26.01.2008
CaRaVaNe ReSisTaNcE Non viOleNcE RrOm
13:15 Publié dans Vadrouille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, gitan, résistance, liberté
08.09.2006
Militaires, terroristes et nazis ?
Une vague de perquisitions dans le monde de l'ultra-droite flamande et bruxelloise met à mal les milieux militaires. Bombe artisanale, armes, propagande et racisme au menu. Dix-sept suspects ont été interpellés. La cible: le BBET (Bloed-Bodem-Eer-Trouw, ce qu'on traduirait en français par "sang et sol, honneur et fidélité", avec la référence à la devise des "SS" nazies). Il s'agit d'une scission de l'organisation néo-nazie de skinheads "Blood and Honour", dirigée par B.T., un militaire. Idéologue, recruteur et entraîneur physique de ses « troupes de choc », il avait trouvé plusieurs oreilles attentives dans les rangs de l'armée. Cent cinquante agents de la police fédérale (des SJA d'Anvers, de Hasselt et d'Audenarde ainsi que de plusieurs corps de police locale) sont intervenus sous la houlette des enquêteurs du SJA de Termonde, du parquet de la même ville et du parquet fédéral. Cinq casernes (Bruxelles, Bourg-Léopold, Kleine Brogel, Peer et Zedelgem) et dix-huit domiciles privés ont été perquisitionnés, tous en territoire flamand. 17 personnes, dont B.T. qui fait figure de principal suspect, ont été interpellées. Seront-elles inculpées et arrêtées pour des faits liés à la détention ou au trafic d'armes, au racisme et à la xénophobie, au négationnisme et au terrorisme? Les racines de l'opération remontent à l'année 2004. A la suite de diverses actions de "Blood and Honour", la justice avait indiqué qu'elle s'intéresserait à ces néo-nazis. Depuis lors, le SGRS (renseignement militaire) et la police fédérale menaient l'enquête pour le ministère public. Ils s'étaient donc penchés sur ces personnes - principalement des militaires - se montrant, comme l'a indiqué lui-même le parquet fédéral, jeudi, ouvertement racistes, antisémites et négationnistes en ne refusant pas l'étiquette du néo-nazisme. C'est ainsi qu'il fut découvert que B.T. et ses affidés nourrissaient le dessein de commettre des attentats ayant pour objectif de déstabiliser les structures de base de l'Etat. "Il existait même un modèle de lettre de revendication", a précisé la porte-parole du parquet fédéral, Lieve Pellens. B.T., du régiment "Libération 5 éme de ligne" (caserne Piron, à Bourg-Léopold), a fondé en 2004 sa propre organisation clandestine en recrutant à l'intérieur des casernes. Il organisait des exercices paramilitaires ou des "week-ends de survie", ainsi que des séances de shooting, certains se déroulaient dans des domaines militaires à l'insu de la hiérarchie. Le BBET, dans la ligne de "Blood and Honour", développait comme lui des contacts à l'étranger. L'enquête en a mis en lumière aux Pays-Bas, avec le groupuscule extrémiste "Nationale Alliantie". Si la justice ne peut tout dire pour ne pas défavoriser l'enquête, le parquet fédéral précise que des éléments montrent les intentions criminelles du BBET, qui pensait mettre ses idées terroristes en pratique. "A titre d'exemple, on peut se référer au commerce d'armes, intensif mais très secret, qu'il exerçait avec ses complices. Il était même question d'explosifs et d'armes de guerre très sophistiquées. Jusqu'à présent, l'enquête n'a pas encore prouvé que ces armes auraient été dérobées à l'armée", disait encore Mme Pellens. Les perquisitions (menées en coopération avec le régiment et les services de la sécurité militaire) ont d'ailleurs permis de mettre la main sur des explosifs et des armes d'alarme, de chasse, de sport, de défense et de guerre, sur des détonateurs de mines terrestres et une grande quantité de munitions, des gilets pare-balles et masques à gaz, sur des drapeaux, du matériel de propagande, des symboles et de la littérature néo-nazis, du haschisch et des anabolisants ainsi, enfin, que sur des ordinateurs. "Dans une maison privée, on a même trouvé une bombe artisanale avec son détonateur, dans un sac à dos", a dit Mme Pellens. Bombe assez forte pour faire exploser une voiture. Même si aucun indice ne désignait un attentat spécifique, voilà qui a de quoi inquiéter. Que cherchaient-ils vraiment? Avaient-ils les moyens de déstabiliser la Belgique, à coups d'actes terroristes? En tout cas d'essayer... Il semble qu'aucune « cible » n'était encore déterminée mais que le passage à l'acte faisait partie des plans du groupuscule. Il était peut-être moins une.
