères habituels de la vie civique et politique. Or quels sont les qualificatifs revendiqués par Diogène? A-polis, sans cité, A-oikos, sans maison et, de façon apparemment plus positive, kosmopolitès, citoyen de l'univers. Dans cette optique, l'exil ne présente aucun inconvénient et Diogène à aucun moment ne regrette Sinope. Cratès dans une de ses poésies déclare bien clairement: «Ma patrie n'est pas faite d'une seule muraille ni d'un seul toit; mais c'est la terre entière qui constitue la cité et la maison mises à notre disposition pour que nous y séjournions.» Dans la logique du cosmopolitisme, le cynisme ancien préconise l'abstention à l'égard de tout engagement politique, qui, au même titre d'ailleurs que l'engagement familial ou social, se révélerait une entrave à la liberté individuelle. Le philosophe cynique falsifie la monnaie en politique, dès l'instant où il rejette la loi, fondatrice de la cité, et où il lui oppose la nature. Si toutes les cités existantes se valent, la seule loi qui mérite d'être observée, est celle qui règle le cosmos, autrement dit la loi naturelle: Diogène falsifiait réellement la monnaie, ne reconnaissant absolument pas la même valeur à la loi qu'à la nature. Il disait qu'en ne mettant rien au-dessus de la liberté, «il menait le même genre de vie qu'Héraclès.» L'Épicurien Philodème au 1er siècle av. j.-c. confirmera ce rejet par Diogène de la cité traditionnelle en déclarant: «Aucune cité, aucune loi parmi celles que nous connaissons, n'était à ses yeux une cité ou une loi.» Cette falsification, le philosophe l'a concrétisée dans un ouvrage qui, on s'en doute, était appelé à faire scandale et dont bon nombre de Stoïciens futurs, gênés par cet héritage diogénien, auraient préféré, à en croire Philodème, qu'il ne l'eût jamais écrit. Il s'agit de sa fameuse République, où en guise de lois il pose les principes de la vie selon la nature, laisse tomber tous les tabous et rejette toute entrave à la liberté individuelle, prenant presque un malin plaisir à souligner ce que ce type de vie peut offrir de plus scandaleux aux yeux du grec raffiné de son époque: l'anthropophagie, l'inceste, la communauté des femmes et des enfants, le sport pratiqué nu par les femmes, la liberté sexuelle totale, ceci pour n'en rappeler que quelques traits. Les principes politiques qu'il énonce nient les pratiques politiques traditionnelles, puisque dans sa République les armes doivent disparaître et que l'argent, monnaie d'échange, est remplacé par des osselets que chacun peut trouver n'importe où. Diogène a volontairement poussé jusqu'à ses limites extrêmes la notion de vie naturelle, faisant mieux ressortir ainsi, me semble-t-il, la critique implicite qu'il adressait aux constructions politiques théoriques de l'époque, à la République de Platon en particulier. A-t-il dans son ouvrage tracé les contours d'une République idéale et utopique? Il a voulu définir ce que pourrait être une communauté humaine qui obéirait bien concrètement à une norme unique: la soumission à la nature. Probablement que dans son esprit il ne s'agissait pas d'une utopie, mais d'une démarche que l'homme pourrait envisager s'il acceptait de prendre pour référence l'animal et d'aller assez loin dans cette entreprise.

05.10.2007

A l'ordre d'informer: les aguichants mamelons de la déraison massive

Quel message officiel le Ministre de l’Intérieur en charge de la sécurité nationale allait-il nous transmettre à propos de l’attentat qu'il disait avoir déjoué? Nul suspect ne fut montré ni nommé, nulle tactique dévoilée. Je ne me sentais pas concerné, aussi ai-je redoublé d’attention. Le ministre, d'une voix sibylline, dit: "Je dois mesurer mon vocabulaire, il doit être précis et compris: la menace terroriste sur notre Nation est élevée et permanente." Il me revenait en mémoire la réflexion qu'un philosophe* tint à des élèves dont je fus: "...une information, c’est un ensemble de mots d’ordre. Quand on vous informe, on vous dit ce que vous êtes sensés devoir croire. En d’autres termes: informer c’est faire circuler un mot d’ordre. Les déclarations de police sont dites, à juste titre, des communiqués; on nous communique de l’information, c’est à dire, on nous dit ce que nous sommes censés être en état ou devoir croire, ce que nous sommes tenus de croire. Ou même pas de croire, mais de faire comme si l’on croyait, on ne nous demande pas de croire, on nous demande de nous comporter comme si nous le croyions..." Alors je me suis posé cette question: si l’allocution du ministre était bel et bien un mot d’ordre, quel était-il ? La réponse me fit froid dans le dos, le mot d'ordre est: vous devez avoir peur... Oui, vous devez avoir peur, et nous avons assez d’informations probantes pour vous certifier que vous devez avoir peur. Qu’on en juge, le ministre ajouta: "Les spécialistes ont communiqué un certain nombre de renseignements précis et matériels, tout au long des différentes perquisitions, qui nous amènent à considérer que ce qui s’est passé ou aurait pu se passer était une grande menace". Si c'est pas de la preuve ça!
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Et, dès lors, l'on entendit des cris et des plaintes et les dents claquer et les yeux s'exorbiter tout seul comme des mongolfieres sous pression. Les flammes cuisaient leurs cervelles propres et tout ce qui était sale fut considéré comme mauvais et ce qui était mauvais fut dit sale et l'Autre et l'Ailleurs furent fichés, menottés, garrottés, battus, renvoyés, parce qu'ils étaient sales.