12:15 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : politique, extrême droite, résistance, démocratie, technologie
07.09.2006
Techno Totalitarisme
À la différence des partis démocrates: a) Le fascisme est totalitaire : la vie de l’être humain doit être soumise à la Nation et à l’État b) Le fascisme rejette les acquis de l’humanisme, les Droits de l'Homme, l’égalité de tous les êtres (humains) en dignité et en droit, la liberté de penser, de s’exprimer, de communiquer, la séparation et le contrôle démocratique des pouvoirs. Il récuse la raison: il faut croire, obéir, et combattre. Le fascisme fait appel à des forces et des sentiments irrationnels comme la peur, la pureté du sang, la pourriture, et le "Mal"... c) Le fascisme exalte la violence pour elle-même, contre les «ennemis», les «traîtres», les «sous-hommes», particulièrement dans sa variante intégriste (Général Franco, Talibans,...) et raciste (nazisme, Afrique du Sud: Apartheid, islamisme). Il débouche sur la guerre, vue comme une croisade. Le fascisme est à la démocratie ce que la guerre est à la paix. Le fascisme + la guerre conduisent logiquement au génocide. d) Dans sa variante nazie, l'état a une fonction raciste (le fascisme italien se rallia à la doctrine raciste à partir de 1938). Le IIIème Reich hitlérien persécuta et extermina ceux qu'il considérait comme des "sous-hommes". Le terme nazi conviendrait peut-être mieux aux extrémistes racistes. Etre anti-fasciste veut simplement dire: être POUR la démocratie, le dialogue, les libertés des êtres humains et garder la raison, la "libre pensée". Hier, Monsieur Rumsfeld déclarait que "les vieilles idées des Droits de l'Homme" avaient été énoncées en des temps révolus, dans des contextes révolus et qu'il s'agissait de se donner des outils nouveaux dans un monde nouveau. C'est exactement cela, le fascisme. La négation du continuum historique, une façon péremptoire de déclarer neuves de vieilles idéologies, en se basant, pour l'affrimer, sur la peur (ici, celle du terroriste et du soi-disant "choc de civilisations"). C'est la tactique des libéraux. Des assertions primaires, des "évidences" pas si évidentes, que l'on assène haut et fort, sachant très bien que seule une minorité vérifiera les informations. La forme plus que le sens. On table sur la conversion plus que sur le discours de la raison, plus que sur le dialogue, or l'on sait que la démocratie, c'est le dialogue. L'extrême gauche utilise les mêmes ficelles. Il est étonnant de voir le peu de lucidité qu'il nous reste, on suivrait comme des bêtes jusqu'à l'abbatoir. Eh bien non! Il y a encore des élections. Peut-être pas pour longtemps. On pourrait les annuler, prétextant que les circonstances particulières demandent un pouvoir installé dans la durée, un pouvoir plus fort pour combattre les "extrémistes". Nous serions alors en dictature. Les Romains passaient régulièrement de républiques en dictatures, selon les circonstances, justement. Si seulement tout le monde votait. Si seulement le vote était obligatoire. Je plaide, en Europe, pour un vote obligatoire. Rumsfeld, libéral conservateur (il faudra que l'on discute un jour du sens précis de ces termes, car le fascisme se base sur une transformation, une aggrégation du vocabulaire à l'avantage de son idéologie) défend un système qui permet à l'état de "lire le courrier des citoyens", de créer, de croiser et de difuser des fichiers très précis de données personnelles, pour "des raisons de sécurité", évidemment. l'Histoire, donc, n'imprègne pas les hommes. Etonnamment, peu de gens, aux Etats-unis et, plus généralement, en Occident, non seulement s'insurgent contre ces pratiques autoritaires, mais surtout les combattent.
16:45 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : politique, extrême droite, résistance, démocratie, technologie
05.09.2006
Atelier VIII
Remarque préliminaire: Au fil de la conception, je publie en partie certains textes qui seront ou pas dans le bouquin... note après parution: La plupart de ce que vous lirez ici n' a PAS ETE RETENU, je l'ai coupé sans concession, le but étant d'arriver à l'épure, à dire au plus juste et beaucoup de ce qui se retrouve ici valaient surtout pour considérations et ratiocinations vagues et futiles... Bref, ici, l'on se trouve, un peu, dans l'atelier du livre. Il y a trois ans, Berlusconi et ses équipes dépêchèrent sous plis plastifiés, lettre personnalisée adjointe, à chaque Italien, leur propagande sous la forme d'un magazine. Cent quarante-deux pages couleurs, excusé du peu, pages classiques, de bon goût : vert, blanc, rouge, Forza Italia. En couverture : Silvio’s Mosaïque. Silvio serre la pince d’un pape, Silvio tenaille Mitterrand, Silvio gaufre les pompes (à pétrole) de George père, Silvio trousse Bill, fans de chevaux : Ronald et Silvio. Ces filles sous les tonnelles, Silvio dans son fief. Le souriant Silvio dépenaille ses ratiges, orgueilleuses petites choses. Il se paie un trouvère ivre de componction, un artiste à lui pour le louer qui ne joue, guitare en gondole, que des cantiques à Silvio, pour Silvio, par Silvio, de Silvio. Silvio papier glacé, Silvio écran télé, Silvio immobilier, Silvio calcio. Rubrique : Silvio embrase l’Italie de ses téléputes. Titre : somptueuses propriétés. Godelureaux goguenards. Des pages et des pages, style presse hebdo politique branchouille pour coiffeuses (c’est une image). La vision Silviotistique de l’Italie, son « Grand Projet pour l’Italie » : la Cità Nueva. Lyrisme conceptualiste pailleté couleur braquemart, lignes pathologiques, urbanisation au micron, bonheur fantasme préprogrammé, pommeaux de douche en laiton, accessibilité, compétence, récompense. Fable : la carotte et le maton. Clichés : femmes nouvelles, blondes. Peu de phrases construites, des mots entrecoupés de points d’exclamations. Survêtements sport : runners au bord d’un étang parfaitement rond, graphisme assisté par ordinateur. Des ailes de canards tronqués attachés aux surfaces des étangs, culs serrés. Trois enfants nouveaux sur une place limite sourient à un ballon. Time sharing. Ce sont, selon Silvio et sa clique, les aspirations d’un peuple. On envie ces hommes nouveaux attablés, chemises blanches, pupilles dilatées, écrans argentés, bouffant le monde. Vitres bleues blindées, terre de Sienne murale, tuiles terra cotta, décors impersonnels, toits blancs, bagnoles sombres, cela sent la lessive et on trouve cela bon. Ensembles pavillonnaires, bassins, plantes vertes, caméras, surveillances, badges, puces, cartes, antennes, agrès pour sportifs, muscles, pompes, avions, ciels pimpants, hélicoptères, blés dorés des plaines de l’Antique Nation (qu’on va bouffer), cols enneigés. Fausseté des esquisses, fausseté des projets, faux architectes, faux environnements. C’est tellement évident. Glouton, childish, sécurisé, grise mine, désagréable. Les loisirs : galeries commerciales. Les vieux : centres de repos. Les jeunes : garderies. Chacun sa place. Marques, fers. Je ne veux voir qu’une seule face de con, bordel ! Un texte adipeux assène le Bonheur, la Croissance, la Productivité, la Sécurité, l’Immigration. Kaai Goe ! Génial ! Appartements full option, garages autoprotected, Very Important People, pelouses sans plis, sueurs émaciées des engrais de cadavres, Soylent Green, tous ces cons lessivés, vocabulaire retroussé, truandé. Le temps qu’ils se retourne, ah ! le Peuple ! la brèche sera suffisante pour violer le pays à grande échelle. Les indiens et les cow-boys c’est fini, il n’y a plus que des cow-boys. Mâchoires de garde carrées, inquiétantes mais disponibles. Chiens qui ne pissent pas où il ne doivent pas et qui mordent opportunément. Sourieurs de synthèse. Gratins de cloches abjectes. Ubu chef du Conseil. Voilà. Ce populisme pompier mettra les fascistes de la Ligue du Nord au pouvoir. Voilà ce que cela donne : à milles lieues des problématiques réelles, tout pour un seul clan, ni ligne politique, ni éthique sociale, rembourrer les comptes en Suisse. Et de grands discours sur l’immigration, la guerre nécessaire, contre