Ceux qui avaient de la mémoire ne firent encore que désespérer. Ceux qui avaient du courage tintèrent de quelques éclats avant de se voir humiliés, insultés, puis torturés et pendus. Le troupeau, balourd, confit d'ignorances et de candeurs, impuissant, en rangs de crainte stériles et maladroits, prostré aux pieds du berger, comme toujours, suivit ses pas jusques aux portes des abattoirs.
 

(* note:Gilles Deleuze à la Femis à Paris)

 txt: pierre duys

 La preuve par l'exemple :
 

 video découverte grace à Yannick Bourg sur le site Strictement-confidentiel

02.10.2007

Les douze Etoiles Noires de la vierge à deux branches

Tu t'attendais à quoi, mon pti Varon, à voir des sabrolasers me sortir des oreilles? Je suis humanoïdeux, comme toi. Mais, je sais le secret. Car je polis en douce, depuis des lustres, la pierre de jouvence et la matière molle. Je vois et j'ai vu. Je verrai les Pistaches obscurcir la Violette et le Lingam vitrifier l'Anneau. Je vois, par delà les psycho-douves, nos cités volantes ronger des espaces-temps cubiques et clos. Je vois des ondes fractales, l'alpha, l'omega, le têta, et la fauconite. Je vois le Fil et d'où il pend et prend sa source. Je vois l'Astraté et je pressens les fantômes, circonspects, hissés fesses à fesses avec les Vérités Fluviales de la déesse Rope. Je les vois engueuler les vivants de leur obséquieuses impuissances. Je vois les Oedipe nains défaillir. Je les vois, les orphelins, cuiller en main, se creuser les orbites à la Lumière Anorexique de l'Orifice Ludique. Je vois le sacrifice et l'orgueil de la plainte. Je les vois, les Bidules, sautillant à pieds joints et nus sur leurs volontés barbelées. Je les vois minés d'illusions. Je les vois jouir de leur propre douleur. Je les vois s'en défendre et jouer les agneaux. Je vois tout le bestiaire infâme de la trouille qui les enchaîne aux Hypothèses. Je les vois matérialisant leurs fantasmes et je vois qu'ils s'oublient, au point de s'analyser la détresse de fond en comble, comme s'ils ne voulaient pas voir d'où ils tremblent. Je vois ce vacarme et ce goût de la servitude. Je vois qu'à force de se dire esclaves, ils le deviennent; ils adorent ce dieu là. Ils adorent avant tout le geignement, la lamentation, la criaillerie, le hurlement, car cela leur donne des ailes toutes petites et de couleurs vives et à partir de rien que cela, ils s'exorcisent et se hiérarchisent. Surtout les Acariens. Surtout d'éradiquer les pucerons. Ils a-dorent. Arracher les pattes des fourmis. Surtout ce sentiment vain de la puissance. Surtout cette sensation de l'échelle. De la classe. De leur place. Depuis l'enfance. On leur a dit assieds-toi là. Et ils s'asseoient. Et tueraient pour garder leur place désignée. Mais je vois surtout les êtres qui nous peuplent et ceux que l'on peuple. Je vois qu'il ne faut pas se fier. A l'instar du vers de terre pour qui l'humanité n'existe pas, je sais les êtres qui pour nous ne sont ni d'imagination, ni à portée de rien. J'ai rencontré les Grands Anciens, ils vivent en nous et partout ailleurs. Je profite de ces derniers instants de lucidité. Je pressens le fond. Mais, non, désolé, je n'ai pas de sabrolasers qui me sortent des trompes auricules.

C'est marrant, non ? Que les Autochtones ne veuillent ni s'intégrer ni fusionner dans la Grande Fédération alors même qu'ils exigent des Immigrants qu'ils s'intègrent, eux, corps et âmes, langues et viscères, parfaitement, à leur mode de vie.
 
Si les Individus élisent des Princes qui ne travaillent qu'à minimiser toujours davantage le pouvoir des Individus ainsi qu'à renforcer leurs propres privilèges, et si les Individus désirent admettre que cela ne mènera jamais nulle part sinon en Stagno-Régression, que n'exigent-ils pas l'élection de ceux qui occupent les vraies postes de pouvoir?
 
Tu veux dire: Que ne les prennent-ils pas pour eux-mêmes? Les places sont là, les armes aussi, les étagères des Hyper-Magasins sont pleines, qu'attendent-ils? Craignent-ils deux vigiles? Ou préfèrent-ils les redouter? Ne voient-ils pas que le pouvoir qui les opresse ne tient que sur le consentement de leur propre servitude? Ne voient-ils pas que le joug est en eux?

Non, mon pti Varon, ils l'entendent parfaitement bien. Mais ils préfèrent leurs Singes-Souverains à leur liberté. Cela les rassurent de susurrer leurs misères. Ils préfèrent geindre qu'agir librement. Ils admirent plus le vent que la tempête. Parce qu'ils désirent la servitude. Parce que leur mère...

Qu'est-ce qu'une Fédération puissante dont les individus ne désirent ni le rapport de force ni devenir "cette grande puissance" ni plus jamais çà: se battre ou ratatiner l'espèce? Qu'est-ce qu'une Nation qui ne désire plus en être ni vaincre ni faire la guerre? Perdront-ils leur instinct de prédation? Se trouveront-ils engloutis sous les assauts massifs des autres Fédérations, celles qui n'ont pas connu l'Extermination, celles qui se vivent Revanche, Dépassement, Surmoi? Ô toi, maître, dis-moi que j...

Non, mon pti Varon.
 
 
 
 
 
 
 
txt: pierre duys