les méchants drogués, plus une petite louche anti-communiste pour la forme, on ratisse à fond. Même discours au v.b. sans le faste du fric en première ligne. Vérone, une librairie dont la façade fut repeinte de croix gammées grandeur plus que nature, la tenancière m’explique : « si je dépose une plainte ou si j’efface, je risque le feu, bris de vitrine, résultat de la violence de groupes armés sillonnant la nuit à la recherche d’occupation. » Des signes extrêmement droits sont tagués sur les murailles d’enceinte de la ville, des castels, des demeures, des théâtres, c’est l’Italie boutiquière. Le forum muet, l’agora ligueur. Des amis italiens prévoyaient leur départ au Brésil si Berlusconi passait. Mais on se disait c’est trop gros. Nous étions naïfs. L’Homme Nouveau, blanc, cela a de la gueule ! La Cité Nouvelle aussi. Propre. Structurée. Sécurisée. Nouvel élan, nouvelle progéniture. Rentabilité. Illusions. Mafias. On se disait : les gens le savent bien, ils ne sont pas si crétins, ils se rappellent. Je disais naïfs. La majorité a voté. Elle admire le Cavalier. Mes amis sont au Brésil. La Cità Nueva, on le voit bien maintenant, Silvio s’en est pincé. Des affaires à régler, sans doute.
13:30 Publié dans Dauphins ivres - extraits | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : poésie politique, poésie, politique, extrême droite, résistance
03.09.2006
Un geste qui ne nous coûte rien
Depuis quelques jours le FN (Front National) fait campagne. Nous devrions tous recevoir, dans nos boîtes aux lettres, boîtes postales, un questionnaire à remplir et à renvoyer dans une enveloppe T. ATTENDEZ AVANT DE TOUT JETER: La particularité de l'enveloppe T, si vous la renvoyez, c'est qu'elle est payée par le destinataire, donc par le FN. Comme les règles de financement des campagnes électorales sont assez strictes, les fonds qui seront dépensés pour ce routage ne pourront être utilisés pour d'autres tracts ou affiches. Alors, jetons le questionnaire, mais renvoyons tous notre enveloppe T au Front National en la garnissant à notre goût... Info à diffuser largement.
00:20 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : poésie politique, poésie, politique, extrême droite, front national, résistance
10.08.2006
Désapprendre à renoncer
"La jeunesse se forge autour d’idéaux, de justice, de générosité, de partage, d’aventure, de protection de notre planète. Tout se passe comme si notre société et notre système éducatif s’efforçaient de nous faire abandonner ces idéaux au profit d’un principe de réalité, qui est en fait un principe de fatalité. Notre engagement, dans le milieu associatif, dans les associations non gouvernementales, dans l’économie solidaire, dans le développement est là pour vous dire: ne vous laissez pas impressionner par tous ceux qui veulent vous détourner de vos idéaux à coup de «ce n’est pas possible», «ce n’est pas réaliste» ou «de toute façon, c’est comme cela». Le vrai principe de réalité n’est pas de tourner le dos aux difficultés de ce monde mais de les affronter, d’agir selon sa conscience, de prendre les risques qui valent la peine d’être vécus. Désapprenez à renoncer." Martin Hirsch, entre autres président de Emmaüs France. (glané sur Résistances, aujourd'hui comme hier)
21:25 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, mémoire, résistance, engagement
02.08.2006
Continuité
Entre parenthèses, c'est pas moi qui le dis... Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944. Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte. Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succèderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais : • Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. • Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales. • Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands- parents, les éducateurs, les autorités publiques à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944. Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c'est résister. Résister, c'est créer. » Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey. -glané sur alternatives images- Militons pour une journée mondiale, une année internationale, de la résistance.
12:15 Publié dans Symptôme | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : poésie politique, politique, résistance, culture, médias




